Dim 7 juin 2026 - C'est dit; il veut de l'espace!

Publié le par JaneDo

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Dim 7 juin 2026 - C'est dit; il veut de l'espace!

Cette fois c'est dit! Pascal veut que je lui laisse un peu d'espace. Que je ne me fâche pas parce qu'il ne m'appelle pas, ou qu'il sorte de son côté. Ça veut dire sans moi. Mon estomac est passé à l'essorage. Je n'avais pas anticipé ça. Mon visage de se fermer. Pour éviter qu'il ne remarque que je tremblais, j'ai filé aux toilettes. Juste pas pleurer, please please.

C'était donc ça! Il en a mis du temps à me le dire. Donc, il veut respirer? Est-ce que je l'étouffe? Comment peut-il même oser me dire ça? Il ne sait pas qu'on n'oublie jamais un truc pareil?

Que ça fiche des complexes? On risque de se torturer avec ça? Que c'est la traduction de: Je vois quelqu'un et je veux voir ce que ça donne avant de te plaquer?

Pascal m'a dit que Jess s'attendait à ce qu'il rentre aux States avec elle et les enfants.

Dur de lui faire croire qu'il était d'accord de retourner vivre aux States. Il pouvait faire semblant de vendre son appart, de trier ce qu'il prend ou pas. Mais, donner son congé au boulot… Ça il n'y arrivait pas. C'était trop, et il fallait que son supérieur joue le jeu.

A cause de ça, elle savait qu'il n'avait pas vraiment l'intention de rentrer. Elle le faisait un peu chanter en se préparant à inscrire les enfants dans les écoles ici. Puis, elle pensait que c'était pratique, ils parleraient le français aussi parfaitement que l'anglais. Jess trouvait que c'était une bonne idée. Il n'en pouvait plus et était à 2 doigts de la virer de chez lui.

Le problème avec son supérieur, c'est que son père risque de l'apprendre. Donc, Jess aussi. Ça commençait à presser, parce qu'il fallait que Jess retourne aux States l'école. J'ai réalisé que même s'il avait l'air calme, Pascal était stressé par la situation. Il y pensait sans arrêt. Il m'a même demandé si je pourrais envisager de le suivre.

Heu non! Si je le suivais, je deviendrais une femme entretenue. Je dépendrais totalement de lui. Ce serait galère. Et c'est une énorme ville. Je crois que j'aurai peur de sortir seule. Ce sera dur de me faire de nouveaux amis, je ne suis pas très ouverte.

Il me faudra trouver un travail, ce ne sera pas simple. Et si ses parents l'apprennent, ça chauffera!

Il devra peut-être y rester quelques temps avant d'envisager de revenir. Et il aurait bien aimé que j'accepte de l'accompagner. Au moins ces quelques semaines ou mois. Mouais, après il ne sera plus très pressé de rentrer! Et moi, je resterais coincée là-bas?

Qu'on pourrait prendre un appartement ensemble. Je le regardais essayer de me vendre son plan. Mais dans ma tête, l'histoire était tout autre; vivre ensemble lui donnait l'occasion de voir s'il me supportait. Après, il pourra plus facilement décider de rester, et de me renvoyer en Suisse. Je n'étais pas très chaude. Je ne voulais pas être en comparaison…

Je me rappelle que les oiseaux chantaient. Je me rappelle aussi de la lumière, de l'odeur des arbres, du lac. J'avais un nœud à l'estomac. Je lui ai dis que j'allais y penser, mais j'avais le moral dans les pompes, même si je ne montrais rien. Je me suis calfeutrée dans ses bras. J'ai gardé le sourire, changé de sujet, pour ne pas m'effondrer.

J'ai aussi demandé qui était cette femme qui était chez lui hier soir. Il a dit qu'ils s'étaient croisé de temps à autre, chez les potes ou dans les bars. Il ne savait pas très bien qui l'avait intégré au groupe. Quand il l'a présentée, il a dit qu'elle s'appelait Julia! La prof à l'uni ou une autre???  Je n'ai pas osé demandé, j'étais déjà assez déprimée comme ça. 

Je crois que Pascal ne s'est douté de rien. J'ai mal. Mais, je pense avoir assez bien donné le change, mais j'étais rongée de l'intérieur!

Mais… il était devenu plus distant, moins câlin...

Déjà que j'étais au plus mal, ça a qu'empiré. Pourquoi était-il comme ça? J'avais touché un point sensible? Lequel?

Est-ce que c'était parce que j'avais parlé de cette Julia? Ou ça lui a rappelé quelque chose? Quoi? J'ai eu une petite crise d'asthme. J'ai même vomi tout ce que j'avais mangé…

Pascal n'a rien remarqué. Les hommes sont pas très fûtes fûtes pour ce genre de chose… J'étais vraiment pas bien. Si angoissée que j'avais des brûlures dans la poitrine. Mon corps était douloureux, j'avais peur que la fin se profile à l'horizon. Ça me foutait en l'air. Comment vivre sans lui? Je n'aimerais jamais personne d'autre… Ma vie est foutue…

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