200 - Week-end au chalet de Paul

Publié le par JaneDo


J’étais triste en rentrant. Je voyais déjà le week-end filer sans vraiment passer du temps avec Pascal, ça me gavait.

Je n’étais plus au bord du suicide comme quant j’avais risqué de le perdre, mais là, j’étais mal. Le pendule de Brig dansait dans ma tête; il préférait Caroline à moi et aimait sa femme. Iaaak. Je me suis laissé couler un moment au fond du gouffre, puis j’ai résolu de ne pas me laisser aller à des suppositions désastreuses et à un manque de confiance qui risquait de me couler dans le béton de la déprime. Non, non et non, pas question.

voir l'image en taille réelleAprès tout, est-ce qu’il y avait quelque chose dans la situation que je ne connaissais pas avant de courir vers lui? Non. Alors bon, il fallait que je reprenne le dessus.

Je savais que Pascal était sorti avec Caroline parce qu’il voulait tirer un trait sur nous. C’était le meilleur moyen de ne pas attendre en vain, et ne pas se laisser tenter. On pouvait pas reculer le temps, et même si on le faisait, je sais bien que je serais quand même ressorti avec Layne parce que je n’aurais pas eu le coeur de faire autrement. Ne réussissant pas à trouver le sommeil, j’ai replongé dans mes vieux travers et malgré l’heure tardive, j’ai appelé Brian. Ensommeillé, il a joué les murs de lamentation. Ça m’a fait du bien, mais j’ai quand même pas réussi à beaucoup dormir.

Je savais que Pascal avait passé la nuit chez Caroline. J’aurai voulu que ça ne me fasse rien, mais c’était pas possible. J’aurai voulu qu’il ne soit pas resté avec elle, j’aurai voulu... Et il pleuvait à mort...

Pascal m’a appelé vers midi, et on été manger ensemble. Il avait toujours sa tête du mec qui cherche comment aborder un sujet qui fâche. J’ai fait celle qui ne voyait rien. Il faisait un temps orageux, et la seule chose qui vient en tête dans ces moments, c’est maison. Alors on a filé chez lui et on a passé le reste de la journée au coin du feu, à faire des siestes... ;)) On avait vraiment pas envi de mettre le nez dehors...

Pascal avait éteint son natel. Tant mieux. Par contre, sa ligne fixe ne chaumait pas. Il a discuté avec quelques copains et Paul lui a proposé de le rejoindre à son chalet pour le reste du week-end. Pascal l’a averti qu’il venait avec moi.

Il y avait juste quelques copains à Paul que je ne connaissais pas, ou que j’avais entr'aperçu peut-être une ou deux fois. Pas de Jess, Thomas, Caroline ou Alexia, le pieds. Même si on ne pouvait pas vraiment agir librement, on était bien et on pouvait passé notre temps ensemble. De temps en temps, Pascal me faisait quand même de petits bisous discrètement, ou m’entourait de ses bras, malgré la présence des autres. Je n’avais pas non plus à faire l’efforts d’être copains avec tout le monde. J’étais juste une des nana qui avait accompagné un des garçons, c’est tout. C’était agréable de n’avoir de compte à rendre à personne. On est resté prudent quand même.

  • Est-ce que tu veux qu’on en parle? Parler de ce qui c’est passé vendredi soir?

C’était une des qualité que j’adorais carrément chez Pascal, même si chez moi, c’était un des mes défauts principal. Contrairement à la majorité des hommes, Pascal ne faisait pas semblant d’ignorer quelques choses si j’en parlais pas. Et il revenait dessus jusqu’à ce qu’on sorte ce qu’on avait sur le coeur. Oui, j’adore. Mais non, je n’avais pas envie d’en parler. On avait que nos week-end, alors fait chier de le gâcher en parlant de trucs pas cool. Je voulais qu’on continue la balade du chien, à se tenir par la main, à rester collée contre lui, à se tenir chaud sous la pluie, garder son bras autour de ma taille, autrement si on parle, je le repousserais.

  • On ne peut pas non plus ignorer les choses et les laisser s’accumuler. On finira par avoir trop de choses non résolus, ou pas clair ou carrément la saturation. Et oui, on a le week-end pour en parler...
  • Pas envie... peut-être demain... stp...

voir l'image en taille réellePour effacer ma mine boudeuse, il m’a fait un bisou au creux de l’oreille en me serrant encore plus contre lui. C’était mieux que d’essayer de m’embrasser. Puis aussi ce qui ne me déplaisait pas, c'est que, tant qu’on en parlait pas, il faisait tout pour se racheter pour vendredi soir... Ça m’allait très bien comme ça.

Il a plût toute la journée. Les garçons ont fait de la musique, des parties de waterball. Samedi soir, les autres sont sortis, nous, on est resté au chalet. C’était vraiment chouette. C’était bon d’entendre la pluie tapoter contre les vitres, j'aimais vraiment beaucoup ce temps.

Dimanche, on a fait la grasse matinée. Quant on est descendu, le déjeuner était terminé depuis longtemps, c’était l’heure de préparer le dîner. Pascal avait envi de cuisiner, alors il s’est mis aux fourneaux. Je flottais dans un des sweat à Pascal qui me tenait bien au chaud et je me suis quand même installée au coin du feu de cheminée que Pascal m'avait allumé.

Si ça n’aurait pas fait trop mal poli, j’aurai bien sauté le dîner pour continuer à lire tranquillement. Ça ne faisait pas 2h que j’étais debout que je retournai me plonger au lit. Il pleuvait et pour moi c’était une invitation à prolonger la grasse matinée. Pascal est resté à bavarder avec ses potes une petite heure avant de venir me rejoindre.

On a quitté le chalet bien après les autres, donc on a dû fermer le chalet. On a mangé dans un pub du village avant de prendre la route. Je n’avais pas faim, j’ai juste picoré quelques frites par gourmandise.

Il était passé 2h du matin quant on est rentré. Il pleuvait toujours...

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Week-end au chalet chez Paul (200-dim.19.jui.09)

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Publié dans jane's diary

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