278/14 - Jouer avec le feu

Publié le par JaneDo


Dimanche, 05 octobre 2014 - 278/14 - Jouer avec le feu

Je dormais chez Steven ce soir, en tout bien, tout honneur. Pourtant, je crois que j’aurai aimé plus que simplement dormir. Mais, je ne voulais pas faire le premier pas. Steven ne tentait rien, alors je ne comprenais pas pourquoi il m’avait proposé de dormir chez lui. Ça titillait ma curiosité.

(petite pause pour préparer le gâteau d'anniversaire de ma puce pour demain... ça me fera moins courir...)

Steven m’avait laissé la salle de bain en premier. Pendant qu’il était sous la douche, j’ai pu me changer pour la nuit et enfiler le t-shirt qu’il m’avait posé sur son lit. Drôle, ça me faisait penser à Pascal, lui aussi avait l’habitude de me prêter ses t-shirts pour dormir.

Rhh, ma pression a chuté, sans compter le moral dans les pompes direct; est-ce que Pascal prêtait aussi des t-shirts aux pouffes qui passaient la nuit chez lui???

Wahhh, il ne fallait pas que je pense à ça. Retour de mes pensées sur Steven, c’était plus prudent. Coucher l’un près de l’autre dans le noir, Steven jouait avec mes doigts, et on parlait de tout, sauf de sexe. Je m’étonnais que Steven ne tente rien, c’était étrange. Ça titillait ma curiosité. Ou était-ce parce que Pascal me manquait cruellement, ou que je savais ce qu’il était en train de faire?

  • J’aimerai bien, mais… si je m’attache à toi, si par malheur je tombais amoureux de toi, alors je deviendrais franc fou de te voir retourner vers Pascal. Et crois moi, je serais loin d’être aussi passif et compréhensif!
  • Tsss, tu n’es pas encore tombé amoureux d’une des filles avec qui t’es sorti, pourquoi ce serait différent?
  • Ben… Pascal, ou même Thomas a l’air de s’être attaché… alors, je préfère être prudent. Sinon, tu risques de voir mon côté sombre…

Je ne croyais pas ce qu’il racontait, mais il avait l’air sérieux. Steven avait l’air de croire que Pascal avait encore des sentiments, j’aimerai être aussi sûre que lui.

  • …cogner à ta porte à n’importe quelle heure jusqu’à ce que tu m’ouvres, te suivre partout, te harceler, je ne supporterais pas de te voir retourner vers lui, à ça non. Oh, puis, crever tes pneus, t’empêcher de sortir en me pointant chez toi… Bref, je me rendrais ridicule. En plus, je risque de devenir une plaie! Et l’idée que Pascal puisse me regarder de haut, ou se moquer de ma tête me rendrait plutôt agressif. Enfin, ça c’est un petit exemple…
  • N’importe quoi! Et si c’était moi qui m’attachait et toi pas? Ou si une des filles avec qui tu…
  • Non, les choses sont claires dès le départ…
  • Mais quand même, si tu t’étais attaché à l’une d’elles? Tu l’aurais aussi prise en chasse? Crever ses pneus, etc, si elle voulait pas s’engager?
  • D’abord, elles sont célibataires, donc libres, alors j’aurai tenté de la conquérir, et si ça n’aurait pas marché, alors tant pis. C’est loin d’être pareil à une fille qui fait croire qu’elle est libre, mais qui attend toujours que son ex lui fasse signe!
  • Je vois pas moi…
  • Ben, mettons que tout se passe bien, on se met à sortir ensemble, et tout à coup, Pascal revient à la charge, est-ce que tu restes avec moi, ou tu cours te jeter dans ses bras?

Hum, inutile de répondre, Steven savait très bien que je me jetterai à nouveau dans l’aventure. Que je tenterais la chance encore une fois. Oui, il avait raison, rien ne m’empêcherait de retourner vers Pascal.

  • Ce qui me ferait encore plus chier, c’est que dans mon dos, vous continuez à coucher ensemble, alors que tu es avec moi! Ce serait horriblement humiliant. Si je l’apprends, rhhh, je perdrais toute réserve. Je ne sais même pas jusqu’où je pourrais d’aller. Tu vois… Je suis pas aussi génial que tu l’imagines!
  • Je ne t’ai jamais imaginé génial…

Ça nous a fait éclater de rire. On a encore continué à se taquiner. C’était agréable de ne pas être seule, d’être encore capable de plaisanter et de rire de bon coeur.

On a passé une bonne partie du dimanche au lit; on a pris le petit déjeuner au lit, regardé la télé, grignoté… Ce qui nous a obligé à nous lever et ventiler les draps. Pas drôle d’avoir des miettes partout. Ça doit être humain de jouer avec le feu, parce qu’on a fait que ça! On a poussé chaque fois un peu plus loin. C’était vraiment tentant de passer le cap… Steven m’a traitée d’allumeuse hihihi.

J’aime bien son appart, c’est spacieux, moderne, et en même temps assez chaleureux malgré les murs blancs. Il a énormément de tableaux au mûr, abstrait pour la plupart; Banksy, l’artiste graffiti anglais, qui peint sur les murs.

Vers 15h, j’ai voulu partir, et Steven m’a demandé de rester. En fin d’après-midi, on s’est finalement décidé à sortir de notre position allongée pour aller prendre un verre avec ses potes.

Steven aurait voulu que je reste encore, que je passe la nuit chez lui. Mais là, c’aurait été carrément sauter dans le feu. Alors, j’ai préféré sagement rentrer chez moi. Puis, j’avais des trucs à faire demain.

Je crois aussi que, quelque part, très enfoui au fond de moi, j’espérais que Pascal me retrouverai… C’est fou, dès que je suis toute seule, il me hante, me manque… Ce qui veut dire que je ferai mieux de m’arranger pour être occupée 24/24! Il pleuvait aujourd'hui, ce qui m'a fait penser à tous ces moments avec Pascal. On aimait se larver au lit quant il pleuvait...


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