Sam 5 Avr.2025 - Un vrai boulet (1)

Publié le par JaneDo

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Sam 5 Avr.2025 - Un vrai boulet  (1)

Parler de choses et d'autres, prendre part à une discussion, rigoler et faire rire, c'est pas mon fort. Je ne savais qu'écouter. J'avais été rejoindre Pascal et son petit groupe qui discutait assis autour du bar dans un coin du salon. Je pensais que ça irait, vu que Pascal, presque comme moi, n'est pas très bavard. Il écoute,  souris, intervient de temps à autre.

Moi, je suis restée un moment, aussi muette qu'une carpe. Puis, j'ai chuchoté à l'oreille de Pascal, pour demander s'il voulait venir prendre un café avec moi. Je voulais juste l'éloigner du groupe. Et aussi savoir si on sortirait après ou pas.

J'espérais qu'on resterait au chalet. Pas trop envie d'aller me frotter aux clients saouls du bar qu'on avait l'habitude de fréquenter.

J'ai vu que les nanas nous regardaient et chuchotaient entre elles. Alors j'ai demandé à Pascal si c'était les filles d'hier soir. Il m'a confirmé que c'était bien elles. Il avait un peu pitié, parce qu'elles ne connaissaient personne. Nolan les avait invité, mais ne s'occupait pas d'elles. Il regardait de loin si les nanas le suivraient du regard. Vraiment spécial!!

Finalement, vote de la majorité, ils ont décidés de sortir. Pascal m'a prise par la main et je l'ai suivi. Pourtant, je n'avais vraiment pas envie de sortir.

J'étais un peu surprise que Pascal me prenne par la main. Normalement, on ne fait pas ça. Mais je pense que le fait qu'on me critique a fait ressortir son côté protecteur. Et J'adore. Sa main est chaude, réconfortante.

Le bar est toujours super bondé, et souvent, on se perd presque tout le temps peu dès l'entrée, en se faufilant dans la masse. Heureusement, on se retrouve facilement, puisqu'on s'entasse toujours dans le même coin. Là, Pascal me tenait par la main, et malgré les bousculades, ne m'a pas lâchée. Caro suivait de près. Je la tenait par la main. On ne se lâchait pas.

Arrivé sur notre territoire, Pascal a passé son bras autour de mes épaules. J'ai fini par me dégager pour me coller vers Caro. Pascal discutait avec ses copains, et sérieusement, je n'avais rien à dire. Je suis toujours épatée de voir Caro participer aussi facilement à n'importe quelle discussion. C'est pour ça que tout le monde la trouve sympa et facile à aborder.

Moi, étant silencieuse, à regarder autour de moi sans rien dire, on me trouve froide et hautaine. Je ne le suis pas. C'est de la timidité. Je vois souvent des regards curieux se poser sur moi, et ça me donne encore plus l'air d'être distante. Peut-être même un peu méprisante, parce que je ne souris pas. Je ne fais qu'observer. C'est une manière de masquer ma timidité.

De temps en temps, Pascal me jetait un regard, un petit clin d’œil, me lançait un sourire, que je lui rendais. Mais, ça ne débloquait pas ma langue. Je ne comprenais de toute façon rien. Ils parlaient de randonnée, mais je ne savais pas d'où ça sortait, ni si c'était du passé ou quelque chose qu'ils prévoyaient de faire. Alors je gardais ma bouche fermée.

Je n'osais pas poser de questions. Déjà, par peur qu'on ne fasse pas attention à ma question, et du coup, je me sentirais conne. Il me faut encore quelques verres dans le nez, et ma langue se délierait. J'oublie ma timidité. Je dois juste ne pas trop boire, sinon, j'aurai tout à coup sommeil et je voudrais rentrer. Ou, pire, j'aurai la tête lourde et qui tourne. Pas bon.

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