326 - Je l'aime à mourir...
Enfin dimanche... Pascal avait atterri, sauf erreur, tôt ce matin. Toujours pas de nouvelles à midi, mon impatience était à son paroxysme. Je m’attendais à le voir apparaître d’un moment à l’autre. Peu à peu mon humeur tombait dans une sorte de mélancolie, j’en étais presque à me ronger les ongles.
Puis Thomas m’a averti que Pascal était en route. Après l’aéroport, ils avaient fait un long arrêt chez les parents, et comme Pascal s’impatientait et cherchait à partir, ils lui ont demandés si c’était pour aller retrouver “cette femme”. Mouais, j’étais “cette femme”. Pas sa copine, ni Jane, juste “cette femme”! Apparemment, Pascal avait rougi jusqu’aux oreilles quant il a été obligé de dire pourquoi il voulait tellement partir. Il n’aimait pas qu’on mette le nez dans sa vie privée.
La sonnerie à la porte... Je savais, j’espérais et je ne voulais voir personne d’autre à part lui...
Afff... Est-ce que j’avais oublié comme j’aimais cette façon qu’il avait de se mordre la lèvre inférieur avec son petit sourire en coin? A quel point ça me faisait craquer? A quel point ses yeux me transperçaient le coeur? A quel point ses lèvres étaient douces?
Mon coeur battait si fort que je risquais la crise cardiaque. On n’a pas parlé, on se devinait, juste envi de goûter au contact de la peau l’un de l’autre. Après tous ces mois, je tremble encore à chacun de ses gestes, de ses caresses, de ses baisers si doux. J'avais envie de le manger tout cru. Scotchée à lui, je goûtais le plaisir de sentir sa peau contre ma joue, j’aurai pu sombrer dans le sommeil illico, mais je ne voulais pas dormir au cas où je rêvais. Je voulais continuer à rêver. Je ronronnais comme une petite chatte.
Pascal sentait encore le soleil, il était bronzé et ses cheveux s’étaient éclaircis, ce qui fait que ses yeux semblaient encore plus verts. J’ai voulu me lever pour... mais insatiable, il ne m’a pas laisser quitter ses bras; il n’en avait pas encore terminé. Ses murmures d'une voix chaude et légèrement rauque me faisait tourner la tête. Je l’adore.
En fin d’après-midi, à l’arrivée de Pat, Pascal a proposé d’aller plutôt chez lui. Il nous a fait un feu de cheminée, et on a passé la soirée comme on avait commencé l’après-midi...
Cette semaine en compagnie de ses parents lui avait donné l’impression de retomber en enfance. Au début, c’était dur, je lui manquais (toujours agréable à entendre) et lui avait fait réaliser encore plus à quel point il aimait être avec moi. Miam-miam. Et puis, sa mère lui passait tous ses caprices alors, difficile de ne pas apprécier. Ça c’était bien passé aussi avec Jess. Ils avaient eu l’occasion de beaucoup discuter. Bien sûr qu’ils partageaient la même chambre... Je ne lui ai pas demandé s’il s’était passé quelque chose, je partais du principe que oui. Je n’avais pas besoin de l’entendre. En tous cas, il me donnait l’impression de lui avoir manqué à mort, c’était tout ce qui comptait.
Thomas a fait une petite tentative pour essayer de nous extirper de l’appart pour nous inviter chez lui question de prendre un verre avec les cops, mais Pascal n’en avait pas envi (moi non plus). Je n’ai pas entendu son natel? Il avait probablement dû le mettre sur silence.
On a passé toute la soirée à jouer, rire, bavarder, dormir un peu, manger... Hahhh, j’avais retrouvé mon petit coeur... C’était vraiment bon.
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------ Je l’aime à mourir - (326) - (dim.22.nov.09) ------