133 - Croisé Pascal avec Caroline... Glups!
Aïe, qu’est-ce que ça fait mal. Pourquoi est-ce que ça doit faire aussi mal? Même de me dire que tout passe, que ça aussi, rien à faire... De ne pas le voir me fait mal, le voir aussi, arf. Ne pas pouvoir ou plutôt oser l'appeler, l'enfer!
J’ai eu le malheur de croiser Pascal avec Caroline en voiture. Ils ne m’ont pas vue. Heureusement.
C’était vers St-François. Elle était toute souriante et lui montrait je ne sais quoi, et lui, il lui souriait. Ils avaient l’air d’un couple. J’avais l’estomac dans les tongues. Rien que d'y penser, et même de l’écrire, j’ai encore l’estomac qui part en vrille.
En le voyant comme ça, je ne pourrais pas dire que je lui manquais, ni qu’il pouvait même penser à moi. C’était incroyable que ça me torde l’estomac comme ça et que je me sente si malade. Ils ne pouvaient quand même pas être un couple? c’est la seule petite chose qui me rassurait. Quoique... Il m’avait dit que Caroline lui plaisait bien? Offff, manquait plus que de penser à ça pour me donner envie de vomir et de me jeter en bas le blacon. Non, zut, autant choisir une hauteur plus conséquente, je risque juste de me briser les os ou me retrouver paralysée, ce serait la poisse!
Je me demande pourquoi je fais encore de l’humour. Il n’y avait rien d’humoristique à ce que j’ai ressenti en les voyant. J’en tremble encore. Ca m’a donné l’irrésistible envie de la tabasser, de lui faire du mal. Mon sang a chauffé et j’ai vu rouge.
Mais qu’est-ce que j’avais espéré au juste? Qu’il reste tout seul en me pleurant jusqu’à la fin des temps? Oui, peut-être sûrement! Je suis complètement débile, je ne pensais pas qu’il se mettrait à fréquenter quelqu’un d’autre. Et zut, elle en plus. C’est vrai qu’elle travaillait dans la même boîte. Oh puis zut, je déteste la terre entière... heum, non, sauf mes parents, mes soeurs et frères, mes neveux et nièces, Pascal... quand même!
Bref, non je ne déteste pas la terre entière, en fait c’est moi que je déteste.
On a beau se préparer, on a beau visionner, on a beau le savoir... rien n’y fait. Je savais pourtant que je verrais Pascal avec une autre, mais je crois que même quant je m’y préparais, je n’y croyais pas vraiment, ou je ne voulais pas y croire, maintenant, je mordais la poussière en l’imaginant sérieusement avec une autre. Aïe, je ne pouvais pas le supporter, ça faisait vraiment trop mal
Les paroles qu’elle avait prononcé dans les toilettes du Tiger me revenaient en mémoire, elle m’avait dit qu’elle l’aurait un jour. Finalement, pour ne pas perdre la raison, je me suis rassurée en me disant que Pascal était marié de toute façon et que je me faisais des idées. Ils n’étaient pas en couple. Pascal devait sûrement la déposer quelque part, elle avait profité de lui demander de la déposer. Ciel, ce qu’elle avait l’air heureuse quand même!!!
Iaaaah, fallait que j’arrête ça, je commencais à tourner en mode-débile! Pas bon ça!
Impossible de me sortir l’image de ces 2 de la tête. Du coup, Layne a eu une lavette sur les bras. J’étais amorphe, flasque, sans entrain. En fait, j’étais triste et au bord de la déprîne totale.
J’ai préparé le dîner chez Layne, mais je n’avais pas faim. je n’avais pas eu la main lourde avec les épices non plus. Layne a allimenté seul la majorité de la conversation toute la soirée. J’ai fait bonne figure à faire semblant de l’écouter, quelques faux sourires par-ci, par-là, mon esprit était ailleurs, j’étais du côté de chez Pascal.
J’étais un gros légume qui occupait un coin de la table, avec des yeux dessinés dessus qui le regardait en souriant, faisant semblant d’être intéressée par la conversation.
- Je demanderai à Jess de venir, et on pourrait faire une partie à 3! Qu’est-ce t’en dis?
Je lui ai jeté un regard courroucé, qui me semblait de circonstance en entendant le nom d’Alexia.
- Tu ne m’écoutais pas, j’en étais sûr. Tu penses à quoi? Qu’est-ce que tu as?
- Excuse moi, je pensais à ma cops qui va arrivé vers le 20, c’est tout.
- Mon oeil.! En parlant de ça, on pourra se voir quand même ou tu veux toujours pas me voir pendant qu’elle sera là?
- Je préfère pas Layne. J’aime pas trop mélangé, et je l’ai pas vue depuis longtemps. Je préfère qu’on reste entres filles.
- Je vois. Je dois aller me faire pendre ailleurs. Compris. Je disais que j’avais accepté d’aller au chalet ce week-end aussi. Après le boulot, je passe te chercher ok.
Encore un week-end en huit clos, arrrrh, je supporterais pas. J’ai essayé de le faire changer d’avis mais niet. Layne savait que c’était fini avec Pascal et m’a accusée d’être en train de me lamenter à cause de ça et d’en faire toute une histoire. Il avait raison bien sûr. J’ai prétendue ne pas aller bien. On a fini par se prendre la tête et je suis sortie en claquant la porte.
Layne avait raison, je me suis trouvée minable. Mauvaise petite amie. Je n’avais pas le droit de lui faire ça. Je m’étais promise de m’impliquer, de m’investir dans la relation et j’étais loin du compte.
Toutefois, j’en ai profité pour vite appelé Thomas. Je voulais le faire changer d’avis pour le week-end au chalet. Je ne voulais pas y aller, mais de savoir Pascal là-haut, si loin de moi, me faisait frémir de terreur.
J’ai inventé un truc à faire le week-end, et que ça me disait bien, mais je n’avais pas envie de faire les aller-retour comme le week-end d’avant. Je me suis retrouvée un peu stupide au téléphone, à vouloir le faire changer ses plans sans oser le demander vraiment. Finalement, Thomas m’a dit que le week-end s’annonçait mal, alors il avait changé d’avis et avait décidé d’organiser un truc dans le jardin vendredi soir. Oufff. Même si j’ai accepté son invit, je n’avais pas l’intention d’y aller.
Je me suis secouée mentalement et je suis retournée vers Layne pour me faire pardonner. En faisant l’effort, petit à petit, j’ai réussi à redescendre de ma planète de désastres.
J’ai casé Pascal au fond d’un des tiroir de ma tête, mais... j'avais un mauvais présentiment!
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Croisé Pascal avec Caroline... Glups! (133-mer-13.mai.09)