041/2012 - St-Valentin en groupe à Verbier?
Vendredi, 10 février 2012 - (041/2012) - St-Valentin en groupe à Verbier
Un week-end entier avec l’homme de mes rêves, que demander de plus ? Légèrement fébrile et impatiente, j’ai passé la journée à me préparer pour le week-end. J’ai hésité à faire un cadeau en retour pour la St-Valentin, puis j’ai pris le parti de ne rien faire, parce qu’après tout, ce n’était pas la St-Valentin, c’était seulement un week-end en amoureux. Je n’avais aucune idée de ce que Pascal avait prévu.
En début d’après-midi, il m’a demandé si je voulais qu’on soit en tête à tête ou si l’idée de faire équipe avec Michael me tentait. Ça me tentait bien, se serait sympa je pense. Je crois que Michael avait une nouvelle copine et j’ai l’impression qu’il ne voulait pas se retrouver tout seul avec, ni envi de la mêler à toute l’équipe. Donc, les 2 garçons ont organisés les choses ensembles.
Je devais être chez Pascal vers 19h, et bien sûr, j’étais en retard, ils m’attendaient tous. Le petit week-end que j’imaginais à 4 s’est transformé en week-end à 7. 3 garçons, 4 filles, aïe, il y en avait une qui allait se sentir bien seule!!! Sa copine était accompagnée par sa meilleure copine, et une autre copine et son copain. Les mecs se sont tout de suite bien entendu. Sa meilleure copine n’était autre que la Valérie, celle pour qui Pascal m’avait quasiment envoyé sur les roses. Glups.
J’ai pensé ; « Super ! Passer un week-end pour la St-Valentin avec elle en plus, manquait plus que ça! »
Donc, c’était une copine à Michael, c’était comme ça qu’elle avait attéri au chalet, ah ha. Apparemment, elle ne s’attendait pas vraiment à me voir. 7 était un nombre cahotique. Thomas est passé en vitesse avant de filer rejoindre ses copains, j’ai remarqué un petit regard ironique dans ma direction. Dès qu’ils ont finis leurs verres on a embarqué. J’étais contente d’être seule avec Pascal pour la route. On passait le week-end à Verbier. J’adore Verbier.
Rhhh, son natel a commencé à vibrer et j’ai vu que c’était Caro. Je l’avais oublié celle-là!
- Ca ne te fait rien de voir qu’elle essaie de te joindre ?
- Tu sais bien que ça me fait quelque chose, mais qu’est-ce que tu veux que je fasse? Je ne pouvais pas lui proposer de venir, non?
J’ai rien dit, c’est clair que j’aurai pété un câble.
- Tu lui as dit qu’on…
- Non. C’est mieux pas.
- Tu ne lui réponds pas?
Gros soupir derrière le volant. J’épiais les expressions de son visage et je voyais bien qu’il essayait de se contrôler pour ne pas montrer ce qu’il ressentait. C’était admirable, mais complètement inutile, je le connais quand même.
- Non, je préfère ne pas répondre. Elle me posera des tonnes de questions, me cuisinerait jusqu’à ce que je lui raconte ce que je fais et j’en connais une qui s’énervera…
En disant ça, il m’a jeté un petit regard de côté avec un demi-sourire qui en disait long. Mais non, mais pas du tout, je ne me serais pas énervée, ou, peut-être un minimum, question de donner la mesure c’est tout, mais rien de sérieux. J’ai décidé d’arrêter de le cuisiner là-dessus, après tout, je n’avais pas à le faire penser à elle, elle faisait ça très bien toute seule.
Profitant qu’on était seuls, Pascal m’a, sans en avoir l’air, remis les idées en place. Moi qui pensait pouvoir me sentir libre durant ce week-end, j’ai très vite compris qu’à part Michael, qui était au courant pour nous, les autres ne devaient se douter de rien; j’étais juste une copine à lui et on était en copains, c’est tout. Ça m’a un peu fait tiquer, puis je me suis rappelée mes bonnes résolutions, encore mieux que Caro, je devais être capable de donner le change. Au moins, on partagerait la même chambre.
Mince, en tous cas, le week-end en remplacement de la St-Valentin me semblait quelque peu compromis!
Le chalet était près du centre de la station, tout sur 2 étages. La cuisine était grande avec cheminée, ouvert sur un grand salon avec TV en bas, et salon pareillement grande, plus la cheminée, en haut des escaliers qui menaient vers les chambres du haut. Il y avait 2 grandes chambres en bas, et 4 chambres en haut. Le chalet était nettement moins grand que le chalet à Gstaad, mais cosy et sympa quand même.
J’ai laissé Pascal choisir la chambre, moi je suis restée en bas. Ca évitait qu’on devine dans quelle chambre je dormais. C’était idiot, parce que Pascal a porté mes affaires dans la chambre voisine de la sienne. En fait, elles étaient communicantes. Cooool. Une fois nos affaires installés, Michael a proposé de manger au chalet, ensuite de sortir prendre un verre, mais la majorité voulait sortir.
Je ne disais pas grand-chose, je restais un peu à l’écart. Une fois de plus, je mesurais ma difficulté à me fondre dans la masse. Jeeez, ma timidité me bloquait toujours autant. Tout le monde semblait de bonne humeur, ils s’étaient immédiatement tous intégré les uns aux autres, sauf moi. Je n’arrivais pas à trouver quoi dire, ni à comprendre les blagues, ou même à participer aux discussions autour de la table. J’avais un énorme mur infranchissable autour de moi et des barreaux qui m’empêchaient de communiquer avec les autres.
Pascal était assis à côté de moi, de temps en temps, je sentais sa main serré me caresser le genou, il essayait de me faire participer, mais j’étais comme une coquille vide, je n’y arrivais pas. Pas de tenir les mains, pas de bisous dans le cou, pas de bras autour des épaules, rien, et j’avoue que je me sentais un peu seule.
Valérie, un peu intimidée au début, semblait avoir réussi à faire abstraction de ma présence. Elle était assise en face de nous et parlait joyeusement avec Pascal. Elle lui posait des tonnes de questions sur son boulot, sur ses années d’écoles, sur ses sports, ses entraînements, la musique, etc. Bref, des questions que je n’avais même jamais pensé poser!!! J'ai vite déviné que Valérie était venue ce week-end parce que Pascal était là. Je soupçonne même que c'était son idée que Michael invite Pascal.
En arrivant au Pub après avoir dîner, je me suis retrouvée derrière, un peu perdue à les suivre comme un chien. Ils se sont installés au bar, comme un pak de loups, collés, pas de place pour que je puisse m’insérer à côté de Pascal. Je me suis presque retrouvée debout dans le passage, comme si j’étais toute seule. Je ne savais pas quoi faire, partir, m’enfuir aurait été le plus simple, mais la main de Pascal m’a trouvée et tirée vers un des tabourets du bar, et il s’est placé lui dans le passage. Bizarrement, j’ai trouvé que le groupe s’était ouvert comme par miracle et qu’il était évident qu’il faisait parti du groupe, contrairement à moi à l’instant.
J’ai senti le regard curieux de Valérie se poser sur moi un instant, comme si je ne comptais pas. C’est vrai que je ne participais pas à grand chose, je n’avais rien à raconter, rien à dire. Après quelques verres, les rires ont commencés à fusés de partout, sans moi, Valérie adossée au bar face à Pascal se trémoussait au son de la musique. Et moi, je restais raide sur mon tabouret à regarder les autres s’amuser.
Je n’ai pas bronché quant Valérie a passé un bras autour du cou à Pascal pour le faire bouger. Il a esquivé son geste en lui murmurant je-ne-sais-quoi à l’oreille en riant. Tout à son honneur, il discutait avec Michael et l’autre type et ne semblait pas faire très attention à elle. Honnêtement, je pense qu’il se forçait pour moi. C’était gentil.
1h plus tard, j’en avais marre, mal au dos, et je regrettais de n’avoir pas été assez courageuse pour rester tranquillement au chalet à lire au coin du feu. Pascal devait sûrement s’en douter, il a essayé de s’accouder à côté de moi à plusieurs reprises et de me parler, mais pas grand-chose ne sortait de ma bouche. Mais, je n’avais pas le courage non plus de lui dire que je voulais rentrer, ni le courage de rentrer seule. Tous ses petits gestes d’attention tombaient à l’eau, j’étais carrément trop coincée, je me sentais hors du coup, déplacée, incapable de me montrer cool, ni même amusante.
Puis, ils ont décidés de finir la soirée en boîte, là je me suis dit que j’en profiterais pour me diriger au chalet. Pas question de continuer ma torture personnelle encore en boîte. Pascal a dû deviner ce qui se passait dans ma petite tête, il m’a proposé de retourner au chalet. Je suis sûre qu’il aurait aimé aller en boîte avec les autres, et je pouvais toujours l’encourager à y aller une fois rentrée.
Mais, je ne sais pas si je voulais l’ignorer ou pas, une fois rentrée, il a eu l’air d’être content d’être là et qu’on se retrouve enfin un peu seuls. On a même pas pu en profiter longtemps, quelques petits bisous bisous et les autres sont arrivés 1/2h plus tard. Flûte! Ils sont donc resté à la cuisine à discuter et rigoler, tous sauf moi. Peut-être 5mn après leurs retours, Pascal s’est proposé de préparer les drinks, Valérie l’a suivi. Ils étaient à moins de 2m et je me suis retrouvée à table avec tous ces joyeux lurons, tous à parler à batons rompus et je me suis à nouveau sentie très seule.
J’hésitais à me lever et aller me coucher ou lire dans la chambre, parce que je n’arrivais pas à participer. Pascal discutait avec Valérie en préparant les verres, et je me demandais comment ils faisaient tous pour savoir quoi dire et si facilement se lier aux autres. Mais j’ai tenu bon en faisant l’effort de faire semblant de m’intéresser aux discussions. J’attendais que Pascal revienne, je me sentirais moins seule.
Après quelques verres, Pascal a commencé gentiment a oublié toute prudence, il a commencé à me passer le bras autour des épaules, puis à me prendre la main et de temps en temps à me faire de petits bisous dans la paume. J’ai vu le regard étonné du couple d’amis à Michael et même de Valérie. Je crois qu’elle a cru qu’il se lâchait parce qu’il avait peut-être trop bu et elle a essayé d’en profiter pour se rapprocher. J’ai gardé mon sang-froid. Chaque fois qu’il s’éloignait, ne serait-ce que pour aller chercher des chips ou préparer du pop-corn, rapporter du coca ou autre, elle l’accompagnait sous prétexte de l’aider. Sous prétexte d’un fou rire ou autre, elle le touchait ou posait sa tête sur son torse. Pascal n’a pas bronché. Je pense qu’il n’était pas si saoul que ça, mais elle ne le connaissait pas autant que moi. Elle pensait sans doute qu’il se lâcherait, mais non. Bravo mon petit homme.
Après quelques verres, j’ai enfin commencé à participer un peu, à rigoler de bons cœurs et ça ne m’a pas coupé dans mon élan quand Pascal s’est installé au salon avec Valérie. Elle s’était assise à côté de lui, un peu trop près à mon avis, et passait son temps à lui poser la main sur le genou, mais même là, il n’a pas bronché. Ils riaient et de toute façon, ils étaient visibles.
Quant le couple a décidé d’aller se coucher, j’en ai profité pour monter aussi. Pascal est monté 20 minutes plus tard. Hihihi, j’ai rigolé quant il m’a dit qu’il se demandait quant j’allais me décider à monter, il n’en pouvait plus. Il n’avait jamais pensé que j’allais durer si longtemps en bas à voir comme j’avais l’air crevée depuis le début de la soirée. Crevée? Dire qu’il a pensé que j’étais crevée! Heureusement qu’il n’a pas deviné que je me faisais mortellement chier!!!
On avait pas encore fini avec la Valérie…
On a été se changer chacun dans nos chambres, la porte entre nous était légèrement entre-ouverte, j’aime mon intimité. En entendant frappé, Pascal a enfilé son bas de training et je me suis précipitée pour fermer la porte, mais le chalet est en bois et la paroi entre nos deux chambres n’a pas de mûr, seulement de fines plaques en bois, donc on entend tout. Valérie avait osé venir frapper à sa chambre, j’hallucine. C’est moi ou les filles sont beaucoup plus culotées de nos jours??? Une fois changée, je me suis assise sur mon lit à attendre son départ pour aller rejoindre Pascal, mais ça traînait. Puis je me suis sentie stupide à attendre comme une tarte, soit j’interviens, soit je me couche, mais attendre comme ça était ridicule.
J’ai donc fait celle qui vient elle aussi frapper à sa porte. J’avais entendu Pascal essayé de lui faire comprendre qu’il voulait dormir, mais, ou elle faisait semblant de ne pas comprendre, ou elle pensait qu’il finirait par lui proposer de rester. J’imagine qu’elle espérait qu’il se passe quelque chose entre eux!
Valérie était couchée en travers du lit et Pascal était adossé contre le haut du lit et ils discutaient. Mon arrivée ne l’a pas encouragée à partir, je crois qu’elle attendait que je m’en aille moi. Glauque. Donc on est resté là, sans avoir grand-chose à se dire toutes les 2. La conversation passait à travers Pascal, moi, comme en début de soirée, j’écoutais sans rien dire et j’attendais. Pascal a donc dû abréger et nous dire qu’il était raide et nous mettre toutes les 2 dehors. Je l’ai vu attendre que je parte, mais Pascal lui a fait la bise en 1er en lui souhaitant bonne nuit, je lui ai fait un bisou et je suis revenue par l’autre porte.
Enfin seuls… Piiiouhhh! Enfin, Pascal était tout à moi… Miam!