138/11 - Impossible de garder mon calme!

Publié le par JaneDo

Impossible de garder mon calme! - (mer.18.mai.2011 . 138/11)

Toujours perturbée par la réunion organisée par Jess hier, je n’avais pas encore l’occasion d’en parler avec Pascal, parce que j’avais ma nièce cet après-midi.

On a été acheté des mangas, puis je suis passée nous chercher du chinois à emporter et on est rentré manger à la maison. On s’est mis à faire de la peinture et tout à coup, quant on a regardé l’heure, c’était déjà 19h30. On allait se faire disputer, j’aurai dû la ramener au plus tard à 19h. Quand même, on avait pas envie d’arrêter de peindre, donc on a attendu l’appel de ma frangine. Vers 20h30, je l’ai ramenée à la maison. J’ai bu un café avec ma frangine et mes nièces avant de rentrer.

22h, enfin maison...

En rentrant, je suis passée chez Pascal, et Jess était seule à la maison. Ça m’énervait de recommencer à courir espionner chez lui pour savoir ce qu’il faisait. Jess avait cassé le peu de confiance que j’avais cru avoir. Par acquis de conscience, puisque j’étais déjà là, je suis passée guigner chez Caro et sans surprise, j’ai vu que Pascal était là-bas. Ils avaient l'air de seulement discuter, rien de plus. Je ne suis pas restée pour les observer, je crois que j’étais juste contente de savoir où il était sans plus.

Quant je suis avec la famille ou les enfants, je ne réponds pas à mon natel, d’ailleurs, je ne le regarde même pas. La plupart du temps, je le mets sur silence, ça évite le dérangement. En rentrant, j’ai vu les messages de Pascal et j’en avais aussi 2 de Thomas. Malgré notre rupture, Thomas continuait à se montrer présent et ça me remplissait de tendresses envers lui. Il me manquait. Ce qu’il pouvait être chou quand même.

Pascal était sûrement chez lui maintenant, donc avec Jess, je ne pouvais pas lui téléphoner, ni lui parler, alors j’ai répondu de manière laconique à ses messages. Je ne voulais pas qu’il puisse deviner mes états d’âmes, ni être trop froide, je ne voulais pas qu’il puisse avoir l’impression que j’étais fâchée, au cas où Jess avait monter toute cette mise en scène pour me torturer, donc je ne voulais pas me montrer trop distante, ni non plus lui donner l’impression que tout allait bien dans le meilleur des mondes au cas où c’était vrai.

J’étais toujours à me demander ce que j’allais faire... J’avais voulu me montrer compréhensive, être une amie à qui on pouvait parler, tout dire sans dépasser certaines limites, surtout être plus présente, aimante, et pas de prises de têtes. Je voulais ré-instaurer le climat de confiance qui nous liait et retrouver le Pascal qui m’aimait comme un dingue. Mais là, j’étais à 2 doigts d’éclater comme une bombe nucléaire, de lui demander des explications, exiger des comptes, bref, être la pouffiasse de service. Et je savais que je ne devais pas, mais le volcan qui sommeillait en moi était proche de l’explosion. Que faire?

Impossible de parler de ça au téléphone, je voulais voir son visage, sonder les expressions de son visage sinon, ce serait trop facile pour lui de me mentir et de se préparer pour la confrontation, si confrontation il y aurait. Non, je voulais le voir. Mais est-ce que c’était une bonne idée? Ne serait-ce pas mieux de rester moi-même, lui mentionner juste le rendez-vous avec Jess et le laisser venir sur le sujet? S’il évitait d’en parler ou changeait de sujet, alors là, je passerai à l’attaque.

J’ai longuement parlé avec Brian par Skype, il pense que c’est peut-être encore une combine de Jess pour manipuler Pascal. A son avis, elle veut se montrer généreuse et ouverte, mais en même temps, elle veut maîtrise, diriger sa vie et quel meilleur moyen que de se montrer compréhensive et lui permettre de rencontrer qui il veut à la maison. Comme ça elle gardait la main mise et l’oeil sur lui. Aussi, toute nana qui se montrerait réfractaire, ou lui demandait de faire un choix passera pour la méchante. Bref, Brian me conseillait de ne pas trop lui ruer dessus, parce que peut-être que rien n’est vrai, ou seulement une petite partie. Brian me demandait de réfléchir, parce que d’après ce que je lui racontais, Pascal n’avait pas le temps de voir toutes ces filles, non?

Brian avait peut-être raison... Je dois garder mon calme et ne pas sauter à d’horribles conclusions...

Pascal m’a envoyé un message pour me dire qu’il fallait qu’on se voit, on devait se parler. J’en ai conclu qu’il était au courant, que c’était sans doute Caro qui le lui avait raconté. Dire qu’elle avait réussi à le voir avant moi, j’en avais mal à l’estomac. Les choses m’échappaient et je n’aimais pas ça. Le pire est que je ne savais pas quoi faire...

Dans mon délire, j’ai voulu aller chez lui. Mais oh! Pourquoi faire? Je ne pouvais pas discuter de ça devant Jess? Elle ne savait pas qu’on se voyait et faire ça allait tout gâcher. Hé??? Mais peut-être que c’était ce qu’elle cherchait? Juste pour savoir qui, pour ensuite lui pourrir la vie? Cette pensée, bizarrement, m’a un peu calmée et aussi un peu rassurée.

Mais je ne tenais pas en place, j’avais besoin de le voir et de suite. Je lui ai donc envoyé un message pour lui demander de m’appeler. Une fois fait, je me suis traitée d’idiote; je ne voulais pas lui en parler au téléphone voyons! Il ne répondait pas, ce qui m’a rendue encore plus impatiente. Ma tension était à son comble. Maniaque, j’ai aussitôt essayé de l’appeler, oubliant la présence de sa femme. Pas de réponse. Zut. Je n’allais pas pouvoir dormir, tellement j’étais énervée. Ce qui a fini de m’achever était de me demander s’il n’était pas encore chez Caro? Flûte.


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