92 - Layne Trop Facilement Abordable

Publié le par JaneDo



Pascal avait tendance à se laisser emporter parfois par ses sentiments ou par des élans de tendresses sans penser une seconde aux conséquences, mais fallait avouer que c’était une des choses que j’adorais chez lui. Contrairement à lui, je passais trop de temps à brouter dans ma tête, qu’hélas, je ne laissais pas assez ma spontanéité parler. Probablement parce que ça m’avait joué des tours dans le passé...

Après lui avoir rendu la monnaie de sa pièce pour le 1er avril, on est parti marcher un peu au bord du lac. C’était surtout un prétexte pour pouvoir se  prendre la main, s’embrasser et se serrer l’un contre l’autre.

En rentrant, j’ai fait un peu la grimace parce que j’avais oublié que j’étais sensée être encore fâchée avec lui à cause du week-end passé. On se voyait épisodiquement, ce qui fait qu’il était parfois difficile d’aborder certains sujets qui fâchent peut-être, parce qu’on aurait pas le temps de les régler. Les seuls vrais moments qu’on avait pour ça, c’était le week-end, et même ça, ça ne marchait pas vraiment. Pascal avait voulu faire autre chose le week-end passé, alors quant on a quelque chose sur le coeur, on était obligé d'attendre, attendre encore, attendre le bon moment... C’était chiant.

Je n’avais pas pu lui dire que j’avais passé le week-end passé avec Layne, j’avais oublié que c’était ce fichu 1er avril. Du coup, après ma petite blague, je ne pouvais pas corriger le tir. Je crois que Pascal pense que ce n’était qu’une blague, alors quant je lui dirais que tout n’était pas faux, il allait mailler. Zut.

Il fallait que je lui le dise avant qu’il ne l’apprenne par quelqu’un d’autre parce que là, il m’en voudra. Il est patient et compréhensif, mais faut pas pousser non plus. Je ne pouvais non plus pas le lui dire par email, parce que je ne serais pas là pour voir sa réaction et m’expliquer au cas où. En plus, il n’avait pas dû remarquer que je pouvais même être fâchée pour le week-end, comme je l’avais oublié moi-même. Zut, zut et re-zut.

Ce soir, Thomas invitait des copains chez lui pour un verre avant de sortir prendre encore un verre au Tiger. Je n’avais pas envie d’y aller. Pascal allait sûrement être présent et je ne pourrais pas lui parler, et plus le temps passait, plus cela devenait difficile d’en parler. Et, j’allais prendre un verre avec Layne!

Je n’avais pas vraiment envie de sortir ces temps, je crois que j’étais denouveau dans une de mes périodes antisocial...

Layne et moi avons été mangé une pizza. Il était toujours aussi plein de charme que par moments, j’oubliais qu’on était plus ensemble. Une des choses qui me dérangeait chez Layne était sa manière remarquer le regard des autres femmes et de leur sourire. C’était agaçant, et ça me rappelait que j’avais eu la bonne inspiration de ne plus être sa nana. Mais bon, même ça c’était charmant chez lui et je me détestais de le penser. Quant on sort avec un mec pareil, on se sent vite insécure et c’était loin d’être cool.

A cause de ça, il était facilement abordable par les autres filles qui ne se gênait pas pour lui adresser la parole... (après tout, il leur avait bien souri, non?). Elle ne se gênait pas malgré la présence de son, évidente, petite amie, de lui donner leur numéro de téléphone. C’était difficile et même gênant de courir vers lui et lui arracher les billets et rabrouer la fille. Agaçant!

Layne m’a proposé de retourner chez lui pour prendre un dernier verre, mais je n’avais pas envie de prendre le risque ce soir. Il a proposé demain soir, et je lui ai dit que je le rappellerais. Je n’étais pas allée chez Thomas et Pascal me manquait, j’étais trop vulnérable. Même si c’était un crève-coeur, et que ça allait être très dur, je ne pensais pas sortir du week-end, ni voir Pascal non plus. C’était ma manière de lui faire savoir que j’étais toujours un peu fâchée.

J’espérais lui manquer...

Layne m’a accompagnée à ma porte. On s’est embrassé pour se dire bonne nuit, mais, c’était toujours encore une, une dernière, et encore une autre petite dernière... Layne n’avait pas l’air de vouloir rentrer chez lui, ni de me laisser rentrer chez moi. J’avoue que je me laissais charmer et après un de ses petits sourires dont il avait le secret,  j’ai fini par le laisser entrer. On a traîné jusque tard, à bavarder, à flirter, et avant de partir, il a réussi à me soutirer la promesse de sortir avec lui vendredi soir.

Après tout, pourquoi pas... Ça m’éviterait de trop penser à Pascal...
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Publié dans jane's diary

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