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Dimanche, 13 mai, 2012 - (134/2012) - Quelle Garce! J’aurai voulu pouvoir dormir aussitôt rentrée, mais d’avoir revu Pascal me torturait. J’avais envie de le voir encore, d’être à ses côtés, d’être tout simplement avec lui. Thomas avait dit qu’il était grinche ces temps, pourtant, quant je l’ai vu, il n’avait pas l’air malheureux, bien au contraire.
J’ai quand même hésité à lui répondre, mais j’ai ouvert, parce que de toute façon, il m’avait vu regarder dans l’œil de bœuf ! Afff, j’avoue que de l’avoir en face, j’avais juste envie de me jeter dans ses bras, de lui faire l’amour et rien d’autre. Mais ce ne sont pas des choses qui se font, alors j’ai caché ce que je ressentais sous un air fâché, et je l’ai laissé me tirer les vers du nez. Je ne voulais pas parler, j’avais déjà tout discuté dans ma tête, mais il ne semblait pas vouloir avouer qu’il savait pourquoi j’étais en rogne contre lui. J’ai été obligée de lui dire que ça n’avait rien à voir avec l’attitude de sa femme envers moi, ni parce qu’il était rentré avec elle, mais un peu avec le fait qu’il n’ait pas pu se libérer le vendredi soir, parce que d’après ce qu’il m’avait dit, il n’osait pas la laisser seule, pour ensuite le lendemain, courir chez Caroline et passer la nuit là-bas. Donc, il pouvait se libérer quant il le voulait mais apparemment pas pour moi.
C’était très bizarre, Pascal avait l’air tout à fait sincère. S’il ne l’était pas, alors j’étais bluffée, il était très fort. J’avais beau scruter son regard, il ne se détournait pas, il me regardait avec l’air complètement paumé. Ce soir-là, Pascal n’avait pas reçu mes messages. J’ai fini par lui dire que je lui avais envoyé quelques messages en quittant la salle où se déroulait la fête pour ma sœur, et Jess m’a appelé pour me dire qu’il ne rentrerait pas, qu’il passait la soirée et la nuit chez Caro, alors je devais arrêter avec mes messages, il n’avait pas pris son natel avec lui. Pascal était bouche bée, il ne le savait pas. Jess ne lui avait pas parlé de son appel, et encore plus surprenant, c’est qu’il était à la maison, alors il n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu m’appeler sans qu’il s’en aperçoive. Jess avait dû effacer mes sms, parce qu’il n’avait vu aucun de mes messages. Il ne comprenait pas comment cela avait pu arriver. Ils avaient passé la soirée tranquillement à la maison. Petite garce, peste immonde, et moi, stupide cloche, j’avais marché à fond. Elle m’avait dit tout ça pour que j’arrête de lui envoyer des messages, pour que je ne l’appelle pas, pour qu’il reste à la maison avec elle. Garce. Si c’était vers 2h du matin, Pascal a dit qu’ils se préparaient à se coucher, il devait être sous la douche ou un truc du genre, sinon il aurait remarqué quelque chose. Mince, est-ce que je lui avais fait la tête sans raison? Ce serait vraiment horrible, je me sentais super stupide. Non, je ne devais pas le laisser m’embrouiller aussi facilement, impossible que Jess ait pu faire un truc aussi barge. Mais, en même temps, si je me souviens du coup de la vidéo… Elle en était totalement capable…
Je n’en avais pas envie... Ça pouvait bien attendre demain… Eventuellement… On avait passé des heures à parler, c’était presque 8h du matin… Puisque je m’étais complètement trompée, puisqu’il était là, je n’avais qu’une envie, c’est d’être bercée dans ses bras. Je voulais ses bras, ses bisous, sentir la chaleur de sa peau, c’était la seule chose dont j’avais envie, et rien d’autre. Gênée, me sentait légèrement coupable, je me suis levée pour aller me lover dans ses bras. Pascal n’a rien dit, il a compris que je ne voulais plus en parler, il savait aussi que je me sentais mal de lui avoir fait la tête sans raison. J’aurai peut-être dû penser que je l’avais fait souffrir sans raison et qu’il en avait surement gros sur la patate, mais il n’a rien laissé paraître. Je l’ai embrassé et la tristesse qui voilait son regard a disparu aussitôt. Mince, qu’est-ce que je l’aime lui! Aïe, j’ai encore mal partout, Pascal était en manque, ça faisait presque une semaine qu’on ne s’était pas touché. C’était midi quant il m’a laissé dormir. Il avait proposé de me préparer le petit déjeuner, mais j’étais cassée, je n’avais pas faim. Au chaud dans ses bras sécurisant, j’étais si heureuse de le savoir là, d’avoir ma joue posée sur son torse, de sentir ses doigts me caresser le visage, jouer avec mes cheveux, il était là, tout allait bien, mon cœur allait bien. En sécurité, rassurée, amoureuse à mort, je me suis endormie comme un bébé, le cœur en paix.
Jeudi 17 Mai 2012Poster un commentaire
Arfff, après que Thomas ait insisté lourdement, j'ai accepté de faire un petit passage vers lui. J'avais le coeur dans les baskets, je savais que Pascal serait là, et je n'étais pas encore préparée à le croiser. J'ai décidé de faire comme de rien, de dire bonjour à Pascal et de m'éclipser au plus vite. D'avance, je savais que ça allait être galère! J'ai tenté de faire en sorte que Thomas accepte qu'on aille prendre un verre dans l'après-midi pour éviter d'avoir à sortir ce soir... enfin... surtout avoir à croiser Pascal. Jeeez, c'est fou, mais je suis encore toute retournée et carrément en colère quant je pense qu'il avait réussi à trouver le moyen de laisser sa femme pour aller voir Caro quant il avait même pas pu le faire pour moi le soir d'avant. Pfff, ouais, j'suis encore vénère! Mais hors de question que je me montre jalouse... J’avais lu le message que Pascal m’a envoyé après avoir reçu mon sms tôt ce matin, et j’avoue que j’en avais gros sur la patate. C’est drôle, mais il avait l’air sincère, au point où je me suis demandée si ma réaction n’était pas un peu exagérée; "Tu ne veux pas me voir c’est ça? Pourquoi? STP explique-moi d’accord? Est-ce que c’est parce que je suis rentré l’autre soir quant Jess t’a sauté à la gorge? Tu aurais voulu que je reste? Ou parce que le lendemain soir on n’a pas pu se voir? Je t’en prie explique-moi, parce que là franchement, je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qui se passe! Quelqu’un t’as raconté des trucs et tu ne veux pas m’en parler? En tous cas, quoi qu’on t’ai raconté, c’est faux. STP Babe, rappelle moi, parle-moi, ne me laisse pas comme ça…" Je suis arrivée au bar vers 1h du matin après que Thomas m’ait relancé pour être sûr que je venais. Aoutch, même avant d’entrer, j’avais repéré Pascal. Près du bar du fond, entouré de ses potes, il discutait, assis sur le bord d’une des tables. Jess, habillée d’une robe super flashy, dans les tons ocre arborait un décolleté plongeant devant et derrière. Impossible de la rater. Ses longs cheveux noirs étaient ramenés sur le devant de son épaule. Elle était de profil et absolument magnifique. Pas besoin d’être un expert pour remarquer qu’elle surveillait Pascal de près ce soir. J’ai été directement vers Thomas, en saluant ceux que je connaissais à mesure. Je suis restée un petit moment vers Thomas à discuter, rhhh, j’aurai préféré ne pas avoir à aller dire bonjour à Pascal. Pascal m’avait vu arriver et nos regards se sont croisés l’espace d’une ½ secondes, j’ai détourné le regard. Mince, son expression disant ; "Ha, te voilà enfin", et j’avais juste envie d’aller vers lui. Catastrophe, mon cœur sautait dans tous les sens dans ma poitrine, c’était un gros effort de continuer à sourire et surtout de lui tourner le dos. C’était vraiment dur. Puis, j’ai résolu d’aller lui dire bonjour. Entre temps, Jess s’était rapprochée et lui avait passé le bras autour des épaules. Mince, si j’avais pu, je serais repartie en courant. Je me demandais si elle allait encore faire un truc barge, j’avais un peu peur de sa réaction, mais je n’allais pas me risquer à lui faire la bise à elle, elle me repousserait surement. Pascal s’est levé quant je suis arrivée à sa hauteur pour se tourner vers moi, donc du coup, Jess se retrouvait derrière lui, et Pascal était entre nous. Elle avait été obligée de le lâcher. Jess n’a rien pu faire, Pascal lui barrait le passage. Il m’a demandé si j’allais bien, et ce que je buvais. Pour couper court à la gêne que j’éprouvais, j’ai dit que Thomas m’avait déjà commandé quelque chose, donc je retournais là-bas. J’ai aussitôt fait marche arrière pour retourner m’asseoir vers Thomas, qui se trouvait à 2 pas. Je me suis dépêchée d’avaler mon verre pour prendre la fuite. Je ne pouvais pas rester, c’était trop dur de ne pas regarder en direction de Pascal, et chaque fois qu’il parlait avec une fille, mon cœur faisait une chute libre dans mes pompes. Caro était là elle aussi, et elle est venue me faire la bise. J’étais tellement stressée que je ne l’avais même pas vue. Faut dire aussi qu’elle était de l’autre côté, après Jess, donc voilà, même si j’avais voulu, je n’aurai pas pris le risque de passer devant Jess pour aller lui faire la bise. J’ai fait croire à Thomas que j’allais au Baroque, et j’ai fichu le camp comme si j’avais tous les diables de l’enfer à mes trousses. Pascal m’avait vu filer et il m’a rattrapée dehors. On était en pleine vue, ce qui me permettait de surveiller les faits et gestes de sa femme. Si d’aventure elle s’aventurait dehors, je prenais mes jambes à mon cou et point final. Je n’avais pas envie de me disputer avec elle devant tout ce monde.
Pascal m’a demandé de ne pas partir, pas comme ça, ça ferait penser que j’avais peur de sa femme ou qu’à cause de ce qui s’était passé je prenais la fuite. Ça ne ferait qu’encourager Jess à recommencer, elle aurait l’impression de me faire peur. Pascal avait sans doute raison, mais je lui ai dit que ça n’avait rien à voir avec ce que Jess avait fait. Il ne comprenait rien, il voulait que je lui explique ou lui donne au moins un indice, que ce n’était pas normal qu’on ne puisse pas arriver à se parler et régler les malentendus. Par moment, Pascal pouvait se montrer assez tétu, il était aussi assez sensible, et là, il s’est senti rejeté, alors il m’a laissé partir. Piouhhh, je suis rentrée ventre à terre pour pleurer derrière mes portes closes. Ça m’avait fait mal de le repousser, d’avoir été si froide quant on discutait dehors. Je n’étais plus aussi joyeuse et souriante comme quant j’ai été le saluer. Me rappeler l’expression de son visage quant je l’avais pratiquement envoyé promener me faisait mal. J’avais beau le vouloir, je n’étais pas encore prête à renoncer à lui, je l’aimais toujours. Et je me détestais de le faire souffrir… même s’il m’en avait fait autant. Thomas a essayé de m’appeler, il voulait me parler, savoir ce qu’il y avait eu, ce qui se passait… mais je n’ai pas répondu.
Mercredi 16 Mai 2012Poster un commentaire
Vendredi, 11 mai, 2012 - (132/2012) - Encore une scouateuse Oui, je sais que parfois, je suis une super peste, je n’ai rien à envier à Jess ou même Caroline. Tout en est-il que Pascal n’a pas arrêté d’essayer de me joindre au téléphone, mais j’ai zappé tous ses appels. Et ses messages? Ben, je les effaçais sans les lire. Inutile de fondre comme une mauviette pour quelques mots jeter à la va-vite dans un texto. Si Pascal me manquait? Je ne sais pas, mais je ne pense pas. Je crois que ma colère me tenait chaud et m’empêchait de sombrer dans les dédales du chagrin, donc, tout allait bien.
De plus, grosse déveine, Béa m’a appelé pour me supplier de la laisser venir scouater Ca encore quelques temps chez moi, et ne sachant plus quoi inventer comme excuses, et franchement, je n’avais pas le cœur de la laisser dans la rue. Me voilà une fois de plus avec une personne indésirable dans les pattes, mon terrier violé encore. Pfffiouh, j’espère que je tiendrais le coup! Franchement, ça me faisait hyper chier, mais j’ai pas pu refuser. Quant est-ce que tout le monde comprendra que si j’ai un 3 pièces, c’est pour moi et mes affaires de peinture et pas pour les scouateurs! D’un côté, ça refroidirait Pascal direct. Enfin, j’espère… Bon, j’avais l’intention de traîner dehors jusque vers les 1h du matin pour être sûr que si Pascal passait chez moi, ben il en aurait eu marre d’attendre, mais je n’ai pas tenu plus d’1h au bistrot. On ne peut pas fumer, et je me faisais chier de ne pas être tranquillement installée sur mon canapé avec mes cafés, coca, mes bouquins, la télé qui tourne pour les fantômes, mon vieux training troué avec par-dessus mon vieux pull en laine mité que je ne peux plus porter qu’à la maison et mes grosses chaussettes. Donc, après une excuse bidon, j’ai planté mes copines pour courir me jeter sur mon canapé avec l’espoir de pouvoir profiter un peu de ma tranquillité avant que Béa ne se ramène. Chance phénoménale, elle traînait à Morges. Elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle pensait être là vers 23h et si ça jouait pour moi. Elle m’avait déjà dit qu’elle serait là vers 18h. J’ai commencé à préparer une réponse pour dire qu’il n’y avait pas de problème, mais avant de l’envoyer, j’ai changé d’avis. Je lui ai finalement répondu que j’étais aussi de sortie, que je ne savais pas quant je rentrerais, avec dans l’idée de lui dire que j’étais là vers minuit, ou peut-être même 1h. Mais c’est elle qui m’a tendu la perche vers 22h30 en me disant qu’elle pensait dormir sur Morges, que ce serait plus pratique pour aller bosser le lendemain. Youpiiiiii, je pouvais me larver à fond la caisse et jusqu’à pas d’heure. Du coup, j’ai zappé la petite sieste que je m’étais programmée, et j’ai prolongé mon état végétatif jusqu’à 6h du matin. J’avais trop envie d’avoir un week-end entier tranquille, je cherchais comment me débrouiller pour que Béa ne vienne pas avant lundi. Avant de me coucher, j’ai effacé les messages de Pascal, par contre, j’ai eu la mauvaise idée de lire les 2 messages de Thomas, qui avait aussi essayé de me joindre, mais comme mon natel était sur silence, je n’avais rien entendu et heureusement. Thomas me demandait de le rappeler, que Pascal lui avait demandé de me demander de le rappeler. Niet. Je n’ai donc pas répondu, ni rappelé Thomas.
Non, je n’avais pas envie de le voir, ni de l’entendre, rien que d’y songer me mettait en colère! Pour lui transmettre un peu de ma rage, comme c’était 6h du matin, je lui ai envoyé un bref message ; « ha ! vu ton message, on s’appelle ok. ». Pas de bisous, ni quant, ni rien, c’était tout ce que je pouvais faire, fallait pas m’en demander plus. J’imagine qu’il allait se demander ce que je foutais jusqu’à 6h du matin et s’imaginerait pleins de choses. Tant mieux, ça lui fera les pieds. A Thomas j’ai mis aussi que j’avais vu son mot et que c’était un peu tard, mais j’avais vite envoyé un petit mot à Pascal. A lui, j’ai pu lui mettre des bisous. Tags associés : 132/, encore, scouateuse, marre
Mardi 15 Mai 20121 commentaire(s)
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