027/2012 - De mal en pire, quelle galère!
Vendredi 27 janvier 2012– (027/2012)
Hier j’avais rendez-vous chez l’avocat pour mon affaire contre mon ex beau-frère Roger, mais j’étais tellement crevée que j’ai dû annuler et on a reporté à lundi. Ça va être juste, lundi est le dernier délai pour nos commentaires.

Thomas m’a proposé de les rejoindre au chalet, j’aurai préféré que l’invitation vienne de Pascal! Glups, l’empêche, j’ai un peu la trouille de revoir Pascal, Thomas m’a dit qu’il avait été furieux d’apprendre que j’étais partie sans rien lui dire. Ça lui apprendra, lui aussi parle plus volontiers à Caro qu’à moi, il saura ce que je ressens.
C’est vrai, j’avais la trouille de revoir Pascal, mais impatiente aussi. Je me demande comment ça allait se passer!
Apparaître comme ça au chalet me gênait un peu, j’avais l’impression d’être partie depuis des siècles et de ne plus faire partie des habitués. J’espérais être dans les 1ères sur place, mais ma légendaire lenteur m’a fait arriver hyper tard. En plus, Tchoy était passé à la maison et il n’est parti qu’à 22h30, alors je suis arrivée vers minuit et ils étaient déjà sorti et étaient dans notre bar habituel. Thomas voulait m’attendre devant, mais il faisait froid et j’étais sûre de réussir à les repérer, ils se mettaient toujours dans le même coin.
J’ai tout de suite remarqué Pascal, puis Thomas bien sûr. Dès que mes yeux se sont posés sur Pascal, mon cœur que je croyais mort s’est mis à faire des cabrioles comme d’hab. Dire que je me croyais blaser. Il discutait avec 2 nanas que j’ai à peine regardé, Caro était dans le tas bien entendu, toujours scotchée à côté de lui. Je n’ai pas eu le temps de m’attarder, dès que Thomas m’a vue, et ensuite toute la clique, j’étais trop occupée à saluer, sourire et remercier pour les compliments sur mon bronzage. Clair, ça se voyait que j’avais été au soleil. En plus, j’avais changé de coiffure, comme j’avais éclairci mes cheveux quant je les avais coupé, je les ai laissé en bataille avec une mèche tressée sur le côté. Je savais que j’avais l’air en forme et que j’étais à croquer, le regard que m’a lancé Pascal, même Thomas, me l’a confirmé.
Apparemment, Thomas avait raconté que j’avais été à St-Domingue, tout le monde s’est empressé de m’entourer pour me demander comment s’était passé mon voyage, sauf Pascal. S’il attendait que je me déplace pour aller le saluer, alors il n’y était pas du tout, je n’en ferais rien. Déjà parce que j’avais une petite attaque de timidité et je savais qu’il m’en voulait. J’avais des palpitations et une crise de chaleur, ça me faisait souvent ça de le voir, puis j’étais un peu jalouse de le voir si bien entouré comme d’hab.
Je suis donc restée près de Thomas à rigoler et sourire de toutes mes dents… Je me donnais beaucoup de peine pour avoir l’air détendue et à l’aise.
Après plus de 20mn, j’ai senti la présence de Pascal avant même de sentir son bras passer autour de ma taille. Il était juste passé me saluer, il rentrait au chalet avec les nanas avec qui il discutait. Grrr. S’il avait été content de me voir, ça ne se voyait pas, et il serait resté juste pour être près de moi. Mais, je devais encore rêver! Mince, du coup j’avais envie de rentrer, mais je ne pouvais pas le montrer, j’aurai l’air d’une idiote. Puis, Pascal ne m’avait pas proposé de le suivre, ni montré aucun signe qui me permettait de savoir s’il aurait aimé que je le fasse.
J’ai dû faire le poing dans la poche, faire taire mon impatience, mais quant ils ont décidé d’aller en boîte, j’ai prétendu être crevée et je suis rentrée. Thomas, chevaleresque a voulu m’accompagner jusqu’au chalet, mais je préférais être seule. J’étais surprise de n’avoir pas vu Jess, mais peut-être qu’elle était restée au chalet?
Pascal était à la piscine avec les filles de tout à l’heure. Paul et Tony étaient là aussi. Je n’avais pas remarqué que Paul était rentré avec eux. Ils avaient l’air de bien s’amuser. Pascal discutait avec une des filles, Caro semblait chercher à s’interposer, mais les 2 autres ne semblaient pas lui accorder d’attention. Elle essayait de s’accrocher à lui, mais je l’ai vu sortir de la piscine avec l’autre fille et ils se sont dirigés tous les 2 à la sauna. Caro avait envie de les suivre, mais elle ne l’a pas fait, je ne sais pas ce que Pascal lui a dit en sortant de l’eau, parce que je l’ai vu se raccrocher à son cou et il a enlevé ses bras.
Pascal m’a vu les observer, mais il a détourné la tête pour reporter son attention à la fille qui lui parlait, et j’avoue que ça m’a retourné l’estomac. Paul et Tony étaient trop occupés à draguer pour remarquer quelqu’un qui les observe.
Caro est sortie de la piscine et se dirigeait vers moi, alors j’ai filé m’installer au salon. J’avais l’air con, je n’avais pas pris de bouquins, rien à boire, alors j’ai fait semblant de chercher parmi les magazines et livres qui trainaient sur la table basse près de la cheminée. Caro a certainement dû me voir, mais elle a préféré m’éviter. Je suis donc montée m’installer dans ma chambre habituelle qui était à côté de la sienne, mais je suis vite redescendue parce que je ne voulais pas manquer la sortie de Pascal. Je voulais espérer qu’il engage la conversation ou vienne vers moi.
Je me suis installée de manière à ce qu’il ne puisse pas me rater, mais quand ils sont sorti de la piscine, ils plaisantaient et rigolaient et sont montés presqu’aussitôt à l’étage. Glups, raté, et maintenant je fais quoi? J’aurai l’air bête de monter le chercher, il était évident qu’il m’évitait, qu’il ne voulait pas me parler. J’étais mal, javais le cœur lourd, ça m’a donné envi de pleurer, et je ne savais vraiment pas quoi faire pour nouer le contact, mais je ne pense pas que le suivre serait une bonne idée. Et comment engager la conversation, quoi dire?
J’ai décidé de traîner au salon en espérant qu’il finirait par redescendre et que je verrai enfin, seul à seul. Et s’il allait se coucher? Je risquais de passer la nuit à attendre pour rien? Drôle, mais ça m’a fait penser à Pascal de St-Domingue. Alors que j’étais sur le poing de baisser les bras, Pascal est descendu pour aller chercher quelque chose à boire pour l’autre miss et lui. Je ne sais pas s’il a fait semblant ou non de ne pas me voir, tout en est-il qu’il s’est dirigé directement à la cuisine sans passer par le start. Je l’ai donc suivi et j’ai lancé un « coucou » comme si de rien n’était. Hum, je ne sais pas si c’était avisé, c’était comme si ça ne me faisait rien de le voir biduler avec une autre fille, mais sur le moment, je n’ai pas trouvé autre chose.
Comme si j’étais une parfaite étrangère, il m’a saluée et demandé comment j’allais sans avoir l’air d’y accordé d’importance, tout en continuant à préparer 2 cocktails. Ça m’a presque flingué dans mon élan. Tout sourire, j’ai dis que ça allait bien et la discussion est restée en suspens. C’était mort, il fallait vite que je trouve quelque chose à dire. Puis, il a juste lancé un banal « cool » et s’apprêtait à quitter la cuisine. Je l’ai attrapé par le bras manquant de faire valser ce qu'il transportait.
Je lui ai demandé si c’était tout ce qu’il avait à me dire et il a paru étonné...
Mort. Il ne paraissait pas enclin à poursuivre la discussion et semblait pressé de remonter, alors je lui ai demandé si ça ne l’intéressait pas de savoir où j’étais, et Pascal a dit qu’il le savait, Thomas en avait parlé. Merde, il n’avait pas l’air, enfin, c’était comme si ça ne lui faisait rien de me voir!!! Il a répondu que j’étais une grande fille, j’avais le droit de faire ce que je voulais. A court d’idées et pour l’obliger à rester encore un peu, j’ai demandé où était sa femme. Il continuait à reculer en direction de la porte comme s’il était pressé. Il a balancé que Jess était à New York, qu’elle aussi était une grande fille.
Le cœur dans les grolles, je l’ai rattrapé dans les escaliers, et je lui ai demandé si c’était tout l’effet que ça lui faisait de me voir, alors il s’est arrêté pour me regarder. Enfin, il m’accordait un peu d’attention.
- Tu as pensé à informer Thomas de ce que tu faisais, pas moi… C’était… Ça m’a énervé sur le moment que tu n’ai pas jugé utile de me mettre au courant.
- Back at you, Caro sait toujours ce que tu fais, tu ne penses jamais à me tenir au courant non plus…
Après un petit moment de réflexion à m’observer comme si je parlais en chinois, il m’a dit qu’apparemment, on avait du mal à communiquer, faut croire qu’on n’arrivera jamais à se comprendre. Sans me laisser le temps de trouver quelque chose à répondre, il a disparu en haut des escaliers. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais je l’ai suivi. J’ai couru derrière lui et je suis entrée après lui dans la pièce où je l’ai vu disparaître…
En tous cas, nos retrouvailles ne se passaient pas tout à fait comme je l’aurai espéré!