Jeu 23 Oct 2025 - J'avais raison d'avoir peur
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Jeu 23 Oct 2025 - J'avais raison d'avoir peur
Pascal avait des copains à la maison, quand Natacha a débarqué. On montaient à Loèche demain, donc ils en discutaient. Pascal a fichu tout le monde dehors pour elle. Pourquoi? Ça m'énerve ça Ils s'étaient tout dit, pourquoi la laisser entrer, et mettre tout le monde dehors? Et voilà, maintenant, ils vont tous s'imaginer qu'il se passe des trucs. Je suis sûre que certains lui ont fait des clins d’œils en partant. J'enrage!
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Le dernier parti, elle se jetait déjà sur lui en l'entourant de ses bras. Il n'avait pas occulté ses fenêtres, alors ils ont dû apprécier le spectacle. Arh Pascal, tu te fais chaque fois avoir par un joli minois. La tête enfoui dans son sweat, elle a dit qu'elle n'arriverait pas à accepter de ne plus le voir.
- C'est trop dur…
Pascal n'a rien dit tout de suite, il l'a juste serrée un peu plus fort.
- Faut pas croire, pour moi aussi c'est dur. Mais tu connais Simon, c'est ton frère après tout. Il a dû te passer aussi un savon aussi.
Natacha a fait oui de la tête, toujours lover contre lui. Elle a répété tout un tas de "I love you" se serrant encore plus contre lui. J'avais envie de les écraser comme des mouches, j'avais le cœur dans la gorge. S'il voulait vraiment rompre, il ne serait pas en train de la tripoter. Avec son comportement contradictoire, c'est normal qu'elle soit revenue à la charge. J'avais envie de le mordre.
- Tu avais dis que tu m'aimais, c'était vrai ou c'était juste pour… coucher?
- Non c'est vrai, j'ai des sentiments pour toi. J'ai tout fait pour que ça n'arrive pas. D'ailleurs, ça n'aurait pas dû arriver. Mais comment résister… Il a glissé une de ses mèches derrière l'oreille. Je n'aurai pas choisi de coucher avec toi, donc, je n'avais aucune raison de te raconter des conneries pour ça.
Natacha a baissé les yeux et re-posé sa tête sur son torse en s'accrochant à son t-shirt. Ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre. Mes veines battaient dans mes oreilles.
- Ah zut… Je devrais être en train de te dire que je ne veux plus te voir. Que je ne ressens rien, que tu ne m'intéresse plus. Que ce n'était que pour le cul. Je devrais être assez désagréable et salaud pour que tu n'aie plus envie de me parler. Que tu te dise que je ne suis qu'un salaud… Je n'arrive pas à faire ça… Pourtant, il faut vraiment que ça en reste là Natacha.
- Et si je n'avais pas d'enfant?
Elle a levé sur lui son regard de chien perdu. Pascal est resté figé, comme en suspend. Il s'est mordu la lèvre les yeux perdus dans les siens. Je me demande à quoi il pensait et ce qu'il allait répondre. Sans attendre sa réponse, elle l'a embrassé sur les lèvres. Il s'est remis à se mordiller la lèvre. Je suis sûre qu'il avait envie de l'embrasser aussi. Cela se sentait, se voyait. Elle aussi devait le savoir.
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Après une longue hésitation;
- Tu sais que je préfère les femmes plus âgée? J'aime le fait qu'elles aient du vécu, qu'elles ne cherchent pas à séduire tout ce qui bougent. Elle sont calme et pondérées. J'aime leurs maturités. Mais c'est vrai que j'ai un gros faible pour toi… Je crois que j'aurai été tenté de voir si ça aurait marché. Je t'aime tu sais, mais ça ne pourra jamais marché nous 2… Le fait est que tu as un enfant… Et aussi, il y a Jane…
- Mais, si tu aurais voulu voir si ça marche ou pas, dans le cas où je n'avais pas d'enfant... tu aurai été obligé de quitter Jane?
- Je sais... C'est vrai, ça aurait été très difficile...
Il a fait une grimace en la serrant encore plus fort.
- Mais, c'est sûr, j'aurai voulu tester pour savoir ce que ça pouvait donner nous 2…
La tête à nouveau enfoui dans son torse, elle pleurait doucement et Pascal lui caressait les cheveux en déposant des bisous sur sa tête. Ils sont restés longtemps comme ça. Enlacés, incapables de se séparer. Mon sang brûlait dans mes veines. Des larmes pleins les yeux, je me suis affaissée dans le canapé. C'était donc ça, il avait des sentiments pour elle. Des sentiments plus fort que pour moi.
Si elle n'avait pas de gosse, il m'aurait jetée pour être avec elle. Une main glacée me serrait le cœur, me brisait. J'avais trop mal. Je me suis mise à pleurer en silence. C'était donc ça… Je ne valais rien de plus à ses yeux. J'étais une substitue, celle qui remplissait l'espace que Natacha avait laissé… Tout ce qu'il disait me brisait. Donc, il l'aimait. Le coup de poignard en plein cœur!
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