221/2012 - Les mauvaises habitudes ont la dent dure!
Jeudi 09 Août 2012 - (221/2012) - Les mauvaises habitudes ont la dent dure!
Graouh, je suis grave! J’ai appelé Caro, pour en quelque sorte lui tirer les vers du nez. Quant j’ai proposé de passer chez elle ce soir, elle a semblé hésitante, puis elle m’a avoué qu’elle avait l’intention de suivre Pascal ce soir. Je m’étais promise de ne plus faire ce genre de truc, mais je l’ai accompagnée.
Caro savait qu’il sortait manger avec sa femme, ça m’a scotché. Comment ça se fait qu’elle en savait plus que moi?
Et voilà, on s’est retrouvé à le regarder manger avec Jess. Bien sûr, il y a eu des moments où mon coeur faisait des petits ratés, comme par exemple quant il lui prenait les mains, ou que je trouvais que son sourire semblait trop tendre. Mouais, je n’aurai pas dû y aller, c’était idiot. Pourquoi est-ce que je m’impose ce genre de truc, c’est nul.
J’avais eu trop la trouille de sortir jouer les espionnes avant la tombée de la nuit, mais Caro elle n’avait pas hésité à le suivre, même au risque de se faire prendre. Pendant nos longues discussions dans la voiture alors que nos yeux étaient rivés sur Pascal et Jess, j’ai appris qu’il ne s’était rien passé. Ouf, Pascal ne m’avait pas menti.
Caro m’a raconté comme elle en avait eu marre de le voir traîner tout le temps avec Nina, il en arrivait même à annuler leurs rendez-vous. Elle n’arrivait pas à accepter de devoir se contenter que de son amitié, elle était persuadée que rien n’était perdu. Je ne sais pas pourquoi, mais Caro semblait penser que j’étais dans la même situation qu’elle. Je n’ai pas osé la corriger.
Hum, ça m’a fait penser que Pascal m’avait laissé tomber pour rester avec elle… Elle avait peut-être raison en fin de compte! Non, non, Pascal m’a jamais dit qu’il voulait qu’on reste juste ami.
Après avoir passé plus d’1h dans la voiture, j’ai voulu rentrer. Sauf que j’avais laissé ma voiture chez elle, et Caro ne voulait pas s’en aller. Pfff. C’était assez mortel de voir Pascal sortir avec son bras autour de sa femme. Dingue, ils avaient l’air tout amoureux! Mais, ça devait être mon imagination ou ma jalousie, ou encore mes yeux qui envoyaient de mauvais messages à mon cerveau!
Assez déprimée, l’une comme l’autre, on a fini chez elle à vider verres sur verres et à passer notre temps à réviser de long en large ce qu’on pensait à propos de Pascal. C’était lamentable. Je crois que je regrette un peu, parce que je crois que j’ai trop parlé, trop raconté ce que je ressentais. Mais bon, j’avoue que ça fait du bien aussi. On a passé une bonne soirée et je me suis souvenue que je l’aimais bien, qu’on s’entendait bien, qu’elle était drôle et aussi attachante.
Caro a quand même essayé d’appeler Pascal une bonne dizaine de fois, il ne répondait pas. Il lui a seulement envoyé un message pour lui dire qu’il ne pouvait pas parler au téléphone et qu’il n’avait pas envi de sortir traîner dans les bars ce soir. Caro était persuadée qu’il était sûrement en train de sauter sa femme alors que nous, on était en train de mourir d’ennuis parce qu’il nous manquait.
Je suis rentrée un peu avant minuit, j’étais pas très nette et super crevée. J’ai été me coucher presque aussitôt. Puis vers 2h du mat, ma copine de Belgique m’a appelée. On a longuement discuté, ça m’a fait du bien. Elle a réussi à me faire rire.