257/2012 - Une des dernières Garden Party de l'année
Vendredi - 14 Septembre 2012 - (257/2012) - Une des dernières Garden Party
Wahhh, Thomas voulait faire la fête ce week-end on dirait! Ça commençait déjà par ce soir chez lui; Garden Party. Faut dire qu’il fait beau et ce sont les derniers beaux jours avant les grands froids, alors je crois que, tout le monde se sent un peu fébrile et voulait profiter à fond avant de retrouver nos pulls d’hiver.
Pascal préférait que je n’y aille pas et qu’on se retrouve après. Il pensait que sa femme risquait de se concentrer sur mon cas, en plus, on pouvait difficilement disparaître tous les 2 en même temps. Ça risquait de compliquer les choses.Après mûre réflexion et encouragée par Caro, j’ai décidé d’y aller quand même.
Zut, c’était amusant une grillade nocturne au bord du lac, boissons à gogo, fête jusqu’à pas d’heure, avec possibilité de dormir sur place. Fatalement, j’aurai déprimé de rester enfermé chez moi en sachant que tout le monde était là-bas.
J’ai parqué chez Caro et on a été à pieds rejoindre les autres. J’étais en short et t-shirt, il faisait vraiment bon.
J’ai tout de suite repéré Pascal et sa femme. , bras dessus-dessous. Ils étaient debout vers le patio et discutaient avec une bande d’amis à eux. Il ne nous a pas vue arriver. On a été dire bonjour en premier à Thomas, puis on a fait le tour ensemble vers ceux qu’on connaissait. Caro avait de la conversation, c’était elle qui faisait la plupart du babillage d’introduction.
Pfouh, heureusement que j’étais avec elle, sinon, je pense que je serais restée vers Thomas et j’aurai attendu qu’on me dise bonjour. Je ne regrettais pas d’être venue, c’était sympa. J’aime bien les fêtes comme ça dehors. Souvent, je n’ai même pas besoin de vraiment parler avec les autres, je peux me contenter de regarder autour de moi, il y a toujours quelque chose d’intéressant à voir.
J’ai senti une main se poser sur ma hanche, petit frisson, c’était Pascal. On avait pas eu le temps d’aller jusque vers lui et Jess encore. Il m’a fait la bise, comme à Caro d’ailleurs, mais le contact de sa joue contre la mienne, et j’étais déjà en transe! Il a de beaux yeux, et son sourire me fait palpiter. Il avait laissé son bras autour de ma taille pendant qu’il faisait la bise à Caro.
On a à peine discuté 2mn, que sa femme venait le récupérer. Elle n’avait pas l’air d’être de mauvaise humeur ce soir, ni agressive. J’ai compris plus tard que c’était Caroline qui était dans sa ligne de mire. Sur le moment, je n’ai rien vu, parce qu’elle avait pris Caro par le bras et semblait plutôt amicale.
C’était sympa de naviguer d’un groupe à l’autre, parler un petit moment par-ci ou par-là. Caro et moi se retrouvions par moment, mais la plupart du temps, elle était collée aux basques à Pascal et Jess. J’ai remarqué que c’était Jess qui la traînait par le bras. De toute façon, même si elle ne l’aurait pas fait, Caro aurait été, d’une manière ou d’une autre, sur les talons de Pascal, et je pense que Jess le savait.
Pascal m’a demandé si je voulais filer, mais on a pas eu le temps de mettre quoi que ce soit au point, on été trop entouré, alors difficile de parler sans être entendu, et si on s’éloignait, Jess se rappliquait illico. Pascal m’a jeté un petit regard qui voulait tout dire. Il avait pensé que ce serait difficile.
Impossible de partir, donc je suis restée dans l’espoir qu’on arriverait enfin à se parler.
Il y avait beaucoup de monde, beaucoup que je ne connaissais pas bien, ou même pas du tout. Je ne connaissais même pas certaines des filles avec qui Pascal discutaient. C’est là que j’ai remarqué que Jess surveillait Caro, parce qu’elle ne courait pas récupérer son mari, mais elle semblait garder Caro sous la main. Celle-ci était embêtée de ne pas pouvoir courir après Pascal, et même à distance, je voyais qu’elle fulminait de ne pas pouvoir le suivre partout.
Vers les 1h du matin, Jess était cuite, alors Pascal a été mettre sa femme au lit.
Quant il est revenu, on a enfin pu se côtoyer sans la surveillance de sa femme. Pascal a voulu savoir ce que je voulais faire; partir ou… Ben, je ne savais pas. J’ai pensé que ce serait drôlement louche de filer à l’anglaise, et Thomas risquait de regretter de m’avoir invitée. D’ailleurs, il nous surveillait du coin de l’oeil.
Hum, je me demande pourquoi…
Caro me lançait des regards appuyés, elle essayait de me faire comprendre quelque chose, mais je n’arrivais pas à savoir ce qu’elle voulait dire. Alors, dès que Pascal s’est éloigné un peu, elle m’a dit qu’on pouvait aller chez elle. Mais, hum, je trouvais un peu trop rapide, j’ai pensé que ce n’était pas encore le moment.
Pascal a insisté pour venir chez moi. Il voulait rentrer avant le matin, pour que Jess ne remarque pas son absence. Mais c’était bête de faire tant de kilomètres, juste pour passer 1h ensemble. Pas pratique, compliqué, bref, comme toujours j’hésitais. J’ai repensé à la proposition de Caro, mais je n’ai pas osé en parler à Pascal. Puis, je crois qu’il voulait être avec moi, donc ç’aurait été bizarre de mettre Caro là au milieu.
Pascal m’avait attirée à l’écart, et on s’embrassait en cachette, mais, ça ne suffisait pas, on voulait plus! Il aurait voulu qu’on puisse filer à la salle de musique en bas de chez lui, mais on nous verrait certainement. Donc, ce n’était juste pas possible. Il ne pouvait non plus pas prétendre me raccompagner, j’étais venue en voiture.
Zut, il n’y avait pas moyen… Peut-être que je n’aurai pas dû venir à cette Garden Party finalement...
Je ne sais pas si c’est à cause de la manière que Pascal resté collé vers moi ou sa manière de me parler, ou de me regarder, mais c’est Caroline qui est venu à notre secours. Elle s’est adressé à Pascal et ils sont venus ensemble après me mettre au courant; Caro lui a donné la clé de chez elle. Même si ça l’a rendait un peu triste et envieuse, elle a dit qu’on pouvait aller chez elle, qu’on pouvait utiliser sa chambre.
A vrai dire ça m’a beaucoup gênée… Mais, c’était difficile de résister au plaisir de se retrouver un petit moment que les 2.
Personne n’a remarqué notre absence. Il faisait nuit et bien trop de monde pour faire attention à 2 personnes qui se baladent au bord du Lac. Personne n’a fait attention à nous. J’ai jeté un regard en arrière et j’ai vu que Caro avait l’air triste, presque désespérée. C’était très généreux de sa part.
Pascal était bouillant, presque sauvage, insatiable. On aurait dit qu’il était en manque, comme si on ne s'était pas vu depuis un siècle. Mais, j’adore quant il est comme ça aussi. Je me sens désirée, belle, irrésistible.
Je crois qu’on est revenu à peu près 1h plus tard, Caro était soulagée de nous voir. Elle avait l’air de s’être ennuyée et je crois bien qu’elle avait dû morfler. Pascal était tout gentil avec elle, je pense qu’il lui était reconnaissant, tout comme moi.
Maintenant que j’avais eu mon su-sucre, je pouvais rentrer. J’avais étanché ma soif de lui.
D’après ses yeux, Caro avait dû verser quelques larmes, je crois que Pascal s’en était rendu compte lui aussi. Quant je suis partie, ils étaient ensemble. De toute façon, je sais que Caro ne quittera pas la fête tant que Pascal serait là. Et si d’aventure une nana un peu trop zélée tentait de l’approcher, elle s’en occuperait. Moi j’étais crevée maintenant.
Je me demande si…