294 - à couteau tiré... nerveuse et bête!
Vers les 1h du matin en rentrant de ma promenade avec Maxou, j’ai retrouvé Pascal devant ma porte. Il m’avait vu partir et avait parqué ailleurs pour que je ne me doute pas de sa présence.
Rhhhh... je n’avais vraiment pas envie de lui parler... J’avais peur de flancher et jeter aux orties toute ma peine des jours passés... mais quand même... une main jouait avec mes entrailles, parce que j’avais envie de lui sauter dans les bras... Vraiment pas bon...
- Tu étais avec elle samedi soir?
- Je vois que tu va mieux! On peut parler à l’intérieur?
Jeeeez, je ne m’y connais pas ou il essaie de changer de sujet? Pascal a froncé les sourcils, ma question l’avait quelque peu désarçonné, il ne s’y attendait pas. Non, non, non, je n’aurai pas dû lui demander ça. J’avais décidé de ne pas en parler, même, de tout oublier, de faire comme si. Et me voilà incapable de tenir ma langue. Grrr.
Rhoooo, le gros mensonge. Bie n sûr Max me préoccupait, mais bien d’autres choses aussi!!!
- Je comprends... Dis? On va pas passer notre temps à se disputer? Il faut qu’on parle, je ne sais pas ce qui se passe, j’aimerai comprendre? Tu veux parler sur le palier ou est-ce que je peux entrer un moment?
- Je préfère pas!
Je savais que si je le laissais entrer, j'étais cuite, j’allais encore oublier tout le reste. Peut-être parce qu’il était tard, parce qu’il m’avait manqué, parce que je n’allais pas encore trop bien et aussi parce que j’avais envie de le voir, envie qu’il me serve un plat de mensonges bien ficelés... et qu’il me serre tout simplement dans ses bras...
Il ne fallait pas que je le laisse entrer!
Pascal a essayé de me prendre la main, mais je l’ai retirée. Surtout ne pas le laisser me toucher sinon j’allais fondre comme une glace au soleil. Iaaak. J’ai préféré éviter de croiser son regard et même de le regarder en face. On a convenu qu’on se verrait le soir parce que jeudi soir, j’allais chercher ma cops de Cambridge à l’aéroport, donc on ne pourrait pas se voir.
Ça me laissait un peu de temps pour me préparer, réfléchir ou annuler. Oups, ça lui laissait aussi le temps de réfléchir et de se préparer. Flûte, je regrettais d’avoir mentionné Caroline, là, j’ai été un peu idiote! Ne jamais mentionner sa rivale, jamais. Je lui faisais penser à elle, et il n’avait pas besoin de ça, puisqu’il la voyait tous les jours au boulot. Le soir, ma nervosité avait atteint son paroxysme, je n’avais pas le courage de le voir, et pourtant, je n’avais envie que de ça, pffff... J’ai annulé... par sms (texto).
Avec notre petite routine habituelle, ma copine de Cambridge, Dani et son mari venait passer la nuit chez moi demain et il fallait que je fasse un peu de ménage et que je lave les affaires à Maxou. Il n’avait pas été bien les jours précédent et moi non plus, maintenant que j’allais mieux, il fallait que je me prépare pour accueillir ma cops.
Pascal était déçu, il sentait ma réticence à parler comme d’hab. Je n’ai pas répondu à ses appels, et on a échangé quelques messages sms. Je lui ai expliqué que j’étais plutôt fatiguée et que mon dos s’était un peu réveillé après tous les efforts de ces 2 derniers jours, et je n’avais pas encore terminé. J’avais passé la journée à ranger, nettoyer et à faire les courses, donc à rouler, je devais donc me reposer. Je ne pourrais pas le voir jeudi soir, ni même lui parler au téléphone, je voulais passer tout mon temps avec ma copine.
Pas très cool, mais je ne savais pas si j’aurai envie de sortir vendredi soir ou pas, ni si j’aurai ou non envie de le voir, alors...
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------ A couteau tiré... nerveuse et bête! - (294-mer.21.oct.09) ------