266/14 - Pascal ne veut plus d'1 vie à 2
Mardi, 23 septembre 2014 - 266/14 - Pascal ne veut plus qu'on vive ensemble (Black September!)
J’aurai dû demander à Pascal de faire attention où il pose sa bouche, bourré ou pas. Ce n’était pas très rassurant. Pas très rassurant qu’il ne sache pas ce qu’il fait quant il est bourré. Pas bien d conduire dans cet état. Il aurait dû m’appeler, je serais passé le chercher. J’aurai pu aussi lui demander s’il se protégeait, et par extension, nous protégeait, quant il couche avec des Elodie, Maud et consoeurs.
Est-ce que j’avais du soucis à me faire? Devrais-je retourner faire un contrôle?
Oui, j’aurai peut-être dû en parler, seulement je n’ai rien dit. Pourquoi aurais-je pris le risque de gâcher ces deux jours que j’ai eu de la chance de passer avec lui. Seulement, je me sens inquiète. Toutefois, avec moi, Pascal ne se protège pas, et je crois que s’il y avait un risque, il me l’aurait dit. Enfin, je crois.
Lundi, on a presque passé le reste de la journée dans son lit, après le départ de ses potes. Dans ses bras, dans ses yeux, j’ai l’impression d’être la seule femme de sa vie, d’être la seule femme qu’il aime. Je ne sais pas comment il s’arrange pour me donner cette impression, mais près de lui, je me sens rassurée, heureuse, et… complète.
J’avais un peu peur avant de le voir samedi. Je l’avais attendu, et j’avais peur qu’en arrivant, il soit fatigué et ne me touche pas. Ça n’a pas été le cas. Heureusement, sinon j’aurai sérieusement flippé. Pascal cherche toutes les occasions pour me garder entre ses draps, ou pour m’y emmener, ce qui a eu pour effet d’endormir mes doutes, même de les annihiler.
Et il est si tendre, si enflammé, comment douter de ses sentiments dans ces moments là? Pascal avait toujours envi de moi, alors il m’aime. D’ailleurs, on passe le plus clair de notre temps, pas tellement à parler, mais à faire l’amour, encore et encore. Pascal en avait jamais assez, même si j’avais mal, et même si je me sentais cassée, je ne le montrais pas.
J’aime faire l’amour avec lui, le toucher, le respirer, l’embrasser, le manger, j’en avais jamais assez non plus. Mon coeur s’affole, je n’existe que dans ses bras. Je suis au paradis.
Lundi soir, tard, alors qu’il était temps de dormir, parce que le lendemain, Pascal travaillait, il a voulu parler. C’est lui qui a amener le sujet sur la table. On venait de faire l’amour pour la xème fois de la journée, j’avais encore la tête dans les nuages, et je ne m’y attendais pas du tout.
Alors je me suis demandée s’il cherchait à me faire partir. Non, pas possible, il m’avait demandé de rester, de dormir là. Ça ne pouvait pas être ça. J’aurai pensé, que comme moi, il aurait évité le sujet, pour ne pas ternir ce week-end.
Pascal a voulu savoir ce qu’on allait faire? A quoi ça servait tout ça? Comment je voyais l’avenir? Est-ce que c’était vraiment seulement ce que je voulais, quelques nuits par-ci, par-là? Rien de sérieux? Est-ce que c’est comme ça que je voulais que les choses soient? Et qu’est-ce que je cherchais, qu’est-ce que je voulais vraiment?
Après avoir dit tout ça, et alors que je cherchais comment répondre à toutes ses questions, Pascal a déclaré que, j’avais peut-être raison. Finalement, ç’aurait été une bêtise. J’ai compris qu’il n’avait plus envi non plus de me demander d’emménager chez lui. Il n’avait plus envi de vivre avec moi ou qui que ce soit.
Flûte, et moi qui pensait que s’il me demandait tout ça, c’était parce qu’il voulait me faire changer d’avis… Et j’étais prête à tenter le coup. Mal à l’aise, confrontée à mon envie de tenter le tout pour le tout, ou de me taire, et ne pas me mettre en danger et à nue. Peut-être que c’était désespérée, mais j’ai choisi de lui dire que je voulais vivre avec lui… Que rien ne me ferait plus plaisir.
Pascal m’a observée un moment sans rien dire. J’avais des palpitations, et j’étais impatiente de l’entendre. Persuadée qu’il allait être content, heureux de ce que je venais de dire. Toutefois, son silence me troublait et me faisait trembler, parce que je m’étais attendu à une explosion de joie. Alors pourquoi me scrutait-il avec un regard aussi sérieux, et… rempli de doutes??? “Vraiment?” a été son premier mot. Et il l’a répété, comme pour se moquer de moi.
-
Vraiment? Alors tu me présentera à ta famille? Tu viens t’installer chez moi, ou…?
Je faisais oui de la tête. Mais, je savais que je ne le présenterais pas à ma famille. Pascal a dû le deviner.
- Non. Je ne te crois pas. Tu dis ça seulement pour gagner du temps. Tu n’as aucun intention de me laisser faire vraiment partie de ta vie. De ta vrai vie.
- Mais Pascal, tu es toujours marié…
Jeeez, je n’aurais jamais dû mentionner ça. Pascal a souri, il m’avait percée à jour. C’est vrai, j’étais d’accord pour ne pas le perdre, parce que je me sentais acculée. Après avoir secoué la tête, tendrement, Pascal m’a serrée contre lui en me faisant un bisou.
C’aurait pu être le pied, mais ce qu’il a dit a coupé mon plaisir et détruit mes illusions; La vie de couple ne l’intéressait plus, il n’avait plus envi de s’engager dans une relation sérieuse, et d’être le seul à prendre les choses au sérieux. Il estimait avoir pris assez de brique dans la gueule. Glups! Etait-ce de ma faute?
J’ai eu de la peine à trouver le sommeil. Quant j’ai été sûre qu’il dormait, j’ai pleuré en silence; c’était foutu.
Les yeux fatigué, la tête lourde, je me suis levée pour prendre le café avec lui avant qu’il ne parte au boulot. Après son départ, je suis restée un moment assise sur mon tabouret à regarder autour de moi. J’avais le cafard, et l’impression que je ne reviendrais pas de si tôt. Je me sentais vraiment très triste.
Peut-être que Pascal s’est douté que je mentais, parce qu’hier, j’ai été un moment chez ma soeur. Je n’ai pas mangé avec eux, j’étais juste passée prendre un café. Les enfants m’avaient appelé, alors je n’ai pas pu éviter de participer, même 5 minutes au souper en famille. C’était peut-être parce que je ne lui avais pas proposé de m’accompagner!
Le reste de la journée, je me suis plongée corps et âme dans la peinture pour ne pas repenser à ce qu’on s’était dit ce week-end. Je gardais à l’esprit que j’avais été chanceuse de l’avoir vu. Chanceuse qu’il ait eu envi de me voir, cela devra suffire.
Mercredi, 24 septembre 2014 - 267/14 - Dors peu et mal...
J’avais des tonnes de choses à faire, mais aucune envie de me bouger le cul. Alors j’en ai profité pour continuer à peindre, avec aucune intention de mettre le nez dehors. J’ai ignoré tous les appels de Thomas, Steven, Caroline et autres. Je n’avais pas le moral pour discuter au téléphone. Je ne voulais pas prendre le risque de fondre en larmes si on me posait une question trop perso.
Merde, j’avais vraiment le moral dans les plates bandes! Je me sentais épuisée, je ne dors pas très bien, et surtout peu. Je me réveille en sursaut quant j’ai de la chance de m’endormir, ensuite, je me sens au fond du gouffre. J'avais tout fait foiré!