130 - Il ne me regarde plus!
Le dimanche matin, je suis descendue dans les premiers pour savourer mon café tranquillement, et j’ai eu la désagréable surprise de voir Pascal et Caroline partir faire un jogging ensemble. Ils étaient déjà dehors sur le perron à mettre leurs chaussures de sport et riaient joyeusement. Ça m’a un peu cassé le moral, alors je suis remontée dans la chambre retrouver les bras de Layne.
Plus tard, je me suis aventurée à la piscine en espérant trouver un coin tranquille pour savourer un café et lire, mais Pascal était déjà là aussi. J’ai eu un petit moment d’hésitation et j’ai voulu rebrousser chemin, mais il m’avait vu. Trop tard...
Je n’avais pas envie que Layne me fasse une crise.

Comme si rien ne s’était passé, Pascal a tiré une des chaise longue près de la sienne et m’a fait signe de m’asseoir. Après quelques banalités du genre; “Bien dormi? Si Layne dormait toujours, etc” il m’a raconté la fin de soirée, après que Layne et moi ayons été nous coucher. La fille qui faisait aussi du basket est venu nous rejoindre à la piscine. Je n’étais pas la seule à chercher des coins tranquilles il semble!!!
Elle et Pascal ont fait quelques longueurs ensemble, pendant que je faisais semblant de lire. J’ai même été me resservir un café que j’ai eu le temps d’avaler avant que les 2 ne sortent de la piscine. Ciel, qu’il était mignon en maillot de bain. Avec un corps pareil, je serais toujours en maillot moi.!!! Il était sacrément bien foutu. C’était un nageur et cela se voyait à sa rapidité et son assurance dans l’eau, à croire que c’était facile.
Merde, fallait que j’arrête de le regarder!
C’était vachement dur d’être dans l’entourage de Pascal, de le voir ou d’entendre sa voix adorée. C’était quasi insupportable de ne pas pouvoir l’approcher, de devoir rester sur mes gardes et de garder mes distances. De le regarder tout bêtement passer ses doigts dans ses cheveux ou même tout simplement tendre le bras pour prendre quelque chose, voir ses muscles se tendrent sous son t-shirt, arf, je devenais carrément obsédée!!! J’avais un énorme pavé qui m’écrasait le coeur, une boule à l’estomac qui me coupait l’appétit et de la peine à respirer. Je n’arrivais même pas à lire!
Layne est parti, de même que Pascal, avec une partie de la troupe au village. Je suis restée au chalet pour profiter de ma tranquillité et lire. Une bonne partie de l’équipe dormait encore.
Vers midi, on s’était tous retrouvé pour manger ensemble. Je n’étais pas de corvée de cuisine ce week-end.
Enfin... façon de parler, parce que j’étais pas mal tourmentée à essayer d’oublier Pascal et me forcer à ne le considérer que comme un ami. C’était vraiment très difficile. Pascal me plaisait beaucoup, beaucoup plus que beaucoup. J’avais énormément de mal à être si près de lui sans avoir envie d’être le centre de son intérêt. Et de le savoir là, me fichait des tonnes de papillons dans le ventre. Le voir était pénible même si tout allait bien avec Layne.
Quant on discutait ensemble, j’arrivais à oublier, pour un moment, mes préoccupations.
Bizarrement, depuis qu’on avait rompu, ça me faisait mal de le voir évoluer, rire ou discuter avec les autres, pas quant on était ensemble. J’avais l’impression de ne plus savoir ce qu’il faisait ou pensait, même de ne plus du tout faire partie de sa vie. Le plus pénible était de penser qu’il ne m’aimait plus, qu’il ne s’intéressait plus à moi, qu’il m’avait oublié. Ça me donnait envie de verser quelques bidons de larmes, mais, pas ici. J’attendrais d’être seule et chez moi pour ça!
Ce qui était rassurant, Jess n’en menait pas large non plus. A 3 kilomètres, on pouvait voir qu’elle était down. C’était fou comme on réussissait à s’éviter enfermé dans le même espace. Je remarquais que même Ethan n’arrivait pas à la faire sourire. J’ai commencé à ressentir de la pitié, mais mentalement, je me suis fichue une grosse baffe. Non mais, elle méritait, la peau de vache. Barbie a tenté une petite approche pour discuter. Ça m’a surprise, sachant qu’elle était la meilleure amie à Jess, mais je lui ai rendu la politesse.
J’ai remarqué que Thomas observait discrètement, près à intervenir. Il essayait aussi de prévenir mes moindres désirs. Aussi, lorsque Barbie s’était pointée pour bavarder, Thomas était sur ses gardes. C’était vraiment chou. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour lui montrer ma reconnaissance.
Les relations entre Pascal et Caroline avaient changés, c’était visible. Plus audacieuse, elle osait se pendre à son bras ou lui passer le bras autour de la taille. Ils passaient pas mal de temps à discuter ensemble. Plus de temps que je n’ai jamais eu avec lui, quant il y avait les autres. Cela me faisait des pincements au coeur assez désagréables. J’avais envie d’être celle avec qui il discutait, celle qui partageait ces rires, celle avec qui il avait envi de passer du temps. Pascal ne me regardait même plus, et ça, ça faisait hyper mal.
Dire que j’étais contente de rentrer était un euphémisme. Je suis partie avant Layne, après tout, on avait nos 2 voitures. Je suis rentrée dar-dar chez moi. Je devais retrouver Layne plus tard, mais j’étais loin d’être en forme, alors j’ai fini par annuler. Pas question qu’il voit mes yeux tous rouges, bouffis d’avoir pleuré, ni qu’il remarque mon humeur triste.
Je n’en pouvais plus d’avoir fait autant d’effort pour faire bonne figure tout le week-end. J’avais besoin de me laisser aller et craquer. Et retrouver mon lit, pour moi toute seule, me tentait trop!
Et je peux dire ce que je veux... j'étais drôlement abattue!
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Il ne me regarde plus! (130-dim-10.mai.09)