Décembre 2018 - La fin d'un long rêve éveillé! (3)
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Décembre 2018 - La fin d'un long rêve éveillé! (3)
Bientôt les fêtes, et j'ai le moral dans les chaussettes. Je n'ai pas le courage de me taper la famille, surtout des soirées entières à faire semblant que ça plane pour moi. Non, pas envie. J'ai trouvé une excuse bidon d'avance pour ne pas être obligée d'aller aux dîners de Noël et Réveillons, etc.
Une de mes illustrations avaient été choisis pour des cartes pour les fêtes. J'ai été voir le résultat. De toute façon, ils avaient été imprimé et expédié déjà début Novembre, ou Octobre déjà, mais je n'avais pas eu l'occasion de les voir. J'ai pris quelques paquets pour moi. J'ai couru toute la semaine. Tout pour occuper ma tête.
Je savais très bien, que malgré ce qu'avait dit Pascal, c'était OVER. C'était fini. On ne pouvait pas être ensemble, point. Je l'ai toujours su, presque dès le début. Son père ne nous laissera jamais tranquille. Et si je veux protéger ma famille, je devais rester loin de lui. Même si ça faisait mal, c'était rien comparé à avant. Je me sentais moins dévastée.
C'est clair, j'avais toujours envie d'être avec lui, mais même si c'était fini, je savais qu'il m'aimait toujours. C'est pour ça que ça faisait moins mal. Peut-être parce que je savais que je n'étais pas toute seule, que lui aussi souffrais probablement autant que moi. Moi peut-être plus que lui... Parce que je l'aimais à la folie.
J'espère qu'il ne se mettra pas à fréquenter d'autres filles... ça, ça me ferait encore très mal je pense. Autant qu'il reste avec sa femme. Ça me fera moins souffrir que de le voir fricoter avec des pouffes à droite et à gauche. Si j'en avais l'occasion, je le lui dirais. J'espère qu'il ne verra plus Caro non plus. Oh, que je suis vache! Mais, si je ne peux pas le voir, je ne veux pas qu'elle ai plus de chance que moi, ça me rendrait malade.
Ces horribles pensées me pourchassaient... Pourtant, même s'il se mettait à voir d'autres filles... arhhh... Je me sentais quand même soulagée de savoir que Pascal ne pensait pas un mot des horribles choses qu'il avait dit. Même si j'étais triste, et qu'il me manquait à en mourir, j'étais aussi moins triste et pas aussi mal qu'avant.
Au moins, je pourrais peut-être... on pourra être ami ? Je me demande si son père l'accepterait ?
Noël, je l'ai donc passé seule à la maison. Enfin, pas tout à fait, il y avait Tchoy, mais je ne l'ai pratiquement pas vu. Il a passé son temps à dormir, et un soir chez son père. Le reste du temps, son fils était planté devant ses jeux vidéos. J'aurai voulu être toute toute seule. Dommage.
La semaine jusqu'au Réveillon s'est traînée en longueur... mais j'étais contente de n'avoir rien à faire. Des vacances enfin!
J'ai eu envie d'appeler Pascal des centaines de fois, des centaines de messages aussi, mais je n'ai pas osé. Une pensée m'en empêchait; il avait peut-être dis et fait ce qu'il a fait pour moi, par reconnaissance pour toutes ces années qu'on avait été ensemble, mais qu'il ne serait pas très content si je me mettais à le harceler. En fait, je n'en savais rien du tout. Je lui étais reconnaissante de m'avoir rendu ma dignité ce soir là. C'était déjà beaucoup.
Bizarrement, je n'avais pas de nouvelles de Thomas. On s'appelait tout le temps, au moins une fois par semaine. Il m'évite peut-être. Ou il se doute que c'est à travers lui que je pourrais me remettre en contact avec Pascal? C'est pour ça qu'il préférait m'éviter? Sans doute. Et il avait totalement raison, j'espérais justement de ses nouvelles pour trouver le moyen de voir Pascal. Nul.
Finalement, le soir du Réveillon, je n'y tenais plus, je lui ai souhaité "Happy New Year" etc. Pascal m'a appelée 23h45. Je n'ai d'abord pas répondu parce que je ne connaissais pas le numéro. Puis, il y a eu son message qui me demandait de répondre. Il n'avait pas osé m'envoyer de message avant de recevoir le mien, ni même m'appeler, il n'était pas sûr que j'aurai voulu avoir de ses nouvelles. Il avait pris le natel pour me souhaiter la nouvelle année quand même.
Pascal m'a demandé pourquoi je n'étais pas à Gstaad pour Nouvel An. Je lui ai dis en rigolant, que de toute façon, on aurait pas le droit de le passer ensemble, alors... Il a dit qu'en tant qu'amis, personne ne pouvait nous empêcher de nous parler. Il aurait voulu que je sois là-bas. On a parlé jusqu'à minuit.
Pascal a été le 1er à me souhaiter une Bonne Année pour 2019... Il a insisté en me disant qu'il aurait bien aimé que je sois là-bas. 10 minutes après qu'on ait raccroché, Pascal a rappelé pour me demander ce que je ferais s'il venait me rejoindre, parce qu'après tout, c'était Nouvel An?
Comme je lui ai dis, je ne savais pas. On risquait de retomber dans nos vieux travers, et je devais protéger ma famille.
Il devait sans doute en train de se geler les fesses, ses jolies fesses, dehors, tout ça pour pouvoir me parler. Et j'avais drôlement envie de le voir. Mais j'avais la peur au ventre. Tout allait trop vite.
Bon, d'un côté, j'avais eu une chance terrible que sa rupture soit arrivé près des fêtes, parce qu'il n'avait pas voulu me laisser passer des fêtes horribles en pensant qu'il ne m'aimait pas.
De plus, même si on évitait de s'appeler sur nos numéros, au cas où son natel était surveillé, peut-être le mien aussi, et même si je n'avais pas donné de nouvelles, Pascal m'aurait contactée pour Nouvel An. Je remerciais le ciel pour ça, il était vraiment quelqu'un de gentil. C'est d'ailleurs une des choses que j'aime chez lui; sa gentillesse. Il n'aimait pas blesser les gens, encore moins quelqu'un qui compte pour lui. J'avais de la chance. Il y a si peu d'hommes gentils.
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