Sam 24 Jan 2026 - Avec sa famille

Publié le par JaneDo

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Sam 24 Jan 2026 - Avec sa famille

A vrai dire, j'ai envie de rentrer. J'en ai marre de faire semblant de participer, d'être contente, de me sentir bien. Comme si le fait que Pascal soit parti rejoindre sa femme ne me gêne pas. Ok, c'est pas que ça m'ennuyait vraiment, parce que quand il va skier, il est loin toute la journée la même chose. C'est de le savoir avec Jess qui me dérangeait. De savoir qu'il joue les papas modèles.

Et j'aurai aimé être une mouche pour voir comment ça se passe. Et j'en veux à Jess de tout faire pour gâcher nos week-ends. Elle fait tout pour bousiller les moments que je pourrais passer avec Pascal. Ça m'agace à fond.

Mais, je me retiens, je ne veux pas que Pascal aperçoive ce côté minable et anxieux de ma personnalité. Et j'ai failli attaquer un des mecs ici en début de soirée... Un espèce de crétin mal élevé, qui pense que les femmes sont ses jouets! Crétin.

On avait choisi ce qu'on voulait manger, il faillait qu'on descende pour aller commander au bar en bas. Et t'as ce type, qui se tourne vers nous, en fait, j'avais vu qu'il s'était tourné vers moi, et il dit; "On y va", en s'adressant à moi. A moi! Crétin. On le regardait, je faisais celle qui n'avait pas compris ou pas entendu. Et il aggravé son cas en ouvrant la bouche pour dire encore "Hey… on y va".

Quel malotrus! Là, c'était évident qu'il s'adressait à moi. C'était plus un ordre qu'une question.

  • Heu… je ne m'appelle pas "Hey". Et… c'était quoi ce "on y va"? C'était pour moi?
  • Ouais, pour descendre commander pour tout le monde.
  • Ah, alors tout simplement… on n'y va pas! Cherche quelqu'un d'autre à qui donner des ordres.

J'ai quitté le groupe et aller me préparer un café. Je l'entendais s'exciter, parce que monsieur pense qu'il peut s'adresser à une femme de cette manière et qu'elle va lui obéir. Ce genre de mec me débecte. Je ne les fréquente pas. C'est la 1ère fois qu'on a un "péwé" pareil dans l'équipe. Il vient d'où et par qui celui-là? Non mais pour qui se prend-t-il! Quel culot ce machin!

Caro et moi avons été prendre un café dans un Tea-Room cet après-midi. On voulait fuir le chalet et fuir ceux qui nous scrutait en se demandant comment on allait. Ou si on morflait à fond!

Ou nous regardait avec pitié, ravi que Pascal soit parti rejoindre sa femme et ses gosses. Assise devant nos cafés à ventiler nos frustrations, qui on voit passer devant le Tea-Room… Pascal et sa petite famille.

Pascal avait la petite dans les bras, Jess et Patrick. Pascal plaisantait avec sa femme. Ils avaient tous les 2 le sourires. Les enfants avaient l'air de bien s'amuser et heureux. Comme toujours, ça me fait un choc de réaliser que Pascal est vraiment père. Je ne sais pas si ça me dérange ou pas, mais ça me terrasse toujours. Je n'arrive pas à le croire, et pourtant, je le sais.

J'ai le cœur lourd de l'avoir vu avec Jess et les enfants. Ici à Loèche. Il a l'air à l'aise, heureux. Et ça me serre le cœur encore plus en me disant que je devrais peut-être lui rendre sa liberté. Le laisser avec sa famille. Je me sentais égoïste. Horrible peut-être, mais j'ai de la peine à être aussi généreuse et le laisser sortir de ma vie. Il va falloir que ce soit sa décision et son choix. Moi je peux pas.

A le voir avec Jess et les enfants, on n'aurait jamais dit que Pace avait une autre femme dans sa vie!

L'estomac à l'envers, j'avais un gros nœud dedans, comme au niveau de la poitrine, l'image de Pascal et sa petite famille ne quittait pas mon esprit. Je me sentais stressée. Cet homme que j'aime tenait sa fille dans ses bras et son fils sautillait à côté en tenant la main de sa mère. Arh, ces images me poursuivaient. Heureusement, ils ne nous ont pas vu. Gros gros silence à regarder dans le vide.

Pascal est rentré après avoir mangé… avec femme et enfants… et après avoir couché les enfants.

Ok, je devrais lui en vouloir, non? Mais non, j'en voulais à Jess. Elle avait passé une super journée en famille. Pascal aurait pu y mettre fin s'il avait envie d'être avec moi, non?

Arh, je ne suis pas très juste. J'avais dis que je ne lui en voulais pas. Qu'il soit au ski ou avec ses enfants, c'était du pareil au même. Rien que de le voir quand il est rentré, j'avais des papillons dans le ventre.

Je me suis collée à lui comme une glu. Une glu discrète quand même. Sa réponse à mon contact était important.

Discrètement, quand je cherchais sa main, s'il l'avait retirée, ça aurait voulu dire que sa tête était encore avec Jess et les petits. Mais non, il serrait ma main dans la sienne. Quand il le pouvait il me volait un bisou au passage. Mon cœur battait dans mes oreilles. On a été se coucher avant les autres, c'est-à-dire Caro et Natacha, pour avoir un moment à nous.

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