175/11 - Ma timidité fait une attaque en force

Publié le par JaneDo

Ma timidité fait une attaque en force  - (vendredi.24.juin.2011 - 175/11)

Pascal, mon petit chou m’a téléphoné 3 fois aujourd’hui, juste pour parler. Ça m’a fait plaisir, j’aime l’entendre, ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas appelé autant, il voulait être certain qu’on se voyait ce soir. Après le coup d’hier soir, je le soupçonnais d’avoir pensé que je pouvais être fâchée. Moi? Fâchée? Mah non, quelle idée!

  • Et ça me ferait plaisir si pour une fois tu me colles, comme tu savais si bien le faire avec Thomas!!!
  • Comme Caro?

Ça l'a fait rigoler.

  • Si tu veux... Ne reste pas à 3 kilomètres d’accord?

Mais qu'est-ce que je foutais à lui parler d'elle moi??? Stupide bêtise!

Contrairement à l’habitude, les garçons avaient un match en début de soirée, Thomas avait donc décidé d’inviter toute l’équipe après chez lui, parce que traîner dans les bars et les boîtes où on ne pouvait pas fumer ne lui disait rien ce soir. Pour nous, Pascal et moi, c’était la poisse, ce serait plus difficile de pouvoir s’éclipser sans attirer l’attention. On dirait que c’était fait exprès pour nous mettre des battons dans les roues.

Vendredi, hahhhh, le pied, toute seule chez moi, j’étais tranquille, hahh j’adore! J’étais d’humeur à peindre, alors j’ai peints, musique à fond à chanter à tue tête. Évidemment, j’avais un de mes trainings défoncés, au moins si je me tâchais, c’était pas grave.

Je suis arrivée un peu avant minuit, entre temps, Pascal m’avait envoyé une dizaine de messages, il croyait que j’allais lui faire faux bond. Hihihi, j’aurai pu, ça lui aurait fait les pieds de m’avoir poser un lapin hier soir. Pascal m’avait demandé de ne pas rester à distance comme j’avais tendance à le faire mais de le coller, alors j’ai pris mon courage à 2 mains. Après avoir salué un peu tout le monde et échangé quelques mots avec Thomas, qui avait de la peine à me laisser partir, j’ai enfin été salué Pascal en dernier et je me suis assise à côté de lui.

Glups, je me sentais ridicule, de trop. Je n’avais rien à dire, autour de lui, il y avait des gens que je ne connaissais pas et qui me regardait de travers. Évidemment, ils étaient dans leurs trucs, parlant de baskets, etc. J’avais les oreilles en feu parce que j’étais gênée et Pascal l’a remarqué et m’a chuchoté un truc salace à l’oreille ce qui n’a fait qu’empirer mon état de chaleur. Après 10mn, j’en pouvais plus et j’ai voulu me lever pour aller ailleurs, mais Pascal a dû le deviner et il m’a attrapée par la main pour me faire me rasseoir, alors j’ai prétendu que je voulais aller fumer dehors.

Thomas est venu tout de suite me rejoindre. Je lui ai demandé où était sa copine, normal, je croyais qu’ils se voyaient plus souvent. Thomas a dit qu’ils n’avaient pas l’habitude de passer les soirées ensemble, il n’y tenait pas et que ce n’était pas officiellement sa copine. Ils se voyaient c’est tout, rien de plus. J’ai pensé qu’elle l’attendait probablement chez elle, mais j’ai appris qu’elle le rejoindrait plus tard quant tout le monde sera parti s’il n’avait rien prévu d’autre. C’était donc comme ça qu’ils fonctionnaient? Ça avait le mérite d’être discret, peut-être même un peu trop.

Du coin de l’oeil, je regardais ce qui se passait à l’intérieur. On était appuyé à la barrière de la terrasse, d’ailleurs la baie-vitrée de la terrasse était grande ouverte. Ça m’a coupé la parole de voir une fille que je ne connaissais pas se pencher et embrasser Pascal sur la bouche. Sa femme n'était pourtant pas loin. Pascal a sursauté et viré au rouge direct. Je pense que le geste l'avait surpris, il ne s'y attendait pas.

Thomas m’a jeté un petit regard de côté, j’étais aussi déjà rouge. J’aurai aimé qu’il me dise qui c’était, mais j’ai dû le lui demandé; c’était la sœur d’un des joueurs. Les copains qui l’entouraient se sont mis à rire, et Jess, même si ça l’avait énervé, faisait mine de n'avoir rien remarqué. Caro était pâle et ne riait pas.

Pascal s’était redressé pour se pencher en avant, il était gêné et m’a jeté un coup d’oeil. Il savait que j’avais vu. On aurait dit qu’il me suppliait du regard, alors j’ai été me rasseoir à ses côtés. J’avais toujours les oreilles en feu.

Pascal m’a chuchoté qu’il ne savait pas ce qui c’était passé, qu’il ne savait pas pourquoi elle avait fait ça, il ne la connaissait même pas. Jess aussi s’était rapliquée pour réclamer son territoire.

Il n’y avait que Caro qui avait l’air de ne pas savoir ce qu’elle faisait là ce soir, et dire que je croyais être la seule à penser ça. J'ai appris après que, Pascal avait rencontré cette fille plusieurs fois lors des sorties entre copains du basket. Donc, il la connaissait, mais d'après ce qu'il disait, il ne l'avait jamais remarquée. Il disait ne pas connaitre les raisons de son geste, pourtant je trouvais ça louche, on n'embrasse pas un mec sauf si on pense qu'on peut, ou qu'il le voulait aussi. Je me demandais ce qu'il avait fait pour le lui faire croire!!! 

Une partie du groupe était parti pour aller en boîte, Pascal m’a attirée dans un coin pour me proposer d’aller l’attendre chez Paul qui était parti en boîte. Il allait resté encore quelques instant après mon départ pour donner le change, puis il prétendrait aller rejoindre ses potes en boîte, et viendrait me rejoindre chez Paul.

  • Et tu fera quoi si Jess décidait d’aller avec toi, ou Caro?
  • Ben, je les déposerais, je fais un tour et je file. Je te promets que rien, ni personne ne m’empêchera de venir, fais moi confiance ok.

Comme toujours, on ne pouvait jamais parler très longtemps sans qu’on vienne nous interrompre, et dès que Caro et Thomas sont venus nous rejoindre, j’ai leur ai fait la bise et je suis partie. Jess m’a attrapée avant que j’ai pu franchir la porte, elle voulait savoir comment j’allais. Étonnant. Je me demande ce qu’elle voulait vraiment? Voir si je crevais à petit feu? Mais, j’étais pressée, je n’avais pas envie de lui parler. J’avais peur qu’elle remarque que je flottais de joie parce que j’allais voir Pascal.


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