139/11 - Ambre, Carla & Yasmine (2)
Ambre, Carla et Yasmine (2)
(jeudi.19.mai.201-139/11)
Après une petite hésitation qui m’a semblé bien trop longue, il m’a dit que les 3 filles étaient; Ambre, Carla et Yasmine. Yasmine est la sœur de la nana d’une de ses potes de basket. Elle venait souvent voir les matchs et accompagnait souvent sa sœur lors des sorties d'équipe après certains matchs, c’est comme ça qu’il l’avait connue. Soit disant, qu’il n’y avait rien, Jess a beaucoup d’imagination, parce qu’ils n’avaient fait que parler ensemble.
Je ne le croyais pas. Je ne pensais pas que Jess avait pu se tromper aussi grossièrement. Finalement, il m’a avoué que Yasmine avait dit au copain de sa sœur qu’il lui plaisait.

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Elle savait pourtant que j'étais marié, mais elle a voulu qu'il me transmette le message. On a pris un verre ensemble une fois, c’est tout.
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Et tu pense pas que tu l’encourageait là?
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Non. J’ai pensé qu’elle dirait quelque chose et ça m'aurait permis de mettre les choses au clair.
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Ah oui? Et qu’est-ce que tu lui aurais dit?
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Qu’il ne se passerait rien!
J’ai eu un sourire sceptique. Pour moi, il l’avait encouragée, d’aller prendre un verre avec elle, signifiait pour elle qu’il y avait une ouverture. En tous cas, moi je l’aurai compris comme ça à sa place, alors je ne trouvais pas ça très malin s’il voulait la décourager.
Il a dû avouer que je n’avais peut-être pas tout à fait tord. Je me demande ce qu’il pensait réellement, est-ce qu’il n’avait pas en fin de compte voulu justement l’encourager parce qu’elle lui plaisait? Mais ça, c’était une question que je ne pouvais pas lui poser!
Carla était une copine à un des potes du groupe d'amis qu'on fréquentait, et elle était venue sur le bateau à 1 ou 2 reprises. Ils s’étaient tout de suite bien entendu et avaient passé la journée à discuter ensemble. Là aussi, il me soutenait qu’il ne se passait rien, elle savait aussi qu’il était marié, d’ailleurs Jess était présente sur le bateau à chaque fois.
Ambre fréquentait épisodiquement le groupe et les endroits où l'on traînait, il s’entendait bien avec elle et ils avaient pris un verre ensemble quelques fois.
Il y avait bien trop de filles autour de lui, je ne me sentais pas à la hauteur, j’avais les boules. Je crois qu’à la tête que je faisais, Pascal a bien vu que je n’étais pas dans mon assiette.
Comment lui dire que je ne savais pas si je pourrais le supporter? Pourtant, je ne pouvais pas lui interdire d’avoir des amis “filles“, je ne pouvais pas non plus les faire toutes disparaître? Je crois que... j’avais peur... Il y avait bien trop de filles mignonnes dans ce monde, et je ne pouvais pas l’empêcher de le remarquer!
Je n’ai rien trouvé à dire, je n’avais pas envie de parler, j’étais au bord du gouffre de la déprime... Je voulais encore lui demander ce qu’il y avait entre lui et Caroline? S’ils étaient ensemble, mais du coup qu’il m’aurait confirmé que oui, là, je serais tombée à la renverse. Alors, je n’ai pas voulu lui poser la question.
Pascal a voulu savoir ce que j’avais l’intention de faire, si je voulais l’accompagner rejoindre les autres? Je me suis immédiatement rappelée qu’il avait promis à Caro de passer la chercher, alors ma déprime devra attendre, je voulais l’obliger à faire faux-bond à Caroline. Je ne le laisserais pas non plus lui parler au téléphone pour la prévenir, sinon je me casse.
Prenant sur moi, je me suis assise sur le muret. J’avais entendu son natel vibrer, j’imagine que Caroline ou sa femme devait le chercher. J’allais tout faire pour éviter qu’il les prévienne, et pour ça, j’étais prête à prendre sur moi.
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Tu veux bien me prendre dans tes bras 2mn et me serrer très fort?
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Jane... Tu sais que je ne peux pas faire ça... Pas ici...
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Alors, on pourrait s’asseoir en silence un moment... J’ai la tête qui va éclater, je ne me sens pas très bien.
Pascal a dit devoir juste passer un coup de fils et j’ai tout de suite deviner que ce devait être pour avertir Caroline. Alors je lui ai dit que s’il avait des téléphone à faire, alors je me tire, ou il n’a qu’à s’en aller. Il était nerveux, il ne savait pas comment faire pour prévenir l’une ou l’autre qu’il ne fallait pas compter sur lui. Pascal a pensé qu’il pouvait envoyer un sms, mais dès qu’il a pris son natel, je me suis levée pour partir et il m’a arrêté.
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Jane, attend voyons! Je voulais juste avertir mes potes qu’il ne fallait pas m’attendre c’est tout!
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Depuis quant est-ce qu’ils t’attendent pour faire leurs soirées? Ils verront bien que tu n’es pas là!
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Je voulais juste dire que j’arrive dans 1h...
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Oh?! Alors tu n’as plus qu’1h à m’accorder? Waouh! Ben alors, vas-y... S’ils comptent tellement, faudrait pas faire attendre tes amis. Et ne me dis pas qui c'est, je veux pas le savoir, si c'est une nana, t'as intérêt de me mentir sur ce coup là!
Pascal n’a pas osé me dire que Caro l’attendait en fait, ou peut-être même Jess. Il a proposé qu’on prenne nos voitures et qu’on aille ailleurs. Il rêve? Une fois dans sa voiture, il aurait aussitôt appelé Caro, alors niet. Pas si folle la guêpe. Je remerciais le ciel d’avoir été traîner du côté du basket, sinon je ne me serais doutée de rien et je me serais faite bernée comme une débutante.
Pascal a fait encore une tentative en me proposant d’aller chez lui puisque Jess l'acceptait si gentiment. J’ai refusé, je n’avais pas confiance. De plus, après ça, on n’aura plus la paix, tout le monde sera au courant qu’on se voit encore. Ce n’était pas une brillante idée. Il a insisté, cherchant tous les prétextes possible pour pouvoir passer son coup de fils.
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De toute façon, si on a l’intention de continuer à se voir, tôt ou tard, il faudra bien se décider à parler à Jess et à Thomas! Ce jeu de cache-cache est infernal... Je vois déjà que tu ne le supporte plus toi-même.
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En tous cas, ce n’est pas pour ce soir... Je ne me sens sur de plus rien... Je nage dans le doute!
Pascal a fini par se rendre à l'évidence qu’il ne pourrait pas avertir qui que ce soit, sinon il aurait des problèmes avec moi. Alors, il s’est assis tout collé et discrètement, il a posé sa main sur la mienne. Son natel continuait les vibratos, alors il l’a éteint. Là, je me sentais un peu mieux.
Maintenant, comment faire pour éviter qu’il rentre trop tôt et réussisse à rattraper les choses? Comment et combien de temps devrais-je le garder auprès de moi pour être sur qu’il rentre directement chez lui sans passer chercher Caro et sans pouvoir l’avertir ou la voir? En tant que femme, je savais qu’il n’y avait qu’un moyen, pourtant, vu tout ce que j’avais reçu dans les dents, je me sentais ra-pla-pla, et je n’avais certainement pas envie de faire l’amour! Mais à certains moment, une femme doit faire ce qu’elle doit pour obtenir ce qu’elle veut.
Toute mielleuse, même si le cœur n’y était pas encore, je lui ai susurré à l’oreille qu’on pourrait aller quelque parte de tranquille, que j’avais envie de sentir sa peau sous mes doigts, j’avais envie de bisous... C’était déjà passé minuit, mais, ni 1 ni 2, il était remonté comme une horloge. Évidemment, on laissait ma voiture sur place, on passerait la reprendre plus tard.
Dès qu’on est arrivé au petit refuge dans les bois, je lui ai pas laissé le temps de respirer. En anglais, on appellerait ça du “angry sex”, mais j’étais consciente que, c’était plus de la manipulation qu'autre chose. Au début du moins, maintenant à savoir qui manipule qui...
Pascal n’est pas le genre avec qui on pouvait faire l’amour sans risquer de perdre le nord, et il ne m’a pas fallu longtemps pour être d’humeur et d’oublier tout ce qui c’était passé en quelques secondes. Il ne fallait pas grand chose pour que Pascal oubli l’heure et ses bonnes résolutions.
God, je l’aime tellement, c’est de la folie! Ou est-ce que je vais comme ça? Ne devrais-je pas plutôt partir en courant, et si possible à l’autre bout du monde?
Je pensais qu’après, on rentrerait tout de suite, il était tard et il bossait vendredi, mais Pascal n’avait pas envie de me laisser partir aussi vite. Il avait envi de câlins, et encore de câlins. J’ai posé ma tête sur son torse, j’entendais le battement de son cœur, c’était rassurant. J’aimais être collée comme ça contre lui, j’aime sentir sa main me caresser la nuque, se promener le long de mon dos, j’aimais entendre ses mots doux, écouter le son de sa voix et j’adorais ses bisous sur ma tête.
3h du matin... Il allait vraiment falloir rentrer... et dire qu’il fallait encore aller chercher ma voiture et conduire jusque chez moi... Pfff, j’aurai voulu juste disparaître dans ses bras...