345 - Kaiiie kaiiie.. faut que je prenne du recul...

Publié le par JaneDo

Vendredi - 11 décembre 2009

Kaïe-kaïe-kaïeeeeh! Non mais, qu’est-ce que j’aurai dû faire, hein? Caroline avait invité Pascal et quelques potes dans un refuge après le match. J’ai pas très bien compris si c’était son anniversaire ou un truc du genre.

Je n’étais bien sûre pas invitée, donc pas la bienvenue. Pascal pensait que ce ne serait pas très cool pour elle devant ses amis s’il se pointait avec moi. La plupart de ses amis savaient qu’ils étaient, en quelque sorte, sorti ensemble, ils savaient que c’était terminé parce qu’ils nous avaient vu ensemble. Pascal avait d’abord refusé l’invitation, mais ses copains et Caroline avaient tellement insisté, qu’il avait fin par se laisser convaincre. Grrr. Il s’était assuré que ce ne serait pas comme la dernière fois, qu’elle lui avait fait croire qu’elle invitait du monde mais en fin de compte, c’était pour se retrouver seul à seul, ils avaient rendez-vous avec les autres après. De toute manière, je n’ai pas posé beaucoup de questions, ni rouspété, j’ai juste dit; "okay". Humhhh, je ne voulais pas m’imposer, et j’en profiterais pour sortir de mon côté avec mes potes et Vania.

J’étais rentrée bien avant minuit, contente d’avoir pu passer une partie de la soirée avec mes friends à moi. Elle est vraiment très cool et on rigole bien ensemble. Elle a parfois des histoires si croustillants à raconter qu’on est toujours plié par terre de rire. Vania a quand même vécu des trucs plutôt bizarres, sans compter avant de virer de bord, elle était sortie avec des mecs carrément dérangés!

La soirée au refuge se prolongeait et Pascal n’avait pas voulu rester. Je pense qu’il avait peur que je pète un fusible. Mais non, ça allait bien. Il est passé me chercher pour aller rejoindre ses autres potes de basket en boîte. Comme toujours je me sens comme une petite fleur quant je suis avec lui. ;))) J'ai toujours des tonnes de papillons dans l'estomac. J'adore son sourire, son odeur, sa peau, sa voix... Hahhh, suis vraiment foutue.

Ça m’a fait plaisir, parce que même s’il était à la soirée de Caroline, il marquait le fait qu’il avait une copine et l’a retrouvait pour finir la soirée en sa compagnie. Donc même quant on a croisé quelques uns des amis à Caroline qui avaient aussi été au refuge, ça m’était égal leur petit air surpris et leurs regards en coin, même s’ils m’ignoraient et s’adressaient uniquement à Pascal. Pascal n’est jamais avare de tendresses, de câlins et ses bisous sur ma main quant il parle ou sa main qui courait le long de ma nuque ou le long de mon bras, me faisaient toujours autant frissonner.

Parce que j’avais son natel dans mon sac, je savais que Caroline essayait de le joindre. Je l’ai averti. Même s’il aurait voulu la rappeler, il ne l’a pas montré et n’a pas semblé préoccupé non plus. Après tout, il avait déjà passé une partie de la soirée avec elle, alors hein, faut pas pousser!

Suivant mon plan “anti-caroline”, puisque Pascal avait commencé notre week-end en passant le vendredi soir d’abord avec Caroline, je n’allais pas aller dormir chez lui. Je n’ai montré aucune mauvaise humeur durant la soirée, de toute façon, j’adore être avec lui. C’était le début du week-end et apparemment, il continuait à vouloir la voir aussi durant le week-end. Il fallait que je protège mon petit coeur fragile et que je prenne du recul.

Bien sûr, je me suis cherchée tout un tas d’excuses pour rester avec lui, mais la raison a repris le dessus. Il fallait que je fasse ce que j’avais décidé, je rentrais chez moi. De toute façon, demain vers midi, Mathieu passait sortir son chien, fallait que je sois à la maison. J’avais ensuite rendez-vous avec Vania. On allait à la ferme d’une de ses tante et passer l’après-midi à s’occuper des chevaux.

Pascal a été surpris, il ne s’attendait pas à ça et a tout essayé pour me convaincre de dormir chez lui. Il ne comprenait pas et je ne voulais pas expliquer plus, il n’avait qu’à y réfléchir. Bien sûr, j’avais un peu les boules en me doutant que, peut-être que Caroline se pointerait pour lui tenir compagnie, mais c’était un risque à prendre. Si c’était le cas, je ne le verrais pas du week-end.

Tant pis pour moi et peut-être un peu pour lui? Peut-être que je me punissais moi-même? Peut-être que j'aurai dû rester dormir chez lui?C'était peut-être un peu enfantin et pas très malin de rentrer chez moi? Et pourquoi est-ce que je me posais autant de questions?

Je ne suis pas rentrée tout de suite, j’ai tourné un peu en voiture avec la tête remplie de questions. Je voulais éviter d’être à la maison si Pascal tentait de passer, j’aurai sûrement jeté toutes mes résolutions aux orties. Pascal a essayé de me rappeler, certainement pour me faire changer d’avis, alors je n’ai pas répondu. Maintenant, pas de doute, il devait savoir qu’il y avait un problème. Il m’a envoyé quelques messages que je préférais ne pas lire.

Après avoir tourné comme une hélice, j’ai fait un saut vers chez lui avant de rentrer. J’ai eu un peu mal au coeur, et j’ai failli courir me jeter dans ses bras. Chit, il me manquait. Apparemment, Pascal n’arrivait pas à dormir et jouait à la guitare devant la cheminée. Qu’il était chou quand même mon petit chou. Peut-être qu’il attendait mon retour? Ou de la visite?

Je suis rentrée. J’ai trouvé un petit mot de sa part sur ma porte, j’ai préféré ne pas le lire avant demain. Rhhhaah, je n’arrivais pas à dormir, quelle poisse géante! Rétamée, j’ai regardé des animés sur mon ordi tout en mettant mon journal à jour, jusqu’à ce que mes yeux se ferment toutes seules très tard dans la nuit. Tout pour ne pas penser. Peut-être que quelque part, j’espérais qu’il insiste?? Mince, j’allais être crevée demain...

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------ Kaïe-kaïe... il faut que je prenne du recul - (345-ven.11.déc.09) ------

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