Lun 15 juin 2026 - Plus no.1
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Lun 15 juin 2026 - Plus no.1
Je n'arrive plus à dormir, je suis rongée par l'angoisse et la peur. Je ne veux pas que Pascal s'en aille. Je ne veux pas qu'il aille vivre aux États-Unis. Je ne veux pas apprendre qu'il voulait y aller et qu'il appréciait de vivre en famille. Je ne veux pas qu'il m'abandonne. Je ne veux pas qu'il oublie ses promesses. Je ne veux pas qu'il ne m'aime plus.
Pourtant, je sais déjà qu'il ne m'aime plus comme avant. Je sais que je ne suis pas le numéro UN sur sa liste côté cœur. Je ne suis plus le no.1 de sa liste de priorités. Il n'est plus préoccupé par me rendre heureuse. Il ne pense pas à moi jour et nuit. Moi oui. Peut-être que c'est un peu de ma faute. J'aurai dû accepter de vivre avec lui.
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A ce moment là, Jess n'aurait pas pu s'installer chez lui avec les gosses. Il n'aurait pas passé autant de temps avec Jess, ni avec les enfants. Pascal aurait probablement pris les enfants une fois de temps en temps, mais c'est tout.
Arh, c'est de ma faute, donc que je sois mal, c'est entièrement de ma faute. Mes mauvais choix!
Journée longue et pénible. Je n'étais même pas foutu de me noyer dans mon travail. Je tournais en rond dans mon appartement. J'avais étalé mes affaires sur la table de la cuisine, mes pinceaux, couleurs, tout, mais et je n'arrivais pas à me mettre à travailler.
Je trouvais toujours une parade; aspirateur, lessive, etc, pour éviter de travailler.
Je ne pensais qu'à Pascal. Je n'ai plus l'âge pour que mon cœur fasse autant de bond. J'avais la chair de poule dès que j'essayais de fermer l’œil, quand j'ai voulu faire une sieste. Je n'avais peut-être dormi que 3h. Je suis à bout. Raide. Je ne voulais pas regarder chez lui, mais… Les mauvaises habitudes ont la dent dure. J'ai craqué et jeté un œil.
Je n'avais pas l'air de manquer à Pascal. Il discutait avec sa femme sur ses genoux. Comme si je n'avais jamais existé. Il était trop gentil avec elle. C'était la femme qui l'avait humilié le plus, et le voilà qui lui souris, qui lui met les cheveux derrière l'oreille. La laisse poser sa tête sur son épaule, lui faire des bisous. J'en avais le souffle coupé.
Au moins, il ne lui rendait pas ses bisous, mais il ne la repoussait pas non plus... Quand j'ai compris qu'ils allaient se coucher, j'ai coupé la surveillance. J'étais dévastée. et triste.
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