269 - Dîner chez les parents d'Alain
Arfff, ne voulant pas toujours attendre sur Pascal pour m’organiser, j’avais accepté l’invitation à dîner de la maman à Alain.
L’après-midi, Patricia et moi avions été prendre un verre sur les quais de Lausanne. Il faisait beau. On a retrouvé 2 copines qui avaient passé une bonne partie de l’après-midi à sillonner les magasins. On a parlé de nos histoires, moi non. Je ne voulais pas parler de mes histoires.
Ça me faisait trop trop bizarre de dîner chez les parents à Alain. Ça me rappelait les dîners familiaux chez eux quant je sortais avec Alain. Wahhh, je ne pouvais pas refuser quand même, même si je savais que quelque part, sa maman espérait qu’on se remette ensemble. Ça, il n’y avait aucune chance. Même si ça avait mal fini entre nous, comme toutes les histoires d’amour qui comptent vraiment, on avait réussi à surmonter ça. J’adore Alain, il fera probablement toujours partie de ma vie, mais je crois qu’on préfèrait rester amis.
C’était trop bizarre... Il manquait Patrick...
Voir les photos de lui me tordait l’estomac. Il ne fait plus partie de ceux qui marchent sur cette terre. C’est triste et il manque...
C’était amusant de remonter le temps et de manger et rigoler ensemble. Se retrouver en famille quoi. Son papa était toujours un peu taciturne comme d’hab, ce qui me faisait sourire intérieurement. Son papa m’a un peu fait un chantage affectif en me disant qu’il avait toujours espéré qu’Alain et moi ayons des enfants ensemble, qu’il espérait toujours être de ce monde pour voir ses petits enfants, que j’étais le seul espoir. Baby n’avait pas été capable de donner des enfants à Alain et ils ont dû adopter... Arfff, ça m’a touchée mais attristée aussi.
Alain m’a proposé de passer la nuit chez lui, qu’il avait une chambre d’amis, si je n’avais pas confiance pour partager le même lit, mais, après les discussions chez ses parents, et quand même une certaine sorte de pression, c’était mieux pas.
De plus... j’espérais... avoir des nouvelles de Pascal... Entendre sa voix... Rien que ça, au moins... Entendre sa voix!
1h30 du matin, toujours rien. Triste à mourir, après une petite séance de larmes, je me suis couchée. Vers les 2h du matin, ça sonnait à ma porte, c’était Pascal. Ha, mon coeur s’est illico gonflé de joie. Il se tenait là avec une expression d’hésitation; comme un petit garçon qui avait peur de se faire engueuler. Il ne savait pas si j’allais l’envoyer sur les roses ou le laisser entrer...
Vendredi soir, il aurait bien voulu passer, mais il savait qu’il aurait dû partir tôt le samedi matin. De plus, il avait des trucs toute la journée et encore un match en début de soirée, ensuite il avait la soirée avec sa famille, dont Jess et Thomas. Alors pour éviter que je ne sois déçue qu’il ne puisse passer plus de temps avec moi, il avait préféré rester à l’écart. J’ai dû lui rappeler que 5mn, c’était mieux que rien, et d'être sans nouvelles étaient beaucoup plus stressant pour moi...
Mais, qui aurait eu envi de s’étaler sur le sujet et discuter pendant des heures?
J’allais vraiment devoir m’habituer à être la dernière sur la liste des priorités... soupir... J’étais juste heureuse de voir Pascal, qu’il soit là, alors le reste, je m’en tamponnais.
* * * * * *
------ Dîner chez les parents d'Alain - (269-sam-26sept09) -----