203/2012 - Petits petits pas.. Ben oui, je l'aime!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 22 juillet 2012  -  (203/2012)  -  Petits petits pas.. Ben oui, je l'aime!

Vers les 2h du matin, Pascal m’a appelée. Jess était couchée et il pensait papoter un moment au téléphone. J’avais envie de le voir, et je lui ‘ai dit. Je ne l’avais pas beaucoup vu ces derniers temps. J’avais décidé de me forcer à sortir de ma coquille si je ne voulais pas le perdre.

Que je sois aussi franche et aussi soudainement, il ne s’y attendait sûrement pas. Embarrassé, il m’a dit qu’il ne pouvait pas s’absenter subitement de la maison en pleine nuit, si sa femme s’en apercevait, ça allait faire des histoires. A bas ma fierté, j’ai insisté au point qu’il ne savait plus quoi dire.

Il aurait pu me dire de le rejoindre dans leur salle de musique, mais je pense qu’il ne se sentait pas à l’aise de savoir que sa femme était juste à côté. Ils avaient le bateau à quai parce qu’ils avaient recommencé les sortie sur le lac, mais on ne pouvait pas aller sur le bateau non plus, ni allumer ni rien, si Jess se levait elle verrait la lumière dans le bateau, alors ça n’allait pas. Bref, c’était chiant. Il ne pouvait pas venir jusque chez moi non plus, mais je voulais le voir coûte que coûte.

Donc, j’ai réussi à le convaincre de me laisser passer chez lui.
Ça m’arrangeait parce qu’on se verrait sans qu’il se passe quoi que ce soit de plus. Sur la route, Pascal m’a rappelée pour qu’on se retrouve ailleurs. Je pense qu’il ne ne se sentait carrément pas à l’aise même pour marcher le long du lac devant chez lui!

Je m’attendais à ce qu’il me prenne dans ses bras, mais non, il m’a juste fait la bise.
Ça m’a surprise et mise légèrement mal à l’aise. On s’est donc assis sur notre muret et bêtement, on ne savait pas quoi dire. C'était tellement... On aurait dit un premier rendez-vous! Pour moi c’était toujours difficile de lancer la conversation et comme il ne parlait pas non plus, c’était naze. Après tout, on avait pas spécialement besoin de parler, alors je me suis collée contre son épaule.

Mais, Pascal a eu un geste un peu bizarre, comme s’il se retirait ou quelque chose et ce regard? Un regard que je l’avais déjà vu lancer aux filles qui le chassait après. Un regard distant, surpris, interrogateur, même un peu… méprisant? Mince, ça m’a mise mal à l’aise, mais je n’allais pas me laisser refroidir pour si peu. Surtout que, la plupart du temps, je me faisais des idées, et Pascal m’avait dit qu’on devait parler si quelque chose nous tracassait. Il ne voulait plus que je lui fasse la tête sans lui dire pourquoi. Alors, je lui ai demandé de me dire ce que voulait dire son regard!

  • Ne me titille pas Jane, c’est pas cool…
  • Te titiller?

Je faisais l’idiote, mais je savais très bien ce qu’il voulait dire.

  • Tu me lance de faux signaux… Je ne sais pas comment interpréter ton geste, et… Je pense que si j’essais de te toucher ou de t’embrasser, tu va encore me repousser, alors je me demande pourquoi… enfin, tu vois…
  • Te repousser? Je fais jamais ça.
  • Tu rigoles! Ecoute, je comprends, et je sais que tu traverses des moments di..
  • Je ne veux pas en parler.
  • Ok. Compris. Je veux seulement dire, ne joue pas avec mes sentiments, ne me titille pas comme ça. Je veux dire que, même si je comprends, je ne suis pas à ta place, je ne peux pas ressentir ce que tu ressens, c’est tout. Tu m’as à peine laissé t’approcher ces temps, même pas te prendre la main!
  • J’ai rien fait, je me suis juste collée contre ton épaule et passer mon bras sous le tien, c’est tout.
  • Et le petit bisous sur le bras? Ça veut dire quoi?
  • Rien… Tu m’as manqué c’est tout…

Pascal m’a demandé si je le repousserai s’il essayait de m’embrasser et il s’est penché vers moi. Je n’ai pas bougé. Là aussi, il a eu un regard que je ne comprenais pas très bien. Alors, encore un fois, je lui ai demande de m’expliquer. C’était juste un regard surpris parce que je ne reculais pas brusquement, ou que je ne me braquais pas.

Contente de l’avoir surpris et d’avoir réussi à sauter le pas de mon angoisse, je lui ai tendu mes lèvres. On s’est embrassé. C’était doux, j’adore ses baisers, mais de ressentir ce plaisir m’a culpabilisée, alors c’était amer aussi. Puis, Pascal m’a repoussée, avec un autre de ses regards incompréhensible. Il a dit que je n’en avais pas vraiment envie, il le voyait. J’étais toute crispée, il le sentait bien.

  • Jane, ne te force pas, ne fait pas des trucs comme ça… Je risque de ne pas voir les limites, ou de ne plus pouvoir m’arrêter et après, tu va me détester.
  • Pas du tout...

Pour lui montrer que je n’avais pas l’intention de me dérober, je me suis mise à califourchon sur lui et on s’est embrassé encore. Je le sentais hésitant, il me sondait. Ses mains étaient chaleureuses, douces, ses gestes attentionnées et tendres, c’est vrai qu’il m’avait manqué.

Sans me repousser, il m’a prise dans ses bras après nos quelques bisous, Pascal m’a demandé d’arrêter, il ne voulait pas que je me force, il ne voulait pas me mettre de pression. Puis, il disait avoir envi de plus que de simples baisers, qu’il était préférable d’arrêter avant que ça ne dérape. Il préférait rentrer. Afff, l’air de rien, ça me faisait plaisir de le voir sur la brèche, le voir si troublé. Et j’étais si bien serrée si fort au creux de ses bras. J’entendais son coeur battre la chamade… Ou est-ce que c’était le mien?

De retour à la maison, j’avais encore le coeur qui battait si fort… Et j’avais envie de le voir encore… J’espère que lui aussi!

En rentrant, je me suis couchée presque aussitôt. J’avais espéré qu’il m’enverrait un message en arrivant chez lui, au moins pour me dire bonne nuit, ou que je lui manquais déjà comme il le faisait d’habitude, mais rien. Ça ne m’a pas empêchée de dormir comme un bébé.

Vers midi, enfin un petit mot de Pascal. Ce n’était pas grand chose, il me demandait simplement ce que je faisais, mais au moins, ça me faisait savoir qu’il pensait à moi. On a échangé quelques messages au cours de la journée, puis tout à coup, il m’a dis qu’il allait essayé de s’arranger pour qu’on puisse se voir un petit moment ce soir. Et ça, ça m’a fait drôlement plaisir.

Finalement, on a pas pu se voir, et même si ça peut sembler pas grand chose, pour moi, c’était l’intention qui comptait… Ça m’a réchauffé le coeur.


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