123/11 - Insécurité... Stress...
Insécurité... Stress...
Mardi.03.mai.2011 (123/11)
Oh oui, on était surveillé! Si Thomas ne m’a pas appelée 20 fois aujourd’hui, alors, il ne m’a pas appelée 1 seule! J’ai essayé d’être patiente, mais pour finir, j’ai éclaté. Je lui demandé d’arrêter, ça commençait à me porter sur les nerfs; je n’arrivais à rien faire, il arrivait toujours à m’interrompre dans mon boulot.
Pour finir, il s’est effondré et ça m’a fait mal au cœur, il a avoué qu’il avait peur, il pensait que peut-être que j’étais en ligne avec Pascal, que je sois en train de le rayer de ma vie, parce que Pascal était de retour. Je lui ai dit que si j’avais envie de le voir, je ne voyais pas ce que le fait de m’appeler dix milles fois allait y changer quoique ce soit! Je n'ai pas osé lui dire d'avoir confiance en moi, parce qu'il ne pouvait pas et qu'il avait de quoi s'inquiéter.
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Ben... Si tu ne répondais pas, je me serais dit que tu essayais de m’éviter, parce que tu... vous auriez prévu quelque chose, et... Ahhh, je sais, je suis bête, je suis désolé.
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Si je d’aventure j’aurai pas répondu, c’aurait été simplement parce que tu m’énerve! Alors arrête ça tout de suite!
Il voulait me voir, voulait que je passe la soirée avec lui, etc, mais je ne pouvais pas, j’avais mon souper en famille. Alors ce soir, ce n’était pas possible. Dès que j'ai raccroché, j’ai eu pitié d’avoir été sans coeur, de ne pas comprendre ses états d’âmes, alors je lui ai envoyé un messages remplis de bisous, pour lui dire que je passerais après mon dîner. Après, je me suis énervée contre moi-même, parce que je pense que j’encourageais ce genre de comportement et ce n’était pas ce que je voulais. Bah tant pis, je voulais le rassurer, mais aussi lui faire plaisir.
Le dîner était explosif comme d’hab. Beaucoup de rire, beaucoup de choses à se raconter, c’était chouette comme d’hab.
Ouais, Thomas était tendu. J’ai tout de suite deviné qu’il cherchait à discuter, mais moi non. Je me suis montrée excessivement gentille, de bonne humeur et tendre, ce qui nous a évité une longue soirée de prise de tête. J’étais sûre qu’il aurait essayé de me faire lui promettre des choses, comme de ne plus avoir de sentiments pour Pascal, de ne plus le voir ou des trucs du genre.
J’ai dormi chez lui, non sans penser à celui qui habitait à l’étage en-dessous...
Mardi matin, en partant, je l’ai averti que s’il s’amusait à m’appeler 36 milles fois, je ne lui répondrais pas. Le soir, il avait l’entraînement, et je sentais déjà sa crainte de ne pas savoir ce que j’allais faire de la journée, et surtout le soir.
Thomas n’a pas osé me demander si Pascal m’avait contactée ou vice-versa. Ce soir, moi, je voulais avoir la paix, rien faire, juste me la couler douce. J’avais des tonnes de mangas à lire, des mangas que je devais rendre à ma nièce demain. Demain après-midi, je devais aller la chercher, elle passait la nuit chez moi et jeudi matin, je l’emmenais à l’hôpital de l’enfance pour faire enlever son plâtre. Donc, demain, vu le stress, je voulais au moins avoir une soirée entière à moi.
Après son entrainement, Thomas a voulu passer à la maison, mais j’avais de la visite. J’ai tout de suite senti qu’il s’était senti menacé. Il a voulu passer juste me faire un bisou, puis il a voulu savoir qui était là... Bref, une petite tentative d’intrusion et de surveillance. Je ne me suis pas laissé embobiner. L'empêche, quant il était comme ça, il était drôlement chiant.
J’ai à nouveau passé plus d’1h au téléphone avec Brig. Puis, vers 20h, Dol m’a appelé, elle s’était engueulée avec son copain, elle ne savait pas où aller et voulait me voir. Ciel, elle était cuite. Je me demande ce qu’elle avait pu faire pour être déjà saoul aussi tôt et un mardi soir! Elle est repartie vers minuit. Iak, j’étais sur les rotules. Et voilà, foutu pour ma soirée tranquille!
J’attends des nouvelles de Pascal, je n’ose pas l’appeler, je veux que ce soit lui qui fasse le 1er pas. J’attends.