042/2012 - Tous des chiens en ruts!
Samedi, 11 février 2012 - (042/2012) – Tous des chiens en ruts !
Je ne m’étais pas posé la question à savoir comment Pascal imaginait que l’on puisse fêter la St-Valentin avec toute cette équipe autour? On était censé rester discret, mais je voulais quand même qu’on fête la St-Valentin? Alors comment? J’espère qu’il avait prévu une combine sinon j’allais vraiment me sentir blessée! Je crois que je lui en voudrais. Pfffih, je ne dois pas penser comme ça, zut, je commence déjà, grrr. On verra bien et je devrais accepter les choses comme Caro savait si bien le faire. J’espère en être capable!
Heureusement qu’en fin de compte, on a eu l’idée de dormir dans ma chambre et pas dans celle à Pascal, parce que vers 11h, quelqu’un a frappé à sa porte. On a eu envi de rester trainer au lit, on ne s’est pas levé avant le début de l’après-midi pour aller faire du patin avec les autres. Après avoir avalé un semblant de déjeuner en 4ième vitesse, on a dû suivre.
Je croyais qu’une des filles était la copine à Michael, mais pas du tout, les 2 mecs avaient ramenés des filles au chalet. Les mecs ne sont vraiment que des chiens en ruts. Ils avaient rencontrés ces nanas hier soir et les avaient invitées à faire du patins aujourd’hui. Je ne connaissais pas ce genre de plan drague, mais ça avait l’air de marcher du tonnerre! Comme ils n’avaient rien essayé hier soir, du coup, elles pensaient être plus que des plans culs. Elles souriaient, faisaient des mimiques et pour finir se laissaient embrasser et tout. Hum, donc l’autre fille n’était pas la copine à Michael, j’avais tout faux.
Je suis assez nullos en patin, mais j’avais la chance d’avoir un petit chou hyper attentif, qui m’a baladé en me tenant par la main et parfois même les 2.
Hihihi, je crois que si je devenais une pro, je ferais encore semblant de ne pas me débrouiller juste pour le plaisir qu’il s’occupe de moi. De temps en temps, il faisait une petite virée et revenait me prendre par la taille ou me tirer avec lui. C’était vraiment fun. Et il chantait aussi et j’adore. Après 1h sur la piste, j’avais mal aux pieds, froid et chaud, alors j’ai capitulé.
J’avais tout prévu et j’avais pris un manga avec moi, alors j’ai été me réfugier au café.
J’avais à peine posé les plaques que Valérie s’était agrippée à Pascal. Hum. Gentiment, presque comme il avait fait avec moi, il l’a prise par la main et ils ont fait des tours ensemble. Ils discutaient et riaient. J’adore voir Pascal rigoler et s’amuser, il était trop chou. J’ai noté qu’il ne l’a pas prise par la taille, ni placée devant lui pour patiner, au moins quelque chose qui m’était réservée.
Je n’arrivais toujours pas à m’intégrer aux autres. J’ai entendu 2 des filles dire que ce devait être parce que j’étais plus âgée, donc je devais les trouver un peu trop gamins. Elles se demandaient pourquoi j’étais venue en fait. Elles ne savent pas que je les ai entendus. Pfff, rien à voir, je suis timide c’est tout et parfois j’ai de petites attaques! Il y en a vraiment qui ont de ces idées préconçues, je ne vois pas ce que l’âge avait à faire là-dedans!
Après la patinoire, on a été manger des crêpes. L’ambiance était sympa, malgré tout, je n’arrivais toujours pas à participer.
Si on mangeait déjà, c’est que Pascal n’avait pas dû prévoir quoi que ce soit pour nous. Pas de tête à tête? Rien? Hum! Je me demande si je devais lui poser la question. En tous cas, il fallait que je trouve le moyen de me décoincer et d’arriver à aligner 2 mots et rire des blagues, parce qu’à ce rythme, je risque d’avoir envie de courir me planquer dans ma chambre.
Ce soir, ils avaient envi de faire un truc à manger au chalet ensuite, sortir traîner au Pub, et je ne sentais toujours pas de signe comme quoi Pascal avait prévu autre chose. Donc, quant il m’a demandé ce que je voulais faire, j’ai fait celle qui était super enthousiaste à l’idée d’aller scouater les tabourets de bar du Pub.
En quittant la crêperie, le ventre prêt à exploser et proche de la phase de digestion-sieste, Pascal m’a passé le bras autour des épaules, et en chuchotant à l’oreille, il m’a demandé si j’avais vraiment envie d’aller au Pub. Tout sourire, j’ai prétendu que ça ne me dérangeait pas du tout, au contraire, c’est là qu’il m’a dit qu’il avait pensé qu’on irait manger tous les 2. Il avait envi qu’on soit un peu seuls? Quel iiiiidiot, pourquoi il ne m’avait rien dit plus tôt? Il n’y a plus de place dans mon estomac pour quoi que ce soit, si j’avais su, je n’aurai pas mangé autant de crêpes, tsssh!!!
Alors, je lui ai avoué que je m’étais demandé s’il avait pensé à nous, que j’étais contente de voir que oui. On a donc décidé de faire une… petite sieste… puis de sortir un moment de notre côté. Enfin, sortir si on en avait envi, moi ça ne me gênait pas de rester à la maison ce soir, tant que j’étais avec lui, j’étais bien. Finalement, je ne regrettais pas d’avoir mangé, on n’aura pas besoin de sortir, hihihi. Une fois enroulée dans ses bras, je n’ai envie d’aller nulle part ailleurs.
Glups,on avait oublié qu’il était difficile de disparaître tous les 2 dans un chalet si petit et avec si peu de monde!!!
On a donc dû rester un moment avec tout le monde. Quant ils ont parlé de sortir, Pascal leur a dit qu’on avait prévu autre chose, on avait envi d’aller manger en tête à tête. Glups, gros coup de chaleur, ça m’a fait un peu rougir. Valérie lui a demandé si on se connaissait depuis longtemps. Hum, ils étaient derrière moi et elle chuchottait, mais j’ai toujours une oreille qui traîne pour Pascal. Ils ont bien sûr essayé de lui faire changer d’avis. Puis je suis montée pour faire une sieste. Sourire; je savais que ça allait être dur pour Pascal de trouver un moyen de s’éclipser. Pauvre chou. A voir la tête qu’il a fait quant il m’a vu partir, il devait se sentir coupable ou un truc du genre.
On a fait notre petite soirée en tête à tête et c’était super!
Pascal est un petit cachotier, il avait fait des réservations et malgré le fait que je déteste les surprises parce que la plupart du temps, je ne sais pas comment réagir, ou comment vraiment montrer mon appréciation, j’ai trouvé trop chou. Il avait fait préparer un coin rien que pour nous et chargé de roses, avec des petits mots d’amours sur chaque bouquet. J’étais surprise de voir que c’était son écriture, ce petit fou. Mince, j’avais les larmes aux yeux et je me suis sentie mal de n’avoir rien prévu pour lui faire aussi une surprise, je suis trop nulle.
Rhhh, Pascal m’a offert un billet pour aller avec lui à New York… Malheureusement, je ne pouvais pas… Il se réjouissait tellement de me montrer son New York, de me faire visiter les coins où il aimait traîner, où il a grandi, son appart s’il pouvait et surtout passer du temps ensemble pendant le voyage et après sur place. Il avait prévu de s’arranger pour passer un bout de la soirée de la St-Valentin avec moi. Hélas, ça voulait dire partir lundi et c’était trop tôt pour moi, rien que l’idée me stressait.
Afff, c’est horrible de devoir décevoir celui qu’on aime… mais je n’ai pas l’âme d’une aventurière moi…
Ça m’a fait quand même très, très plaisir de savoir qu’il avait envi de m’emmener partout avec lui, rien que pour ça, je l’adore! J’ai fait ce que j’ai pu pour le lui montrer et je l’ai dit sur tous les tons. Je savais qu’il était déçu, qu’il avait l’impression de m’avoir fait un cadeau débile, mais pas du tout. Tant pis pour la discrétion, je me suis penchée vers lui pour l’embrasser. J’étais vraiment touchée que malgré les risques, il était prêt à déplacer les montagnes justes pour moi.
S’il n’en était pas convaincu, il l’était après qu’on soit rentré… Hihihi.
On a fait les sauvages et on est resté au chalet. Ils étaient tous sortis, donc le chalet était vide, mais on est resté enfermé dans ma chambre pour mon plus grand bonheur. On avait besoin de personne… J’ai tout de même eu une petite pensée désolé pour Caroline, elle devait se sentir bien seule. Je m'en voulais d'être si égoïste.