261 - Dans les bras d'un autre, pourtant je l'aime...

Publié le par JaneDo

Samedi..... 18 septembre 2010

J’ai déjeuner avec ma soeur et mes 2 nièces. Kachouka et moi avions dû descendre les escaliers à pas de loups pour éviter que ma voisine du rez nous chope au passage. On est arrivé chez ma soeur vers 11h. Je pensais être de retour chez moi pour dormir un peu et me préparer à aller au chalet, mais ça ne s’est pas passé tout à fait selon mes plans.

Lilice et sa mère ont commencés à se prendre la tête, et je me sentais obligée de jouer les tampons. Je devais aller dans le sens de l’une ou de l’autre par intermittence, équitablement. Pffffou, comme si j’avais envie d’entendre crier!!!

C’est fou comme la plupart du temps les gens ne s’écoutent pas Chacun parle dans son coin, c’est lamentable, comme si elles étaient chacune sur une planète différente! De plus, ma soeur étant butée et têtue, ça n’aide pas! Bref, au lieu de rentrer vers 13h comme je l’avais prévu, il était plus de 17h quant je suis arrivée chez moi. Grrrr.

Je me suis immédiatement plongée au lit, je n’avais dormi qu’env. 3h dans la nuit de vendredi à samedi! J’ai dormi jusqu’aux environs de 21h... Et il était un peu plus de 23h quant j’ai atterri au chalet à Gstaad.

En arrivant au Clochard, évidemment que j’ai tout de suite remarqué Pascal, mais aussi Thomas. C’était difficile de ne pas remarquer une bande de grands beaux mecs. Immédiatement je me suis mise en mode contrôle pour éviter que les palpitations de mon coeur, à la vue de Pascal, ne me fassent perdre mes moyens.

J’ai salué Pascal presque en 1er. C’était voulu. Les risques cardiaques ont frôlés le rouge quant il a passé son bras autour de ma taille pour me faire la bise. Mais, j’ai très vite repris le contrôle de mes émotions. Icy Jane était dans la place! J’ai salué les autres à mesures que je m’avançais vers Thomas, que j’ai salué en dernier et je me suis installée à ses côtés, tournant volontairement le dos à Pascal. Enfin presque, il me voyait de profil, si je voulais le regarder, je devais me retourner.

Ensuite, j’ai essayé d’oublier sa présence, mais j’avais des fourmis dans la nuque. Chaque fois que quelqu’un prononçait son nom ou que j’entendais sa voix, je frémissais de la tête au pied. Involontairement, j’arrivais à trier les voix, donc j’entendais presque tout ce que lui baragouinais Caro. La pauvre, elle tentait tant bien que mal de capter son attention, mais il semblait renfermé et distant. Pascal ne parlait pas beaucoup, mais, je l’entendais pouffer de rire de temps à autre.

Pour finir, il est venu se planter vers nous. Je lui ai souri comme si de rien n’était, comme j’aurai souri à n’importe qui attablé avec nous. Je souriais à la ronde, l’air calme et complètement à l’aise, mais intérieurement, c’était la tempête.

Vers les 2h du matin, ils ont tous voulu aller en boîte, et je voulais en profiter pour m’échapper et rentrer sur Lausanne. Rien à faire, Thomas ne voulait pas me laisser partir.

En boîte, je suis restée un moment accrochée au bar à discuter avec Layne. J’avais peur de me retrouver à la table avec Pascal, et surtout, très peur qu’il m’invite à danser. Me retrouver dans ses bras serait la fin des haricots. Trop risqué. Layne a voulu m’inviter à danser, mais j’ai prétendu avoir mal à la cheville. Ensuite, j’ai utilisé cette excuse tout le reste de la soirée. Je n’ai ni dansé avec Thomas, ni avec Pascal qui s’était empressé de m’inviter dès que les slows ont commencés. Je n’avais pas eu le temps de filer me planquer aux toilettes!

Pascal a essayé de me tirer à l’extérieur pour discuter, mais j’ai fait celle qui avait un verre dans le nez, et en rigolant, j’ai dit qu’il n’y avait rien à faire pour me faire bouger de ma place.

J’allais commettre une erreur après, mais sur le moment, j’ai seulement pensé à éviter de retourner dans ma chambre. J’étais presque sûr que Pascal chercherait à me voir. Donc, en rentrant, après avoir mangé un petit truc avec ceux qui étaient rentré en même temps ou avant, on s’est réfugié, Thomas et moi dans sa chambre pour blablater tout en grignotant des chips. Pour finir, je me suis endormie chez lui.

Je suis nulle... J’ai fait exactement ce que je ne voulais pas faire! Vraiment zéro la fille!

Après tout ce mic-mac pour éviter de penser à Pascal, je me suis soudain rappelée qu’il restait moins de 15 jours avant que Pascal ne disparaisse loin de moi... On était en pleine discussion, on riait... Thomas me racontait quelque chose de drôle et tout à coup cette pensée à traversé mon esprit et en plein rire, les larmes ont commencés à couler sur mon visage...

Je regrettais que Pascal ne trouve pas le moyen d’escalader mon mur pour me sauver de moi-même, de mon orgueil débile. Je pleurais bêtement sans pouvoir me contrôler. Thomas a voulu me consoler, il savait très bien ce que j’avais, alors il n’a pas posé de questions. Il s’est mis à m’embrasser et je me suis accrochée à lui, comme à une bouée de sauvetage. Inconsciemment, j’ai probablement pensé que le sexe, comme une drogue, me ferait oublier. Thomas ne s’est pas fait prié et sans penser plus loin, je me suis retrouvée dans ses bras. On a fait l’amour et c’était bien. Pendant quelques instant, je n’ai pensé à rien d’autre que Thomas.

Mais, ce n’était que temporaire. J’avoue que sur le moment, j’ai oublié ma peine et je me suis donnée à lui, corps et âme. Tout de suite après, le souvenir de Pascal est venu me hanter. La présence aimante et tendre de Thomas m’a rassurée un moment, mais l’anxiété ne me quittait pas. J’ai dû m’enfoncer les ongles dans les paumes pour ne pas hurler comme un animal blessé à mort. Thomas toujours aussi chou, me serrait contre lui. Je crois qu’il savait que je pleurais encore.

Je dois avouer que j’aurai voulu que Pascal vienne me chercher... Mais il n’est pas venu... Je me demande ce qu’il faisait? Et avec qui? Est-ce que je lui manquais autant qu’il me manquait? Et comment peut-on aussi facilement faire l’amour avec un autre quant on aime quelqu’un d’autre? C’était si facile, c’était dingue!

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------ Dans les bras d’un autre, pourtant je l’aime... - (261) - sam.18.sep.10 ------

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J
Il n'y a rien de plus destructeur que l%u2019amour... Je m'en rends compte. Quelque part dans mon cerveau, je sais que Pascal s'en va, mais c%u2019est comme si je n'arrive pas à le croire. C'est comme pour mon chien adoré Maxou, je savais qu'il était ultra vieux, qu'il allait mourir, mais je ne voulais pas le croire. Chaque fois que ma raison me le rappelait, je repoussais l'idée en réussissant à me convaincre que ça n'arrivera pas. Pourtant j'avais déjà perdu sa maman, donc je savais la peine qui m'attendait, je croyais y etre préparée, mais le choc a été violent. C'est la même chose pour Pascal, je ne veux pas l'accepter, mon coeur et ma tête ne veulent pas l'accepter.J'aime Thomas aussi (je crois que je peux me l'avouer), mais c'est Pascal qui me fait perdre la tête et pourtant je sais que je devrais me détacher de lui illico presto, mais rien à faire, je ne peux pas résister... Je n'arrive pas à réaliser que je vais le perdre que je le veuille ou non. je n'arrive pas! Je sais qu'il est marié et tout le reste, mais je suis juste croque dingue de lui, de tout ce qui fait qu'il est lui, de truc aussi dingue que d'aimer la façon qu'il porte sa montre, trouvant que la lanière en cuir brun va si bien sur son poignet, de son petit point de beauté sur le cou, la manière qu'il se mordille les lèvres... Tout me rend dingue de lui tout le temps... C%u2019est complètement fou!!!J'ai pris l'initiative de lui dire que ce serait terminé entre nous à son départ... Pas parce que je le veux, mais parce que je compte sur ses 3 mois pour tirer un trait sur lui. Je me dis que ce serait plus facile de l'oublier...Oh non, je ne veux pas qu'on me dise ce que je veux entendre, je le fais déjà assez toute seule. Au contraire, ça me donne un coup sur la tête quant on me ramène sur terre! Malgré tout, je suis incapable de me détacher de lui, d'être capable de lui résister... Il me sifle et je cours... Je sais, carrément lamentable! Le pire c%u2019est que j'en suis consciente!Je compte sur toi pour toujours, même si ça fait mal de l'entendre, de me dire ce que tu pense... comme le fait que je me ridiculise... je m'en rendais même pas compte en plus, mais je ne peux même pas m'em empêcher, je suis tellement sur une autre planète, je ne pense qu'à lui, ne respire que lui... Je suis devenue une de ces filles pour lesquelles j%u2019ai toujours ressenti de la pitié !!!
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J
Oh non! .... Je crois que je ne pourrais pas le lui pardonner...
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J
Oui, j'aime aussi Thomas!!
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S
en même temps , faire l'amour a une fille alors qu'elle pleure un autre homme , c'est bizzard d'accepter ca :s même si on est foue d'elle ...tu n'a aucun compte a rendre a pascal , il est marié , bientôt père , il t'a largué et il va partir dans un mois ! tu voudrais vraiment courir après un mec qui ne voudrait méme pas te voir ? ca te regarde ! mais il faut savoir une chose , un jour viendra ou tu ne pourra plus étre avec lui , que tu le veuille ou non ! ca pourrait étre le jour de son départ , ou bien le jour de la naissance de l'enfant , ou bien n'importe quel autre jour ! Tu ne veux pas de thomas ? on ne peut pas te forcer a l'aimer , mais pour l'amour du ciel ! arrète de te ridiculiser !!c'est vrai que je suis un peu cruelle pour ce que je viens de dire ; mais que préfères tu ? qu'on soit sincère avec toi ou qu'on te dises ce que tu veux entendre ? parce-que si c'est la cas , ne comptes pas sur moi ...je ne veux plus que tu te détruises .
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N
Ah Jane! je vais dire un truc que je ne devrais peut-être pas dire, ca risque de te déprimer encore plus, mais si Pascal va partir, tu ne crois pas que tu devrais profiter de chaque minute??? Faire ce que t'as fait va le braquer? Tu crois que tu lui pardonnerai s'il te faisait un truc pareil? avec ta meilleure amie? Ta meilleure amie? à 2 semaines de ton départ?????
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K
Y a pas à chiquer je crois que tu aime aussi Thomas, alors plonge dans ses bras parce que dans 2 semaines, il n'y aura plus de Pascal, faudra t'y faire :(
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