177 - Complique pas les choses?
Ella part avec ses grand-parents à Zermatt, coooool pour moi, j’avais mon week-end... Yupiiiii..
Le choc de la journée était d'apprendre la mort de Mickael Jackson. Impossible! Les enfants avaient entendu la nouvelle en boîte hier soir. Je n'y croyais pas. J'ai tourné sur les chaînes infos, regardé sur internet... Impossible. Même avec tout ce que j'ai lu et les images, j'étais choquée. Mickael Jackson a disparu. Il ne sera plus jamais sur la scène musicale... Non, ça pouvait pas exister ça. Il fera désormais parti de la liste des disparus, des "was". Incroyable, j'en avais mal au coeur. Moi qui avait rêvé de devenir un jour sa femme... Foutu!
Plus d'infos, plus de journal télévisé pour moi de la journée. Je ne voulais plus entendre. Un petit jogging et ça repart.
J'ai préparé à manger pour les petits, impatiente de me retrouver enfin seule. Dans ma tête, la vision d'un bon petit bain me faisait rêver. Petit bouquin, musique de fond et mousse à gogo... Hahhh... Le pieds!
J’étais plus qu’impatiente de retrouver Pascal. Il ne sortait pas ce soir. Il m’a gentiment rappelé qu’on avait dit qu’on faisait une petite trêve, mais que depuis, on avait brûlé la chandelle par les 2 bouts sans réfléchir au mal qu’on pouvait faire à ceux qui nous entourent. Qu’on avait des choses à régler avant de pouvoir vraiment penser qu’on était de nouveau ensemble.
C’est vrai, il avait raison, j’avais voulu oublier ça. Il y avait quelque chose dans le ton de sa voix, et je ne savais pas ce que ça cachait. Je lui ai rappelé aussi qu’il avait dit que ce serait, comme je voudrais! Ça l’a fait rire. C’était vrai qu’on avait décidé d’y aller doucement, par petit pas...
Mais il n’y avait rien à faire, pas de raisons raisonnable, rien n’arrivait à me freiner, j’avais envie de le voir. J’avais envie de passer le week-end avec lui. Bon... ça, c’était peut-être pas faisable, peut-être pas tout le week-end, mais un bout du moins!
Oui, je sais, il est avec quelqu’un d’autre, donc, ça allait être un peu difficile de trouver le moyen de me glisser là dedans, mais j’allais essayer. Je devais voir Pascal et rien n’arrivait à m’arrêter, même pas ma fragile dignité.
C’est seulement en arrivant chez lui que je me suis souvenue qu’il avait un match ce soir. Je ne savais pas s’il rentrait après le match, ou s’il avait prévu autre chose. Zut. Si je l’appelais, ce ne serait plus une surprise. J’avais un petit espoir, c’était l’attendre. Connaissant Pascal, il rentrerait se changer au cas où il sortait après. De toute façon, il rentrerait... enfin, c’était ce que j’espérais. Zut, je ne savais pas à quelle heure son match finissait... Pour calmer mon impatience, j’ai été faire un tour du côté de chez Caroline. Pas là non plus. Arf, je commençais à désespérer. Les choses ne se passaient pas comme je les avais rêvé. Pascal où est-ce que tu pouvais bien être?
En retournant chez lui, miracle, il y avait sa voiture.
Pascal sortait de la douche, c’était assez évident. Passé le 1er moment de surprise, je sentais qu’il n’était pas tout à fait ravi de me voir. Torse nu, son linge sur l’épaule.. ça m’a frappé; non, pas question que je laisse une autre poser ses mains sur son torse, enfin... plus question! Ce torse était à moi!
Bah, je ne lui ai pas laissé le temps de parler et d’essayer de me raisonner, je lui ai sauté dans les bras. Pascal a quand même essayé de me repousser gentiment, en essayant de me dire que j’aurai dû appeler, que je ne devrais pas être là, mais je savais depuis longtemps qu’il avait de la peine à me résister, hihihi. Je l’adore.
Il avait viré son linge, n’avait pas répondu à son natel et l’avait simplement coupé. Je lui apportais mon coeur sur un plateau, comment aurait-il pu résister? 1h plus tard, Pascal est sorti de la chambre pour aller téléphoner. Je n’avais pas besoin de lui demander à qui, je devinais que c’était à Caroline. Au moins, il ne m’avait pas fichue à la porte. Mais 20mn plus tard, Caroline sonnait chez lui. A sa tête, je devinais qu’il n’était pas franchement à l’aise et se trouvait un peu mal là...
Pascal s’est dépêché de s’habiller et après m’avoir dit de rester là, en me faisant signe de ne pas faire de bruit, il a été lui ouvrir. J’entendais le murmure de leurs voix. Elle prétendait n’avoir pas vu son message vocal. Pascal lui a dit qu’il ne sortait pas et essayait de l’amener à partir, mais elle résistait à toutes ses tentatives. Je n’allais pas passer ma soirée dans la chambre quand même?
Pascal essayait d’éviter ses étreintes en la gardant à distance. Il était super mal à l’aise. Normal, j’étais dans la pièce d’à côté. Je m’impatientais et j’avais la furieuse envie de bondir hors de la chambre “Coucou!”. A temps, je me suis rappelée que je m’étais promise d’être beaucoup plus discrète cette fois, alors je me suis sagement rassise sur le lit en pestouillant à l’intérieur.
Ça m’a un peu sciée quant, j’ai réalisé qu’ils étaient parti et que j’étais enfermée à l’intérieur de son appart. Je ne savais pas quoi faire. Attendre? Partir? L’appeler? 1/2h plus tard, Pascal m’a appelée en s’excusant. Il n’avait pas pu faire autrement que de sortir pour me donner l’occasion de partir discrètement.
Mais, je ne voulais pas partir. J’ai insisté que je l’attendrais. Je savais bien que je le mettais en mauvaise posture. Pascal a encore insisté en me demandant de ne pas compliquer les choses. Alors je suis partie le moral dans les tongues.
J’ai pleuré pendant tout le trajet de retour et encore un peu plus. Ses mots me transperçaient le coeur, et tournaient dans ma tête comme un disque rayé; “Jane, ne complique pas les choses”. Mais quelles choses? Ses relations avec Caroline? Qu’est-ce que qu’il avait bien voulu dire? Si j’avais pas accepté de rentrer, serait-il devenu désagréable? Arf, j’étais mal. “Je t’appellerai plus tard, d’accord?”; c’était quoi plus tard, le lendemain? la semaine prochaine? Arf, j’étais injuste et je voulais que les choses soient comme je veux, en oubliant parfois la réalité. Si seulement ça pouvait m’aider à me sentir mieux, mais même pas.
A la maison, les yeux explosés, j’ai traîné les pieds jusqu’à mon canapé, une grosse paire de chaussettes rose bonbon, que Dani m’avait offert et mon long et large T-shirt bleu avec écrit en rose dessus; 'No Man’s Toy' (je ne suis le jouet de personne). J’avais enregistré la série “Fringe” avec mon pote Joshua Jackson, exactement ce qu’il me fallait pour ne pas penser. Je me suis plongée dedans. Et ça a sonné à ma porte. J’ai jeté un petit coup d’oeil par le petit trou... Iaaaaahhhh!
Petit moment de panique, parce que j’étais habillée comme une plouk, et que j’avais les yeux rouges et bouffis, merde... mais il savait que j’étais là! Même pas le temps de courir mettre la tête et les yeux sous l’eau froide, ni le temps de me changer, j’ai dû lui ouvrir dans ma tenue “anti-sexy”, quellllle poisssssse!
Appuyé contre le montant de la porte, les bras croisés avec une petite mine légèrement coupable... Pascal... Ben ça alors! Rien ne pouvait me faire plus plaisir. Je l’adore, je l’aime ce foutu bonhomme aux yeux verts, ne serais-ce que parce qu’il avait pris la peine de passer après ce qui s’était passé... ouais, je l’adore. Ou surtout parce qu’il était là...
Ma tenue l’a fait sourire, et il m’a demandé si je pensais ce qui était marqué sur mon t-shirt. Hum, il y a 1 minute, oui, maintenant, non. Je voulais bien être son jouet à lui! S’il avait remarqué mes yeux de caliméro, il n’en a rien dit. Quant il m’a serré contre lui, j’ai oublié pourquoi j’avais même été triste.
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Complique pas les choses? (177-ven-26.juin.09)