Dim - 11 Avril 2021 - On s'est enfin parlé (après 20jrs)
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Dim - 11 Avril 2021 - On s'est enfin parlé (après 20jrs)
Pascal devait m'appeler hier, il ne l'a pas fait. Hmm, j'avais attendu toute la journée, m'étais préparée à me montrer ouverte à la discussion. Là, la tête vide, préoccupée, je ne savais plus très bien quoi faire. Quand même, hors de question que ce soit moi qui l'appelle.
Les garçons voulaient faire une grillade dans le jardin, mais hélas, il n'avait pas fait beau.
Pascal ne m'avait pas appelée, mais Thomas oui. Il m'avait dit que s'il faisait beau; grillade chez eux. Triste que ça vienne de quelqu'un d'autre, que l'homme qui était censé m'aimer. Évidemment, la météo n'a pas joué le jeu, le temps était à chier. On savait tous que ça tombait à l'eau s'il faisait moche.
J'imagine que finalement, ils ont décidés de faire leur petite soirée "indoor" (dedans).
Dimanche, complètement retournée, j'ai pris le risque d'aller près de chez Pascal. J'espérais le voir, et je l'ai vu. Il était à la maison. Il était environs de midi. Apparemment, il venait de se lever... ou de rentrer. Il a pris son café en parcourant la feuille. Puis, il s'est mis à la guitare.
Il a été interrompu par le téléphone. Une fois Caro, puis Magalie et Natacha.
Il a dit à Caro qu'il était fatigué, et avait envi d'être un peu seul. Mais apparemment, elle était déjà devant sa porte, des croissants à la main. Il n'avait pas le choix que de la laisser entrer. Il avait déjà pris son café, mais il a déjeuner avec elle. J'étais contente de l'entendre lui demander où il était hier soir.
Sans lui répondre, il a plaisanté en lui demandant si elle le surveillait ou quoi.
Hum, elle n'était pas la seule. La vache. Comme elle insistait (dieu que j'adore son regard en coin), il a fini par lui dire qu'il avait poiroté chez moi, mais que je n'étais pas rentrée. A 2h du matin, il a abandonné. Il lui a demandé si j'allais bien ou si elle avait une idée de ce je fabriquais.
Caro a voulu savoir pourquoi il avait été chez moi? Elle pensait qu'il voulait s'amuser un peu et n'était pas sûr de vouloir être avec moi.
Pascal avait cessé de manger et la regardait avec de gros yeux. Laissant sa langue jeter des mots sans contrôle, Caro a dit qu'elle ne pensait pas qu'il m'aimait autant qu'il veut le faire croire.
Poussant le schmilblick, le fixant et d'une voix douce, trop douce, Caro lui a demandé s'il m'aimait. Pascal lui a demandé ce que c'était comme question, bien sûr, il m'aime.
Il lui a demandé si elle avait une idée de la chance qu'il avait d'être avec une femme comme moi? Elle lui a dit; "Bien sûr, la chance, elle est cool, ouverte et tout, mais à part la chance, est-ce que tu crois que tu l'aimes vraiment?". Caro continuait à le fixer.
Pascal a secoué la tête et a eu un drôle de sourire; "Je l'aime. Je n'arrive pas à croire que tu me poses une question pareille!".
Caro lui a dit que si elle avait été à ma place, elle voudrait que son homme lui court après, pas qu'il s'amuse à coucher à droite et à gauche. C'était comme s'il n'en avait rien à foutre. S'il tenait vraiment à sa copine, il serait dévasté et chercherait à la reconquérir. Et comme il ne voulait pas vraiment que je rentre...
Pascal a soupiré, il lui a dit qu'il en avait assez, qu'elle ferait mieux de rentrer.
Le ton de sa voix ne laissait pas de place à la discussion. Même s'il n'avait pas haussé la voix, il était clair qu'il était excédé et quelque peu énervé. Il y a des vérités qu'il n'avait pas envi d'entendre. J'étais du même avis que ma copine; il devrait être en train de ramper, pas à faire des galipettes!
Pourtant, mon coeur a chaviré quant j'ai pensé à ce qu'il a dit, comme quoi il a attendu devant chez moi.
Et pendant ce temps, dévastée, larguée, j'attendais en vain chez lui, je tournais en rond, pour trouver sa voiture. Si j'avais su!!! Mais, j'étais loin de me douter qu'il puisse être chez moi. Mon imagination m'avait fait souffrir, c'était une horreur à l'imaginer avec une autre, heureux et batifolant.
Avec des gestes brusques, il a débarrassé les restes du déjeuner et s'était remis à la guitare. N'arrivant peut-être pas à se concentrer, il a vite abandonné. Pascal semblait préoccupé. J'imagine que ce que Caro lui avait jeté à la figure le perturbait. Tant mieux.
Après de longues minutes d'hésitation, à fixer son natel, Pascal a fini par m'appeler. Trop surprise et ne sachant pas quoi dire, parce que j'étais plutôt énervée et fâchée, je n'ai pas répondu. Puis, il m'a envoyé un message; "On peut se voir?".
Wahh, qu'est-ce qui lui prend? D'après tout ce que j'avais entendu jusque là, il ne voulait pas vraiment me voir. Alors, je ne comprends pas.
Après quelques minutes de réflexions, j'ai demandé si ce n'était pas hier qu'on devait s'appeler. Il a tout de suite répondu que oui, mais, il avait voulu me voir et avait été chez moi. Puis, 2ème message; "T'étais où?". Il a ensuite tenté de m'appeler. J'ai pas répondu, autant en rester aux messages.
Pascal a osé me demander ce que je faisais... Wahhh... Le culot!
En pesant mes mots, j'ai répondu; "Rien que tu ne ferais pas". Il m'a demandé de répondre au téléphone, il voulait me parler. J'ai répondu que je préférais en rester aux messages. Il insistait. Après de longues minutes à hésiter, pendant lesquels il m'a harcelé de messages, parce qu'il pensait que je ne voulais plus répondre.
Finalement, j'ai répondu qu'il avait voulu un break, alors je n'avais pas envie de le voir.
Pascal a encore tenté de m'avoir au téléphone. Évidemment, je n'ai pas répondu. Son dernier message m'a obligée à lui répondre, il disait; "Si tu m'as jamais aimé, réponds moi cette fois...". Mon coeur a flanché en entendant sa voix. Cette voix profonde, douce, qui vous englobe toute entière.
Pascal a dit qu'il n'avait jamais cru que je penserais que je voulais une séparation. Il voulait juste qu'on arrête de se prendre la tête et qu'on fasse un break, là, à la maison. Se laisser respirer et se calmer. Il ne voulait pas dire, un break, genre on se sépare! Et ça l'avait irrité de me voir prendre la porte.
Puis, il avait pensé que j'avais peut-être besoin d'être un peu seule, alors j'étais rentrée chez moi. Il pensait que je reviendrais après quelques jours. Alors, il m'avait foutu la paix. Puis, ça commençait à faire long. Il pensait que je finirais par l'appeler si j'avais besoin de plus de temps.
Pfff, pfff... si c'était vrai, je ne pense pas qu'il aurait reçu d'autres femmes à la maison, non? Hors, il savait que j'étais partie, et surtout, que je ne débarquerais pas comme ça. En tous cas, pas sans qu'il vienne me chercher. Donc, il me mentait. Bon, autant faire comme si de rien.
Après tout, je n'étais pas censé savoir que d'autres femmes avaient défilés à la maison... dans son lit... mon lit...
Pascal parlait, parlait, il essayait de me persuader. De m'embrouiller. De toute façon, je ne disais rien, je l'écoutais. Ca m'a rappelé une réflexion de Caro à Pascal; c'était toujours lui qui faisait le 1er pas, jamais moi. J'y ai pensé, et j'étais consternée de réaliser que c'était vrai. Je n'ai jamais eu le courage, ou la confiance pour le faire.
Essoufflé, il a demandé si on pouvait se voir, et je n'ai pu m'empêcher de lancer; "Ha... pas vendredi, pas samedi, mais... on est dimanche... Comme c'est pratique. Au moins, tu as profité de ton week-end! Alors non, je ne pense pas". Il a juste dit; "Jane... s'il-te-plaît...". De toute façon, aucun jour aurait été ok, non?
Hahhh, je n'étais pas en forme, et j'avais les yeux enflés d'avoir trop pleuré. Je ne pouvais pas le voir comme ça!
Je lui ai demandé de me laisser y réfléchir. Je l'appellerais plus tard si c'était possible ou non. J'ai passé l'heure suivante à me poser des lingettes froides sur les yeux. Que dalle, mes yeux étaient rouges et enflés. J'ai même pensé prétendre, si on se voyait, que j'avais un petit rhume.
Mais, j'avais une sale tête, aucune chance que je le laisse me voir comme ça.
J'ai rappelé pour décliner sa proposition. Sans dire pourquoi. Autant qu'il pense que je ne voulais toujours pas le voir. Pascal a insisté en proposant de venir chez moi. J'ai refusé. Donc, d'aller chez lui. Chez lui? C'est un piège. J'étais sûre de me faire avoir. Et craquer serait la fin des haricots.
J'étais encore trop fragile, et en me regardant dans mon rétro, je savais que quoi qu'il propose, ce sera non.
Après qu'on ait raccroché, Pascal s'est pris la tête entre les mains. Il est resté longtemps comme ça. J'avais trop envie d'aller le consoler. Puis, tic tic, je me suis rappelée qu'il n'avait pas l'air perdu quand il s'envoyait en l'air avec Natacha ou Caro. Il n'avait pas besoin de ma compassion.
Je me sentais un peu plus en paix, parce que j'avais parlé avec Pascal. Affreux, mais je l'aime toujours à mort. Il me manque tellement. Mais, j'avais ma fierté. C'est blessant, mais même s'il a l'air d'insister, je sais qu'il ne veut pas vraiment me voir revenir aussi vite chez lui.
Je suis rentrée, Pascal n'avait pas l'air de bouger de chez lui. Puis, j'avais l'intention de revenir ce soir de toute façon.
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