264/14 - Fantasme... (2)
Dimanche, 21 septembre 2014 - 264/14 - Fantasme... (2)
Samedi soir, Pascal a dîné chez Caroline. Elle lui avait préparé un de ses plats favori. Hum, moi j’attendais chez lui, en espérant qu’il ne me pose pas de lapin. Qu’il viendrait comme promis, après avoir mangé avec Caro. Pour ne pas me laisser gagner par la peur, j’ai lu un moment et je me suis plongée dans un sommeil sensé me transporter jusqu’au lendemain, à regarder les minutes s’écouler et laisser mon imagination me torturer à petit feu.
Au cas où il restait dormir chez Caroline, ce sommeil salvateur m’éviterai des larmes inutiles et un horrible mal de tête.
Pascal est arrivé peu avant minuit. Il s’est assis au bord du lit, a passé sa main dans mes cheveux. J’ai senti son bisous et sa main me caressant le visage. Au début, j’ai cru que ce n’était qu’un rêve.
Au 2ème bisou dans la nuque, mon coeur a commencé à s’emballer, et petit à petit je sortais de ma léthargie. Dans mon sommeil, je me battais bec et ongle. Je ne voulais pas me réveiller.
Si c’était un rêve, je voulais y rester... Ne pas me réveiller!
Prudemment, je n’ai ouvert qu’un oeil, certaine si je rêvais de pourvoir repartir là où j’étais. Mais, c’était bien son visage et ses yeux verts penché sur moi. Son sourire a tout ravagé sur son passage. J’étais complètement réveillée. Un peu vaseuse, mais là, à 100%. La chair, le coeur qui jouait au claquette, je me suis surprise à sourire. Heureuse de le voir.
J’avais glissé un regard sur le réveil, ce n’était que minuit. Pascal avait tenu parole, alors j’étais au paradis. Aucun paradis sur terre n’était aussi doux que ce moment. Aucun paradis n’était aussi doux que son baiser. Je me suis rendue corps et âmes. Dans ses bras, qui avait besoin d’avoir un esprit, qui avait besoin de réfléchir!
Pascal avait fait croire à Caroline que je lui avais demandé de rester moi aussi. Ce n’était pourtant pas vrai, lui comme moi le savions. Caroline a pensé que je l’avais fait parce qu’elle m’en avait parlé. Pascal ne se rendait pas compte que son petit mensonge faisait que Caroline devait m’en vouloir.
Tendre soirée, douce nuit… On s’est aimé toute la nuit pour s’endormir aux premières heures du matin. Tendre dimanche aussi, Pascal m’a servi le déjeuner au lit vers midi. On a déjeuné au lit. C’est l’appel insistant d’un de ses copains de basket qui nous avait réveillé. Ils pensaient jouer au basket sur le terrain vers chez son pote.
J’étais contente d’entendre Pascal lui dire qu’il ne pouvait pas. Pourtant, je me suis sentie coupable. J’ai pensé qu’on pouvait très bien y aller. J’avais mes bouquins, je pouvais lire et ça ne me gênait pas de l’attendre. Même de les regarder jouer. J’aime le voir, les voir jouer. Pascal disait être crevé, mais l’envie de jouer était la plus forte.
Au lieu de lire, j'ai pris plaisir à les regarder jouer. Après le jeu, son pote, Jonathan a invité tout le monde chez lui, et on a fini l’après-midi sur sa terrasse. Bon, je suis timide, même si ça ne se voit pas, alors je ne disais pas grand chose. Pascal a gardé sa main sur mes genoux, et ses petites attentions et bisous m’ont donné de la force et annihilé ma timidité.
Faut dire que Pascal faisait tout pour m’intégrer, et m’expliquait à mesure ce que je ne pouvais pas savoir, pour que je puisse comprendre et participer à la discussion. Hum, même si je ne comprenais pas, je faisais des “ha d’accord… “, question de récompenser ses efforts. Après 20 minutes, je me suis surprise à me sentir à l’aise et à rigoler avec eux.
Je nageais dans le bonheur, Pascal avait été tendre toute la journée, prévenant et complètement adorable avec moi. Contente aussi de ne pas avoir toute la bande sur le dos. Contente encore aussi de ne pas avoir Caroline dans les pattes.
Ils ont essayé de convaincre Pascal de sortir ce soir, en soulignant que j’étais bien évidemment la bienvenue, même s’ils n’étaient que des garçons. Ça nous a fait très plaisir. Parce qu’ils avaient été si sympa avec moi, j’ai encouragé Pascal à sortir avec eux, sans l’accompagner.
Je ne voulais pas qu’il s’imagine que Pascal ne pouvait pas sortir parce que j’étais là. J’aurai été de trop de toute façon, il faut les laisser entre mecs. Quoiqu’il puisse se passer, quoiqu’il arrive ce soir. J’ai dû vraiment le pousser, Pascal n’avait aucune envie de sortir.
Mais une fois dehors, il a trouvé la pêche et s’amusait. Il s’est probablement senti coupable, et m’a appelé vers minuit pour dire qu’il était sur le point de rentrer. Je lui ai dis de ne pas s’en faire pour moi, je pouvais attendre, qu’il n’avait qu’à profiter de sa soirée. Je lisais, et si d’aventure je m’endormais, il pouvait me réveiller s’il le voulait.
Que ça me ferait plaisir qu’il me réveille, quelque soit l’heure. Ça l’a rassuré. Je me suis coulée dans son lit. Ses draps sentaient l’été, le soleil et un peu de lui. J’aime l’odeur de son after shave, son déo et son parfum. J’aime la douceur de ses draps en soie. J’aime. Je n’ai même pas regardé l’heure quant il est rentré.
Pascal avait un peu bu. L’alcool le rend encore plus câlin, amoureux. Il était d’humeur joyeuse, bavarde, et (…). J’étais contente d’être là, contente tout court de le voir