153/11 - Lac de Côme; Amour & Liberté
Lac de Côme; Amour & Liberté - (jeudi.02.juin.2011 - 153/11)
Pascal est passé me chercher avec un petit retard et on a été rejoindre Paul pour partir ensemble. Il était accompagné de la fille qui était avec lui à Villars. Ça, ça ne m’a pas tellement fait plaisir, vu qu’elle avait essayé de draguer Pascal. Mais, je n’allais pas me plaindre, j’avais réussi à me débarrasser de Caro, je me sentais invincible.
On allait au Lac de Côme. On partageait une villa au bord du Lac de Côme avec des copains à Paul. Ils vivaient et travaillaient tous en Italie. Super, ce n’était pas avec des gens d’ici. On est arrivé sur place peu avant 23h et on a fait connaissance du reste de la troupe. C’était des fêtards, ça se voyait tout de suite.
A peine installé, on est sorti prendre un verre dans le jardin avant d’aller commencer à faire la fête en ville. Notre chambre donnait sur le lac, la vue était absolument magnifique. Tout de même, un peu raide comme 1ère, j’avais toujours besoin de dormir après un trajet, mais comme je voulais que Pascal passe les meilleures vacances de sa vie, il m’a fallu trouver l’énergie. Pendant qu’ils prenaient le verre dehors, moi et quelques filles sommes allé nous préparer. Pascal s’est assez rapidement fondu dans le groupe, ils parlaient tous anglais, et je crois bien que la majorité des mecs étaient américains.
Hahhhh, c’est si bon d’être là, de me sentir libre comme l’air et de pouvoir me comporter en petite copine enfin!
Mains dans la main, on a suivi l’équipe, je ne connaissais personne à part Paul, alors je restais près de Pascal, enfilant ma main dans la sienne à toutes les occasions. Je ne peux pas dire que je connaissais la fille qui était venue avec Paul, alors je l’ai ignorée.
Pendant la soirée, Pascal a dit à plusieurs reprises être content qu’on soit là, et pas à Ibiza finalement. Il avait l’air heureux. Il a gardé son bras autour de mes épaules ou main dans la main toute la soirée, mise à part les moments où l’on a dansé ensemble.
Il avait envi de rentrer, mais on était trop fraîchement arrivé pour oser...
On est rentré aux env. de 4h du matin, et la soirée s’est encore poursuivi sur la terrasse à côté de la piscine. J’étais claquée et aucune envie de m’éterniser, alors je suis montée prendre une douche et attendre Pascal. Il est monté 10mn après pour prendre aussi une douche et on a fait l’amour pendant des heures avant de s’endormir. On avait mis le ventilateur au-dessus du lit, le bruit était comme une berceuse, on a même pas entendu les autres faire du boucan le matin au déjeuner. D’ailleurs, personne ne s’était levé avant midi.
Vers 13h, Pascal m’a fait un petit bisou en quittant la chambre. Il a été rejoindre les autres au bord de la piscine, moi j’avais l’intention de dormir encore un peu.
Vers 15h, le corps ensoleillé, tout chaud, Pascal est revenu se glisser au lit et m’a réveillée à coups de bisous. Bercée par ses câlins et ses bisous, je ne sentais plus la fatigue, mais après, j’étais cassée. Je serais bien restée au lit, mais j’aurai flingué la journée à dormir, alors je me suis levée.
- Tu l’aime hein? Ça se voit... Ça se voit à la manière que tu le regardes...
Paul m’avait surprise à dévorer Pascal des yeux avec mon petit sourire aux anges. Ciel, oui, je l’aimais et même plus que ça. Paul m’a dit de faire attention à moi, un homme marié quitte rarement sa femme. Tout de suite après dit ça, comme pour me rassurer ou pour ne pas trahir son ami, il a dit que, malgré toutes les conneries qu’il pouvait faire, il savait que Pascal m’aimait aussi.
Pour une fois, je me suis montrée sociable et j’ai parlé avec un peu tout le monde, sauf avec la miss de Paul. Les yeux pleins d’étoiles, je ne tarissais pas de sourires quant mon regard croisait celui de Pascal, ou tout simplement de le regarder. Pascal a toujours été mon spectacle favori. J’aime le voir bouger, rire, l’entendre parler, sa voix me trouble toujours même après toutes ces années.
Quant on parle de romantisme, la majorité des hommes imaginent à tord que ça signifie, inviter une femme au resto ou lui offrir des fleurs, mais pas du tout. Pascal est l'archétype même du romantique, et c’est ce qui est si craquant chez lui. Il a toujours un petit geste, un petit câlin, un petit bisou par-ci, par-là, il ne me passe pas à côté sans me prendre la main, sans me toucher pour me caresser le dos, sans passer sa main dans mes cheveux ou me faire un bisou, ou me caresser la joue en me parlant; c’est ça être romantique.
Tous les hommes qui pensent qu’être romantique c’est; t’ouvrir la portière de la voiture, t’inviter à dîner ou te dire que tu es belle n’ont rien compris au mot “romantique”. Ou encore, ceux qui pensent qu’une ballade au bord du lac c’est être romantique, ont tout faux. La ballade est peut-être romantique, mais sans l’attention ou les petites touches perso de la personne qui marche à vos côtés, il n’y a que la ballade qui est romantique, mais lui, non!
Avec Pascal, j’étais au paradis...
Le soir, toute l’équipe était prête à aller encore faire la fiesta dehors, mais Pascal a dit qu’après le voyage d’hier et la soirée, il aspirait à un peu de calme. Il m’avait proposé une soirée tranquille à la villa et j’ai accepté en sautillant de joie. Est-ce qu’il me devinait autant que ça?
Quelques casses noisettes voulaient nous imiter, mais Pascal leur a très vite fait comprendre qu’on allait pas être de très bonne compagnie, on aspirait à rester seuls. Après des clins d'œils de la part des mecs, pleins de sous-entendus, qui m’ont fait rougir jusqu’aux cheveux.
Pascal avait prévu un petit dîner en amoureux et j’ai voulu l’aider à le préparer. On s’est bien amusé. J’adore le regarder faire, et j’aime aussi faire à manger, c’était fun. Il y avait une petite brise sympa qui contrastait avec la chaleur de la journée, c’était rafraîchissant. On a papoté à bâtons rompus, on avait toujours tellement de choses à se raconter. J’avais oublié la fatigue, j’étais sur un nuage tout mauve, comblée de bisous, de je t’aime, bercée par ses sourires et son magnifique regard vert pétillant de bonheur. God, je l’adore ce mec, c'est si bon d'être en sa compagnie!
On a fait une pause avant le dessert pour aller se réchauffer dans notre chambre. Je n’avais pas de place pour un autre dessert de toute façon. Quant on est descendu, je l’ai regardé manger le fameux tiramisu italien. Je ne pouvais pas m’empêcher de le toucher tout le temps; lui passer les mains dans les cheveux, lui sauter dessus pour lui faire des bisous partout, entre 2 cuillères, sur son cour, son adorable nez, sur les yeux, de lui enfiler les mains sous son t-shirt pour toucher sa peau. Peut-être aussi pour me rassurer qu’il était bien là en chair et en os.
Dès qu’il a avalé la dernière cuillère, il m’a presque portée pour m’installer sur ses genoux. Oui, il était heureux, il l’a dit au moins une 1/2 douzaine de fois en moins d’une 1/2h.
-
Je t’aime Jane... Hahhh! On est si bien, j’aime être avec toi, j’aime être comme ça avec toi... Je ne comprends pas pourquoi tu chipotes toujours autant pour partir avec moi?Je suis chiant ou quoi?
-
Oh non! Tu n’es jamais chiant, quelle idée lubrique! Afff... Je sais pas... Je suis comme ça... Puis tu sais, il y a la famille, les amis, les petites choses de tous les jours, puis j’ai toutes mes affaires chez moi, je ne peux pas tout emporter, alors...
Il a rigolé de voir ma petite grimace. Je ne savais pas comment expliquer, mais c’est vrai, j’étais comme ça, difficile de me tirer hors de chez moi.
Pascal m’écoutait en souriant, ses yeux souriaient aussi et au milieu de mon bavardage ses “Je t’aime... Je t’aime” avaient le don de me couper la chique! Pascal m’a confiée qu’il rêvait souvent qu’on puisse vivre ensemble, de se réveiller chaque matin près l’un de l’autre.
Hum, je me souviens avoir pensé à ce moment là à Caro et j’aurai voulu lui demandé où elle se situait dans tout ça? Est-ce qu’il n’avait pas oublié qu’il sortait avec une autre fille? Mais zip, j’ai préféré garder ma petite observation pour moi. Pascal avait l’air sincère, alors pas question de tout gâcher.
- Hum... Ça m’arrive aussi d’avoir les mêmes rêves, mais... tu risquerais vite de découvrir que je suis hyper chiante, pénible, alors je suis vite ramenée sur terre... Je ne sais pas si c’est une bonne idée!
- Parce que tu crois que je ne suis pas chiant moi? Woooh, alors là! Hmmm... Voyons... Toi qui aime sortir, tu commencera vite à t’ennuyer comme un rat mort. Je suis hyper casanier, et une fois que je t’aurai emprisonné à la maison... Fini les sorties! Et je ne crois pas que je te laisserai sortir sans moi!
Pascal était mort de rire.
On a discuté comme ça pendant des heures, parlant de nos caractères, des trucs qu’on aimait, qu’on aimait faire; comme moi la peinture et lui la musique. Il aimait aussi faire du sport, de ne plus faire partie de l’équipe de basket et d’être relégué sur le banc lui pesait un peu. Il avait même pensé reprendre la natation, mais ça aurait vite posé des problèmes; il n’aurait pas eu beaucoup de temps pour faire autre chose ou me voir. Il pensait que Jess s’en doutait et l’encourageait presque trop lourdement.
On a passé une adorable soirée, collée à lui, j’étais aux anges. Malgré sa proximité, mon cœur continuait encore à s’affoler. C’était dingue, et même un peu épuisant. Je pouvais dire que j’étais épuisée d’amour. Le boum-boum-boum constant dans ma poitrine était désordonné, le souffle court, je l’écoutais, le ton de sa voix me berçait, je bénissais le ciel pour chacun de ses bisous, et il y en avait des tonnes.
Après on a tout rangé, pressé de regagner notre chambre. J’ai fini par m’endormir sur son torse, bercée par sa main qui me caressait la tête et le battement de son cœur. J’aurai voulu que le temps s’arrête...