359 - Noël... de la figuration par amour
25 décembre 2009 - vendredi
Affff... malgré mes promesses à droite et à gauche, je n'avais aucune envie de passer Noël en famille, ni au chalet de ma copine, rien. Juste envie de rester à la maison avec mon chien, un bon petit plat et un bon petit feu de cheminée... Je me réjouissais déjà!
Puis patatra, tous mes plans sont tombés à l'eau... Pascal a appelé et j'entendais sa famille autour...

- Je viens te chercher. J'ai pas envi de passer Noël sans toi, alors je viens te prendre ok.
- Non non non Pascal, c'est une fête de fami...
- Tu es ma famille... Je me sens bien quant tu es avec moi. Ne me force pas à te supplier parce que je le ferais... Je sais que tu va sûrement t'emmerder à mort, mais... je t'en prie... viens?
- C'est gênant, je veux pas... et je dois le fêter avec ma famille, je peux vraiment pas...
- Alors, j'irai avec toi...
- Non... En fait... Non rien...
- Tant pis, je viens te chercher, et si tu ne viens pas, ben, je resterais jusqu'à ce que tu change d'avis, quitte à geler dehors devant chez toi... Tu me manques et je m'ennuie si tu n'es pas là... stp stp... tu veux bien?
- Si je veux bien m'ennuyer à mort, c'est ça?
- C'est ça...
Mince, ses parents allaient me détester encore plus, et Jess aussi, est-ce qu'il s'en rendait compte? Et Jess? Mince, je n'avais pas du tout envie de m'incruster dans leur fête de Noël en famille. Rien que l'idée me rendait malade, ma timidité faisait un retour flamboyant, mes oreilles et mon visage ont viré au rouge. Et je n'étais qu'au téléphone. La seule chose rassurante était le fait qu'il avait pris l'initiative de m'appeler devant ses parents, ils ne pourront pas dire que c'était mon idée au moins!
Merde, ses parents me détestaient sûrement à mort en ce moment... pourtant, je n'avais pas l'impression que quelqu'un marchait sur ma tombe!?!
Je n'ai pas voulu qu'il vienne me chercher, je préférais prendre ma propre voiture pour prendre la fuite au cas où, et... je pouvais ne pas monter, et le soir, ce serait trop tard pour y changer quoi que ce soit? Je faisais des plans rocambolesques, mais Pascal n'était pas fou, je crois qu'il me connaissait un peu mieux que je ne le pensais, 10mn plus tard, il m'envoyait un message; si je n'étais pas là-bas au plus tard à 18h, il fallait que je me débrouille pour l'avertir sinon, il viendra me chercher.
J'ai eu un petit sourire nerveux, je n'avais pas le choix, il fallait que je me bouge. S'il venait à devoir s'absenter et peut-être ne pas être rentré pour le dîner de Noël, alors là, mon cas sera cellé. Ils vont penser que j'ai voulu me le garder pour moi toute seule, loin d'eux. Encore pire.
Vers les 16h, même si j'étais presque prête à partir, je cherchais encore une bonne excuse pour me défiler, et Jess m'a appelée. Je n'arrivais pas à me décider à sauter dans ma voiture, tout ce que je me mettais sur le dos ne me convenait pas. J'étais mal, nerveuse, embarrassée... pffffou. Que Jess m'appelle, ça, c'était une surprise et pour finir, j'avais l'impression de me faire un peu trop prier.
Jess me disait que Pascal m'attendait déjà, qu'il faisait la tête dans son coin. Il avait fait la leçon à ses parents, qu'ils avaient intérêts à ce que je me sente à l'aise et la bienvenue, sinon il partirait. Elle voulait que je sache que je n'avais pas de soucis à me faire de ce côté là, tout se passerait bien. Elle a ri en me disant qu'elle seule aurait le droit de faire la tête après tout. Jess m'a raconté ce qui c'était passé, et que ses parents avaient bien compris, elle aussi, et que je n'étais pas l'instigatrice.
Pascal avait bousillé son natel en le balançant contre le mur. Il ne réussissait pas à me joindre, je ne l'avais pas appelé, et n'avais répondu qu'à 1 de ses messages parce que je n'avais pas voulu le déranger, donc j'avais évité de le bombarder de messages et d'appels. Je n'aurais pas pensé que ça l'inquièterait autant. Pauvre chouky, comme je l'aime ce farfelu. Du coup, il a dû aller en racheter un autre de peur que je ne puisse pas le joindre. Mince, c'était encore de ma faute. Evidemment, je n'ai rien dit à Jess, sinon elle penserait que j'avais fait ça exprès pour qu'il se pose des questions, s'inquiète et finalement me demande de monter!
Ah ben, je déteste vraiment les fêtes de Noël. Encore une fois, je ne pourrais pas me faire mon Noël. Me voilà propulsé au milieu de gens que je ne connaissais pas, la gorge nouée, le sourire crispé. Je voulais être ailleurs.
Ses parents étaient très polis et tout à fait agréable. Evidemment, il n'était pas nécessaire de me dire qu'on ne pouvait pas se coller l'un à l'autre, j'suis pas stupide.
Aux regards surpris de certains des amis de la famille, j'étais une amie de Pascal, Thomas et Jess, qui était seule pour les fêtes. Hum. Thomas s'est transformé une fois de plus en chevalier servant, Jess en amie de longue date, et Pascal ne me quittait pas d'une semelle. C'était trop!
Ça m'embêtait un peu que Thomas se sentait obligé de me tenir compagnie. J'avais beau insisté qu'il fasse comme si je n'étais pas là, mais rien à faire. Ça ne le dérangeait pas. De nous voir tout le temps ensemble, Pascal qui était dans un de ses mauvais jour, a un peu tiqué. Je ne voulais pas rire, mais l'empêche c'était drôle qu'il fasse une scène. C'était mignon. A l'avenir, je le couvrirais d'encore plus de câlins pour qu'il sache qu'il n'avait pas de soucis à se faire, jamais, qu'il est le seul que j'aime de tout mon coeur. Je ne voulais pas qu'il puisse en douter.
J'étais surprise de voir Cassandra. Apparemment, leurs familles se connaissaient depuis longtemps et d'après ce que j'avais compris, ils passaient souvent les fêtes ensemble. C'était la 1ère fois où je réalisais qu'elle et Jess n'étaient pas vraiment amies. Elle étaient polies l'une envers l'autre sans plus. Cassandra était une jeune femme discrète, assez introvertie, se mêlait peu aux gens. Elle avait l'air d'une princesse.
En la voyant sourire en parlant avec Pascal, je me suis demandée si je l'avais déjà vu sourire avant? Je ne crois pas. C'était vraiment la 1ère fois, et la 1ère fois que je voyais ce genre d'expression sur son visage.
J'évitais de trop regarder Pascal, de toute manière, il était souvent près de moi. J'essayais d'éviter ça aussi. Je n'étais là que pour lui faire plaisir, pas pour participer à la soirée. J'aurai voulu que Thomas ou Jess me lâchent pour que je puisse m'asseoir dans un coin et attendre tranquillement que les heures défilent tout en profitant du spectacle.
Ce n'était pas trop dur en fin de compte. Ses parents avaient été agréable, Thomas avait fait du très bon boulot. Pascal avait passé presque toute la soirée à côté de moi, de voir autant de joie et de tendresses dans son regard me suffisait.
- Il vous aime sincèrement vous savez. A le voir hanter le chalet en soupirant, il faisait peine à voir. Vous lui manquiez. (Sa mère a rigolé) Il ne vous a pas tellement laissé le choix, à nous non plus d'ailleurs, c'est bien que vous ayez pu venir.
Glups. Quoi dire? Que répondre? J'étais à court de mots, et les sons qui ont traversés mes lèvres n'avaient rien de cohérent. Je n'ai rien trouvé à dire. En retrouvant mes esprits, j'ai remercié mais décliné l'invitation de passer la nuit au chalet.
Après le départ de la plupart des invités, je voulais aussi prendre la route, mais Pascal voulait que je reste. Sa maman m'avait fait préparer une chambre, parce que son fils ne voulait pas me savoir sur les routes. Pas question que je reste, je ne voulais pas malgré tout ce qu'on pouvait me dire. Je voulais retrouver mon chien et ma maison. J'avais encore en tête ma petite soirée tranquille au coin du feu.
On a passé un moment avec ses parents, assis au coin du feu à bavarder. Pascal était à côté de moi et nos bras se touchaient, ce qui me faisait légèrement frissonner, mes oreilles étaient en feu. J'étais mal à l'aise au possible. C'était une discussion tout à fait banal mais je n'arrivais pas à y participer. Stupide timidité.
Quant Pascal a appris que je ne restais pas, il m'a prise par la main et traînée dehors.
- Afff, j'étouffais là-dedans et... j'avais envi de t'avoir pour moi tout seul.
Pascal a essayé d'insisté, mais je lui ai dit que, si c'était comme ça, la prochaine fois, chantage ou pas, je ne viendrais pas. Quoi que je dise, je savais que je viendrais, ne serait-ce que pour lui faire plaisir ;) Il a arrêté d'insisté.
Dehors, sous le patio (patio? pergolas? je connais pas la différence) Pascal a voulu m'embrasser, mais de voir sa mère nous observer depuis la fenêtre à l'étage m'a fait le repousser.
On s'est assis. Pascal voulait savoir quant je pensais revenir, pourquoi je ne restais pas, qu'est-ce qui me faisait redescendre... J'ai failli lui dire pour Layne, mais ce serait un mauvais timing. On aurait pas le temps d'en parler, et il passerait les prochains jours fou de rage ou inquiet. Alors, je n'ai rien dit.
Je lui ai promis de revenir avant le 31, Pascal a immédiatement noté le changement du 28 au 31, ça ne lui a pas plu. Mais je pensais que c'était bien qu'il profite de passer quelques jours en famille, après tout, c'était les fêtes. Si ses parents restaient là pour le Nouvel An, ils avaient décidés avec Thomas et Jess, on passerait le Nouvel An dans le chalet à Paul. Moche à dire, mais j'ai acceuilli la nouvelle avec soulagement.
On est retourné à l'intérieur, il n'y avait plus que Jess et Thomas au salon, les parents s'étaient retirés dans leur chambre.
On s'est réfugié à la piscine et Pascal s'est tranformé en gros nounours de tendresses. Ce n'était plus le Pascal de ses parents, ni le pote de basket, ni le pote, c'était mon Pascal. J'avais un peu les boules que quelqu'un entre. Quoiqu'on ne faisait rien de mal, on s'embrassait seulement en chuchottant allongé sur les coussins baigné de lumières taminsées. Après un moment, Pascal a été fermer la porte à clé, mais il y avait les grandes baies vitrées, ça me bloquait.
Afff... je n'avais plus autant envie de partir... j'aurai voulu m'endormir dans ses bras...
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------ Noël... Figuration par amour - (359-ven.25.déc.09) ------