265/2012 - Dormir chez lui?? Avec sa femme ici?

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Publié le par JaneDo


Samedi - 22 septembre 2012  -  (265/2012)  -  Dormir chez lui?? Avec sa femme ici?

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Caroline était déjà là quant je suis arrivée. Pascal est venu m’attendre dehors. Il est venu jusqu’à ma voiture pour prendre mon sac et au passage me demander de rester calme, Jess allait certainement chercher à me déstabiliser, elle me lancera certainement de petites piques, alors il m’a supplié de ne pas me froisser et d’éviter d’entrer en conflit avec elle.

Jess cherchait probablement une bonne raison pour me jeter dehors. Je dois dire que j’étais à cran, pas très sûre de ce que je faisais là… Jess a joué à l’hôtesse, me faisant faire le tour de l’appart, comme si je ne connaissais pas la maison.

  • Et voilà la chambre que tu peux prendre, je l’ai faite préparer par la femme de ménage, j’espère que ça te conviendra. Tu remarquera que j’ai dit “la” chambre, je ne peux pas dire ta chambre, puisqu’elle servira à toi, comme à toutes celles que Pascal ramènera à la maison.

Pascal lui a lancé un de ces regards! Si un regard pouvait tuer, elle serait raide…

Toute contente d’elle, elle souriait. Ravie sans doute que je n’ai rien répliqué, et que je semblais coincée comme jamais.

Caro nous suivait en silence. Je crois qu’elle faisait la même tête que moi. Je me demande si Pascal lui avait fait les mêmes recommandations? Je lui avais fait la bise en entrant, mais j’avais juste salué Jess de loin. Ça l’a beaucoup amusée et elle m’a dit qu’on devrait se forcer un peu et devenir amies, comme on était sensé faire ménage commun.

Jess s’est amusée à nous rappeler ses  règles… Pascal ne disait rien, pas plus que nous d’ailleurs.

J’avais les boules, j’étais affreusement mal à l’aise et je me demandais ce qu’on allait faire maintenant. J’avais des sueurs froides à l’idée de passer toute une soirée là, tous les 4!!! De quoi est-ce qu’on allait parler? Jeeez, qu’est-ce que je foutais là avec mon sac posé dans l’autre chambre? J’aurai voulu rester seule avec Pascal, j’avais besoin de lui parler.

Comme pour jeter de l’huile sur le feu, elle a demandé à Caro si elle dormait aussi à la maison. Avec un petit sourire malicieux, elle a plaisanté que le lit état assez grand. Caroline, gênée, à lancer un petit regard interrogateur à Pascal, puis à moi. Pascal regardait ailleurs, comme s’il attendait que ça passe.

C’était vraiment lourd… Caro qui ne savait pas quoi faire, ni quoi dire, et ça ne lui ressemble pas. Elle est toujours enjouée d’habitude. Et Jess qui nous observait avec un air de chat qui va manger la souris. Et que dire de Pascal qui ne faisait rien pour nous mettre à l’aise? Moi non plus je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire, j’attendais aussi que ça passe.

Pauvre Pascal, je pense que, c’était celui qui était le plus mal à l’aise de nous trois!

Jess a répété plusieurs fois qu’on allait devoir faire des efforts pour être amies, j’avoue que je trouvais ça bizarre, elle insistait un peu trop et en même temps, vas y que je lance de petites piques méchants. Et elle voulait qu’on devienne amie? Je n’ai jamais aimé approché les partenaires des mecs que je fréquentais autrement que comme amis.

Je me connaissais, et je risquais de les trouver chouettes, après ça, impossible de continuer à fréquenter le mec! Ou ça risquait de devenir comme avec Caro; impossible d’être assez froide pour l’éliminer de mon chemin.

Puis, tout à coup, Pascal s’est levé et à proposer à Caro de la raccompagner. J’ai eu un moment de panique à l’idée de rester là avec Jess. Je n’étais pas sûre de pouvoir garder mon calme, je risquais de lui répondre et ça finira mal. Mais, heureusement, Pascal a dû y penser, parce qu’il m’a demander de les accompagner.

Jess a voulu pousser la blague à venir aussi, mais là, Pascal l’a rejetée sans ménagement.

Hahhh, comme je me suis sentie soulagée de quitter cet appartement où j’avais pourtant passé de merveilleux moments avec Pascal. Pfff, l’atmosphère y était lourd. Caro s’est permise de prendre le bras à Pascal, alors que je marchais les bras ballants. Moi, je n’aurai jamais osé faire ça. Je l’enviais de se sentir si à l’aise avec lui, alors que moi, j’étais toujours aussi maladroite et coincée.

Je les écoutais discuter, et je me suis rendue compte que je devais vraiment faire des efforts. Caroline était si naturelle, si libre. Petite pique de jalousie; ils allaient si bien ensemble, c’était mortifiant.

Caro lui a demandé si elle aurait pas pu dormir chez lui elle aussi. En jetant un regard vers moi, elle lui a dit que ça ne me gênerait certainement pas. C’est vrai que l’espace d’une demi seconde, j’ai pensé que c’était une idée sublime, je me serais sentie moins menacée. Pascal lui a dit que l’ambiance était déjà assez lourde comme ça.

Caro nous a invité à rester, et là, j’ai sauté sur l’occas, pour éviter d’avoir à retourner tout de suite chez lui! C’était un soulagement, on s’est tout de suite détendu et on a traîné un peu. 1h plus tard, on est rentré sans se tenir par la main, sans se toucher. Pascal avait les mains dans les poches. Encore une fois, j’ai eu une petite crise de jalousie en pensant à la manière que Caro avait pu s’approcher de lui. Je crois que j’attendais que ce soit lui, comme d’hab qui fasse le 1er pas.

A la maison, Pascal a fermé les rideaux et il m’a prise par la main pour aller vers ma chambre. Jess lui parlait, mais il n’a rien répondu. Je pense qu’il était à 2 doigts de s’énerver, alors il a préféré ne rien dire.

Pascal m’a prise contre lui et me serrait très fort. D’être dans ses bras, je crois que je me sentais mieux. Quelle rire, et dire que je pensais qu’on était tranquille enfin! Sans frapper, Jess a ouvert la porte pour demander si on revenait au salon, elle avait encore des trucs à dire. J’ai senti Pascal se raidir. Il faisait certainement des efforts pour ne pas péter un câble.

Une fois qu’elle a tourné les talons, Pascal m’a demandé de me mettre à l’aise. Il est parti parler avec sa femme. Je n’ai pas essayé d’écouter et pourtant la porte était grande ouverte. Je me sentais épuisée comme si j’avais couru le marathon. Pascal est revenu 10mn après avec du pop-corn, de quoi boire, et on s’est installé sur le lit devant la télé.

Pascal m’avait installé contre lui, entre ses jambes.

Inutile de dire qu’on a pas fait l’amour ce soir là. On a simplement regardé la télé, puis on a discuté allongé sur le lit, puis il m’a prise au creux de son épaule, mais n’a rien tenté. Moi non plus. Juste quelques bisous bisous, sa main chaude qui s’attardait sur ma peau, mais rien de plus. Pourtant, l’appartement était calme, Jess avait certainement été se coucher depuis longtemps, ou était sortie. Je pense que ni l’un, ni l’autre ne se sentait d’humeur.

Je crois qu’à l’idée que Jess pouvait débarquer dans la chambre à tout moment, n’était pas rassurant!

Pascal a dit qu’il chercherait la clé demain et qu’on pourra fermer la porte pour être sûr d’être tranquille. Il pensait voir si Thomas était d’accord qu’on s'installe chez lui, et aussi pour ajouter un escalier intérieur pour relier les 2 apparts.

Caroline l’a bombarder en lui envoyant une demi douzaine de messages. Elle s’ennuyait et aurait bien voulu qu’on reste encore un peu chez elle. Elle aurait aussi voulu être là avec nous, qu’on passe la soirée tous les 3. Elle se demandait aussi si il allait désormais passer tous ses week-ends enfermés chez lui, et se désespérait à l’idée. Comme il ne répondait pas, je lui ai demandé si c’était parce que j’étais là, et il m’a dit que je pouvais lire si je voulais.

Mon pauvre chou, il semblait fatigué.

Je trouvais un peu vache qu’il ne lui réponde pas, alors il m’a dit que je pouvais le faire à sa place. Alors, j’ai répondu, sans cacher que c’était moi. J’avais mon ordi, alors après, on a discuté en direct sur skype. C’était plutôt sympa.

Même si c’était bizarre d’être là, j’étais contente d’être avec lui quand même. J’étais follement heureuse de respirer le même air que lui et tant pis si je ne pouvais pas espérer plus. D’être près de lui, de pouvoir le voir, l’entendre, lui parler me suffisait largement. Et tant pis si je devais me farcir sa femme, au moins, j’étais avec lui et je ne passais pas tout le week-end toute seule dans mon coin sans lui.

C’est dingue comme il me faut peu pour être heureuse! J’ai juste besoin de lui en fait.


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