341 - Je me fais du mal toute seule!
lundi - 07 décembre 2009
Je n’ai pas réussi à me retenir, j’aurai peut-être dû me couper la langue, mais c’était trop tard, les mots étaient déjà étalés sur la table, avaient fait leurs chemin jusqu’à ses oreilles et son cerveau. Hihhhh! Poisse! Mais c’est vrai je voulais savoir si j’avais raison de penser qu’il avait eu envi d’elle au moment où il s’était penché sur elle pour l’embrasser. Je voulais aussi savoir pourquoi il s’était arrêter... En fait, je voulais être dans sa tête?
Évidemment, il ne voulait pas en parler, la question dérangeait. Pascal s’était demandé ce que je voulais; qu’il me serve un bon gros mensonge? La vérité? Si je cherchais une raison pour qu’on se dispute? Il m’a carrément posé la question. Du coup, je devinais qu’il avait forcément eu envi d’elle et ne voulait pas me répondre.
Hum, une raison de se disputer? J’avoue qu’il n’avait pas tout tord. Je crois que je ne savais pas comment lui avouer que je ne pensais pas passer Noël avec lui et peut-être même Nouvel An...
- Je me demande si je ne devrais pas te redemander de changer de sujet, parce que franchement, même si c’est un truc qu’on sait, qu’on devine, ça change de l’entendre sortir de la bouche de la personne qu’on aime... Tu cherche des raisons pour te fâcher contre moi ou quoi?
Il avait raison, et je ne sais pas pourquoi j’ai insisté, mais j’ai insisté. Peut-être que je voulais me faire du mal?
Oui, l’envie l’avait effleuré. Pour sa défense, il pensait qu’aucun homme normal n’aurait pu résister à la pensée, à l’envie de passer du bon temps. Pas parce qu’il avait des sentiments, mais c’était là, offert sur un plateau...
- Au moment précis où tu t’es penché pour l’embrasser, ça te trottait dans la tête, non? Tu as eu envi d’aller plus loin non?
- Jane.... Tu crois pas qu’on ferait mieux d’éviter le sujet?
- Je suis d’accord, mais... Je veux savoir...
- Affff... peut-être parce que c’est offert sur un plateau, c’est juste là... c’est facile... peut-être l’envie de goûter au fruit défendu, de s’amuser, je sais pas vraiment, en espérant qu’on ne perd pas tout ce pourquoi on s’est battu. Au fait... Jess s’en va quelques jours à Londres, si ça te gêne pas trop, j’aimerai l’accompagner à l’aéroport , d’accord?
Pascal avait cherché encore à changer de sujet. J’étais vraiment une peste, je l’ai embêté et on a fait le tour de la question dans tous les sens. Le pauvre, ma pauvre!!! Comme je le pensais, ça fait mal de l’entendre mais je l’ai cuisiné quand même. Je ne sais pas ce que j’espérais, peut-être que dans tout ce qu’il disait, je finissais par entendre quelque chose de rassurant? Aucune idée. Ça n’a pas marché.
Après ces discussions que j’avais moi-même provoqué, des tas de petits diables rouges se battaient en duel au-dessus de ma tête. Même si ce qu’il disait était vrai dans tous les sens, j’étais fâchée contre lui, contre moi, contre la terre entière. Une chose était sûr, j’avais eu raison d’engager l’opération “anti-caroline”. Hum! Ça valait la peine qu’il me demande de passer la soirée avec lui...!!!
Pour ça, j’avais été prendre le café avec ma soeur en fin de matinée, ce qui fait que je n’avais pas à aller au dîner familial le soir.
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------ Je me fais du mal toute seule! - (341-lun.07.déc.09) ------