176/2013 - Trouble fête, ou plutôt... Trouble galipettes!
Mardi, 25 juin 2013 - 176/2013 - Trouble fête, ou, trouble galipettes!!
Pascal avait dit qu’il avait déjà quelque chose. Mais je n’avais pas envie de rester seule ce soir. Pascal n’avait pas l’entraînement, alors qui pouvait avoir su avant moi? Son équipe ne l’avait su qu’hier!
Je suis perdue dans le labyrinthe de ma tête. Pascal me dit toujours que je réfléchi trop, qu’il aimerait bien savoir ce que je concocte dans ma tête. Ce serait amusant de faire ce que Akemi-sama m’a dit. En même temps, je ne voudrais pas trop que Pascal se sente coupable.
Je m’explique; J’aimerai voir sa réaction après un message qui lui demande s’il pense vraiment à moi alors qu’il est en train de sauter une autre nana. Mais, et c’est là où ça bogue un peu dans ma tête: Je ne veux pas l'empêcher de s’amuser. Il peut voir d’autres filles s’il en a envi. Je ne veux pas l’en empêcher.
Je dois juste travailler sur le flippe qui me traverse à chaque fois, sur mes incertitudes, sur la peur qui me grignote de l’intérieur. Je devrais arrêter de le suivre, de chercher à savoir. Mais c’est fou, une fois qu’on commence cette connerie, on n’arrête plus. Je dois travailler sur moi-même pour être plus ouverte, plus forte.
Le hic, c’est que je crois que je suis jalouse… de lui! Jalouse de Pascal. De la chance qu’il a de pouvoir avoir les filles qu’il veut, sans effort. Ouais, je l’envie. Je voudrais être à sa place, ou dans sa tête. Je ne voudrais juste pas qu’il ne tombe amoureux de l’une d’elles. Je crois que ça me dévasterais. Je voudrais être certaine de toujours être la seule et unique qu’il aime vraiment.
En plus, on ne sort même plus ensemble, donc de quel droit j’aurai à lui imposer quoi que ce soit.
C’est la peur qui me fait le suivre, l’épier! Traduire chaque sourire qu’il leur renvoi, chaque geste, chaque regard. Est-ce que c’est le même qu’avec moi? Est-ce qu’il n’a pas l’air d’être trop intéressé par cel le-là? Est-ce qu’il est captivé? Est-ce qu’il ne serait pas en train de tomber amoureux de celle-là? Ou celle-ci?
Jeeez, je suis vraiment à la masse moi!
Bref, mardi soir, j’avais la folle envie de le voir. De voir Pascal. Je devenais dingue de savoir qu’il n’avait pas l’entraînement et que je n’avais aucune idée de ce qu’il faisait. Avec qui était-il? Est-ce qu’il s’amuse mieux qu’avec moi? Est-ce qu’il m’oublie? J’étais ravagée à l’idée qu’il puisse avoir envi de passer tout ce temps libre avec quelqu’un d’autre que moi!!! Ouais, je suis cinglée!
Je me torture moi-même avec mon imagination débordante. Au lieu de m’occuper comme j’avais l’habitude de le faire; peindre, dessiner, lire, etc, je ne faisais plus rien. Je ne faisais rien d’autre que penser à lui. Ouais, ravagée!
J’ai tenté de joindre Pascal avant qu’il ne quitte le bureau. Pfff, il était déjà parti. Cela n’a fait que faire grimper mon stress intérieur d’un cran. Complètement ridicule, je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’avais envie de le voir. Pascal n’a pas répondu dans l’heure, alors ça m’a rendu folle. Evidemment, j’ai commencé à m’imaginer plein de choses, comme par exemple, qu’il ne voulait pas me répondre.
Même si ça me donnait l’air d’une gourde finie, je lui ai renvoyé un message, me répétant. J’ai eu l’impression d’être une mendiante. Je mendiais son attention. Pas très flatteur. Après, prise de remord, je n’osais plus lui récrire. Pascal avait dû voir mon message, donc, s’il ne répondait pas, c’est qu’il n’en avait pas envi.
J’ai même pensé lui dire que j’allais l’attendre chez lui. Le seul problème, c’est que je devais me taper Jess en attendant. Et s’il continuait à ignorer mon message? Et si Jess me fichait tout bonnement à la porte? Boh, je pouvais toujours aller chez Thomas? Ouais, pas top pour Thomas. Non, je pouvais pas. Alors, chez Caro? Wah, non. Trop nul. Si Pascal répondait, elle finirait par être dans mes pattes. Rhhhh, je ne savais pas quoi faire, mais j’avais vraiment, vraiment envie de voir Pascal.
Finalement, j’ai décidé d’aller voir partout où il pouvait être. Ça m’embêtait presque d’y aller toute seule, avoir de la compagnie, par exemple Caro, ce serait super. On pourrait discuter pendant les trajets à faire la tournée? Et s’il fallait attendre, la tension est moins lourde quant on est 2. En général, il y en a une qui tombe au fond du gouffre, et l’autre qui fait tout pour se montrer forte, sinon, c’est le désastre.
Caroline a été d’accord tout de suite. Je crois que je l’avais appelée pour d’abord être sur que Pascal n’était pas juste chez elle. On a pris la voiture à son cousin. Et on a été directement chez Elodie. Il n'y avait personne. Ensuite, on a fait un tour aux endroits où l’on pensait le trouver. Rien, personne.
Faut dire qu’on ne savait pas où regarder exactement. On ne connaissait pas les endroits qu’Elodie aimait fréquenter. On est même entrer dans son immeuble pour voir à quel étage elle habitait. C’était une idée à Caroline. Dire que je n’avais pas penser chercher. Elle est vraiment maligne. De dehors, on a repéré ses fenêtres. Aucune idée de la voiture qu’elle pouvait bien conduire, donc on ne savait pas si sa voiture était quelque part dans le coin. Encore des détails à fouiller.
On est reparti faire un tour dans les alentours, voir vers les restaurants du coin. Puis, on a pensé faire un tour vers les bars, pubs, restos au bord du lac, entre chez Elodie et les endroits qu’on fréquentait d’habitude. On a pensé qu’ils ne pouvait être que dans ces zones là. Rien. Alors, on est retourné faire un tour vers chez Elodie.
Il était maintenant, près de 23h, et choc; il y avait de la lumière aux fenêtres d'Elodie…
Ça fiche un sacré coup! On avait raté le retour d’Elodie, donc on ne savait pas si elle était avec Pascal ou non. On a commencé à faire le tour des voitures parquées, et j’avoue, pour ma part, en espérant ne pas voir celle de Pascal. Je ne voulais pas voir sa voiture parquée chez Elodie. Ça me déchirerait l’estomac.
Mais paf, sa voiture était bien là. Pascal était bien là. C’était bien sa voiture. Et elle n’était pas dans le coin lors de notre dernier passage. C’est terriblement destructeur de voir un bout de carrosserie parquée négligemment le long d’un trottoir, quant on sait ce que cela implique. Parquée à un endroit où l'on n’espérait ne pas la voir. Le choc était grand, et je suis restée un moment interdite. Dévastée.
J’ai donc pensé jouer les troubles fêtes, comme me l’avait suggéré Akemi-sama. Après tout, je n’avais rien à perdre. J’ai encore la boule à l’estomac, plusieurs jours après, en écrivant ces quelques mots. Je me rappelle très exactement ce que je ressentais à regarder sa bagnole.
C’est là que j’ai remarqué que Pascal avait répondu à mon dernier message, où je lui disais qu’il me manquait très fort, et je lui avais posé la question de savoir si je lui manquais un peu. Pascal me disait qu’il était désolé de n’avoir pas pu me voir, et que je lui manquais aussi.
Hhoh, hoh, manquait plus que ça! Je n’avais pas vu son message, parce que j’avais laissé mon natel sur silencieux. Sinon, j’aurai peut-être pu l’empêcher d’aller se balader ailleurs. Zut et re-zut. Trop tard. Il m’a fallu plus de 20mn pour composer mon message, avec le concours de Caroline.
“Je te manque??? Vraiment??? Que fais-tu? Si je te manque, alors j’imagine que tu n’es pas avec Elodie? Sinon, ce serait un gros mensonge, hein? Ou et comment est-ce que je te manque? Tu penses à moi? Là? Maintenant? J’imagine à quel point tu penses à moi, dans le lit d’Elodie? C’était ça le truc que tu avais déjà?"
J’étais assez contente de mon message. Je le lui l’ai envoyé en 13 exemplaires. Pas une, parce qu’il aurait pu ne pas entendre son natel. Non, plusieurs fois, pour être sûre qu’au bout d’un moment, quoi qu’il fasse, il serait bien obligé de regarder pourquoi son natel sonnait autant. Entre 2, je l’ai appelé. Juste pour que son natel sonne, au cas où il n’avait pas fait attention aux sonneries.
Au 13ème message, Pascal a aussitôt essayé de m’appeler. J’ai répondu. Il y avait du stress dans sa voix. Pascal semblait nerveux, tendu. Il a essayé de savoir pourquoi je lui avais écrit ça. Donc, à savoir si je savais positivement qu’il était chez Elodie, ou si c’était de la spéculation. J’ai prétendu que je le cherchais, que j’avais envie de le voir, alors j’étais en route pour aller chez lui.
Depuis en bas, on l’a vu aller sur le balcon pour me parler. Mort de rire. Pascal a eu l’impression que je ne savais pas où il était, alors il a dit qu’il était chez un copain, qu’il était sur le point de partir. Que c’était mieux que je n’aille pas chez lui. Puis, il a changé d’avis. Il m’a dit qu’il se mettait en route, que je devais l’attendre devant la maison. Ok. No blême.
J’étais contente de voir qu’il se précipitait pour me voir. Le petit moment de joie passé, j’ai réalisé qu’il m’avait menti, et que peut-être, qu’il se précipitait pour éviter que je ne me pointe chez Elodie! Mais bon, comme qui dirait; il n’y a que le résultat qui compte, non?
Aussi nu-nuche que moi, Caroline était contente pour moi. Elle pensait, comme je l’avais pensé en premier lieu, c’était parce qu’il tenait à moi. Ensuite, je l’ai faite atterrir en lui parlant de mon petit doute. Ce n’était pas parce que je comptais pour lui, mais juste pour éviter du grabuge chez sa précieuse Elodie.
Caroline s’est montrée sceptique, au point où je me suis demandée si elle n’était pas un peu naïve!