209/2012 - Besoin de le voir... (suite)
Samedi, 28 juillet 2012 - (209/2012) - Besoin de le voir… Je ne tiens pas… (suite)
Pendant la journée, il avait des trucs et si par hasard il avait un moment, il m’appellerait et on s’organiserait pour ce soir. Je ne sais pas, mais cette fois, j’avais un bon pressentiment, je sentais que ça se ferait. En rentrant, j’ai eu beaucoup de peine à m’endormir, alors j’ai passé une grosse partie de la soirée à peindre, jouer sur l’ordi, puis finalement, au levé du jour, j’ai fini par tomber et j’ai dormi jusqu’en début d’après-midi.
En partant faire des courses, je suis tombée sur Maria et Roméo, donc, petit café chez elle.
A l’appel de Pascal, je suis vite montée chez moi pour pouvoir lui parler tranquillement. Pascal m’a bien appelé comme prévu, mais il ne se sentait pas trop à l’aise pour ce soir. Il ne voulait pas que Jess se dise que c’était parce qu’elle l’avait laissé me revoir que les choses partaient de nouveau en vrac, ça risquait de tout compliquer. En plus, il ne savait pas comment se débrouiller pour sortir sans elle, ils étaient sensé sortir ensemble ce soir. Pfff, mouais, comme tous les soirs?
Ça m’énervait de l’entendre me parler de sa femme sans arrêt… Bref, Pascal ne savait pas si on pourrait se voir!
Déprimée, je n’avais aucune envie de sortir, je ne voulais voir personne de toute façon. J’avais déjà prévu ce que j’allais mettre, je m’étais préparée et tout pour rien. J’ai tout ramassé et fichu en vrac dans la corbeille à linge sale, j’étais vraiment down. Autrefois, Pascal aurait tout fait pour pouvoir me voir, mais depuis quelques temps, j’ai l’impression d’avoir perdu le contact, de l’avoir perdu. Pourquoi est-ce que j’avais l’impression d’avoir une boule dans l’estomac, l’impression d’avoir la poitrine qui me brûlait.
C’était donc ça être aussi amoureuse de quelqu’un? Est-ce que ça devait toujours faire aussi mal?
Je lui avais demandé d’essayer quand même, de me rappeler s’il voyait une possibilité, je lui avais même dit que je me débrouillerais pour aller le retrouver n’importe où. Lamentable. C’était comme si je me vendais, défendait maladroitement et lourdement ma cause, comme si je mendiais, beurk, ça me laissait un sale goût.
En début de soirée, Pascal m’a appelée en vitesse pour dire que ça ne se présentait pas bien. J’ai appris qu’il sortait manger avec sa femme et certainement quelques amis, il ne savait pas ce qu’ils feraient après. Bref, il m’a fait comprendre qu’on ne pourrait pas se voir. Bêtement, j’ai encore insisté. Horrible, je suis sûre que je finissais par l’énerver et lui faire chier. Il n’a pas su comment me dire non et point final.
Quelque part, c’était rassurant et j’avais encore espoir en raccrochant, alors j’ai été rechercher mes fringues à moitié froissés dans la corbeille. Pfff, je ne pourrais pas mettre ça, et repasser, je déteste, donc, il me fallait choisir autre chose. Mais avant que j’ai pu commencé, Pascal a rappelé. On venait à peine de raccrocher, peut-être 5mn! Cette fois, il a été clair, ça n’allait pas être possible.
Cette fois, c’était râpé, alors j’ai éclaté en sanglots au téléphone. Il me manquait trop et je n'avais pas l'impression de lui manquer autant. Il aurait pu choisir un autre moment pour me délaisser autant. Je ne voulais pas, je déteste me montrer aussi fragile. C’était nul et je me sentais nulle, alors j’ai raccroché.
Pascal n’a même pas essayé de me rappeler. Ça, ça aurait pu me soulager un peu. Mais il a envoyé un message pour s’excuser, me dire qu’il regrettait de me faire de la peine, il aurait bien voulu me voir mais qu’il ne pouvait vraiment pas.
Après une bonne séance de larmes brûlantes, épuisée, les yeux comme des ballons de foot, je me suis installée sur le canapé pour regarder la télé, je savais que je ne pourrais pas dormir. Sachant ça, j’ai résolu de ne pas traîner et de prendre un somnifère. Je voulais dormir pour oublier que j’avais si mal et qu’il me manquait tellement. Je voulais garder l’illusion qu’il m’aimait comme avant et que tous les doutes étaient dans ma tête.