Ven 14 nov 2025 - Perdre mon latin

Publié le par JaneDo

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Ven 14 nov 2025 - Perdre mon latin

Hier soir, quand Pascal est rentré je l'ai appelé. Je voulais savoir s'il était sûr qu'il voulait que je monte à Loèche. Comme lui, je n'aime pas beaucoup cette station en fait. Pas assez de vie nocturne. C'est plutôt une station pour les vieux croutons avec enfants. Les gens qui me foutent le bourdon quoi. Ennuyeux à mourir, avec une vie de merde et des gosses bruyants. Pourquoi les gens font des enfants?

  • On pourrait pas se retrouver quelque part… juste 5mn même. Je viens si t'es d'accord?

Puis, il s'est mis à rire. Je lui ai demandé pourquoi et il m'a dit qu'il pensait encore à ce que je lui avais dis; qu'il pouvait aller se gratter pour les câlins s'il marchait pas droit. Je me suis mise à rire aussi. Je lui avait dit ça dans la matinée et il y pensait encore? Paul venait de se rappliquer chez lui, alors je me suis dépêchée de raccrocher. Je ne voulais pas que Paul sache que je croulais sous les doutes.

Il a vu Pascal rire et lui a demandé ce qui l'amusait autant. Alors Pascal lui a raconté. Ce qui m'a amusé le moins, c'est quand il lui a aussi raconté que j'avais l'impression qu'il ne voulait pas de moi à la montagne.

  • Et? Est-ce qu'elle a raison? Il me semble que tu la plante pour sortir de ton côté…
  • J'aime bien sortir parfois de mon côté, mais j'aime bien que ma puce soit avec moi le week-end. Sinon, je ne crois pas que je monterais. Si je ne peux pas la voir du week-end, alors je ne monterais pas.
  • Mais tu passes ton temps… Enfin, vous ne vous voyez presque pas, je pige pas!
  • Allez au chalet, à la montagne, pour Jane c'est se reposer, lire, rester au coin du feu. Ca me gène pas.
  • J'ai pas eu l'impression que ça lui plaisait tant que ça! Je suis sûr que je ne suis pas le seul…
  • Vous avez trop d'imagination. Trop habitué aux clichés. Pourquoi je l'empêcherai de faire ce qu'elle veut? La forcer à me suivre sur les pistes alors qu'elle n'en a pas envie?
  • Pourtant, chaque fois qu'elle est venue, elle brillait de bonheur!
  • C'est vrai, mais elle n'en a pas tout le temps envie. Une chose est sûre, elle aime rester au coin du feu à lire. C'est son truc. C'est pour ça qu'elle vient au chalet. Pas tellement pour aller faire du bowling, skier, etc, elle aime juste qu'on lui foute la paix.

J'avais laissé Paul s'asseoir devant. On était nous, les 3 nanas derrière, un peu coincé.  J'aime être près de la porte, alors Caro se tapait le milieu, parce que Natacha a voulu monter avec nous. Pascal n'a pas prit son son 4x4 ce week-end. J'aurai préféré qu'on prenne 2 voiture, comme ça, j'aurai pu parler avec Pascal sur la route. Mais, bon, pour finir, nous voilà saucissonnés derrière parce que Miss Natacha a voulu monter avec nous.

Oh, voilà que Pascal arrive derrière moi, et passe son bras dans mon dos. Qu'est-ce qui lui arrive? Ha! Il prépare le terrain pour que je ne fasse pas la gueule pour la Julia j'imagine, en étant adorable. Hum! Ce week-end, j'avais pris des pantoufles que je vais laisser à l'appart. Pourquoi j'appelle ça l'appart? De l'extérieur, c'est un chalet, c'est juste que c'est divisé en plusieurs appartements.

Il y avait déjà du monde, et j'étais en train de me débarrasser de mes bottes et vestes, quand Pascal s'est précipité pour m'aider. Et ranger mes affaires avec les siens. Il a porté nos affaires dans notre chambre, alors que je bavardais avec Michael. Même si je parlais avec Michael, je réfléchissais à ce que je voulais faire; aller lire dans ma chambre, ou me jeter dans un jeu de société, ou rester debout à bavarder avec les autres près du bar.

Pascal m'a prise la main et je me suis retrouvé entraînée vers le bar de force, à bavarder avec lui et ses potes. Je cherchais Caro du regard, parce que j'avais peur du moment où je ne trouverais rien à dire. La panique me rendait sourde du coup. Très vite, elle est venue se coller vers Pascal. J'étais soulagée. Je me sentais bien plus à l'aise. J'en ai profité pour regarder autour et voir qui était venu ce week-end.

Une des pétasses est venu passer son bras sous celui de Pascal et m'a giclée pour prendre la place. Hun! Gonflée la connasse. Elle voulait savoir qu'elle film on allait regarder. Apparemment, ils en avaient discuté.

Pascal avait vu la manoeuvre et m'a interrogé du regard. J'ai haussé les épaules. Ce n'était pas grave. Il n'aurait pas pu faire grand chose sans avoir l'air d'un con. Celles qui agissent comme ça le savent.

S'il réagissait, tout le monde me regardera, c'est pas lui qu'ils vont regarder. Parce qu'ils se diront que Pascal a peur de ma réaction, que je m'énerve. Ou que j'allais lui faire des histoires. C'est toujours la femme qui ramasse les critiques de toute façon. Les femmes sont vite mis au pas et elles aussi regardent la bonne femme comme si elle avait tord. Trop idiotes. Le film sera diffuser dans l'autre chalet.

Pascal lui a sourit puis s'est dégagé pour venir me demander si ça me tentait. J'étais perchée sur l'un des tabourets de bar et je siphonnais un petit verre de Vodka siphonnais un petit verre en lorgnant du côté de mon bouquin. J'avais déjà vu ce film, alors ça ne me disait pas trop. Mais je sentais que Pascal voulait que je sois avec lui. Ils avaient prévu d'aller rejoindre un groupe de fêtard dans leur chalet aussi. Et ça c'est sûr, ça ne me dit rien.

Il m'a entraînée dehors pour aller fumer. Ce n'était pas vraiment pour fumer, c'était pour me prendre dans ses bras et me faire des bisous. Mon pauvre cœur tournait à plein régime. Quand c'est comme ça, je suis prête à décrocher la Lune pour lui. Et lui donner tous les passes droits du monde. Il a tellement insisté que j'ai fini par flancher et l'accompagner. Arh, je m'ennuyais, j'aurai préféré lire tranquille…

Pascal a posé ma tête sur son épaule, il a bien vu que je ne regardais pas tout le temps l'écran. Ce ne me disait rien de regarder encore une fois ce film. Au lieu de ça, je le regardais. J'aime tellement le voir rire. Je jouais avec sa main. J'ai eu envie de poser mon doigt sur sa fossette. Pascal était chouky avec moi, il me faisait des bisous. Même si c'était des bisous distraits, c'était des bisous quand même. Il jouait le jeu... Thumbs up!

Après le film, je suis retournée chez nous, avec le petit groupe qui voulait se changer. Après avoir préparé leurs affaires pour aller skier demain, is se sont mis à jouer aux cartes.

Je me suis donc plantée près du feu. Pascal était resté avec les autres à l'autre chalet. J'ai pas demandé quand il rentrait. Je ne voulais pas qu'il se sente sous mon contrôle. J'aime qu'il se sente libre. Libre avec moi et dans notre couple.

Quand il me faisait des câlins sur le balcon tout à l'heure, et insistait pour que j'aille voir le film avec lui, je lui avais dis qu'il pouvait très bien sortir s'il le voulait.

Parce qu'il pensait que j'aurai voulu qu'il reste avec moi. Il m'a encore charriée avec "aller se gratter…". Il a dit qu'il ne voulait pas devoir aller se gratter, alors il essayait d'être parfait ce soir. Je lui ai dis que c'était pas parce qu'il avait envi de sortir faire la fête que je l'obligerais à se gratter. On a rit. C'était surtout, parce qu'il avait été chou, m'avait câliné que je lui ai donné le droit de faire ce qu'il voulait.

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