Dim - 19 sept. 2021 - Cerveau en pagaille
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Dim - 19 sept. 2021 - Cerveau en pagaille
Brouillage dans le cerveau, ça devait être parce que j'étais au creux de la vague. Pascal ne rentrait que dans l'après-midi, et ça me rendait furax. Triste aussi. Brouillé. En quittant Zurich, il a appelé pour me dire approximativement quant il sera à la maison. Je voulais lui faire l'affront de ne pas me pointer, et le laisser attendre pour rien.
Si je n'avais pas peur que ça l'énerve, qu'il me trouve versatile, emmerdante, et qu'une autre en profite pour se faufiler à ma place, je le ferais. Mais voilà, manque de confiance, en lui, en moi, de mauvais poil parce que je me trouvais faible, je me suis préparée à jouer la fille qui n'a pas de doute, contente de le voir. Et surtout, pas de reproches.
Il n'était pas rentré en début d'après-midi, comme promis... mais seulement un peu après 16h...
J'avais envie de le cogner, mais j'ai fait ce que j'avais prévu. Bon, ce qui m'a vraiment énervée, c'est de voir toute la clique débarqué avec lui. C'était ça qu'il appelait; se voir? passer du temps ensemble? N'importe quoi! Mais, j'ai gardé le sourire, celle de la copine, qui était là par hasard. J'ai couvé ma déception sous des sourires.
A son regard et expression, il savait qu'il aurait dû refuser qu'ils viennent nous tenir la jambe. Caro était là aussi... Forcément!
Caro et moi sommes sorties discuter sur la terrasse, et je lui ai expliqué pourquoi je lui avais demandé de ne pas répondre à Natacha. On ne savait pas si Pascal l'avait rappelée. Parce que, j'étais sûre qu'elle l'avait appelé. Je suis restée un petit moment, partagé un verre avec tout le monde et j'ai filé.
Pascal a voulu me retenir, mais c'était inutile. Il n'avait qu'à s'occuper du bien être de ses potes. Ils s'étaient vus tout le week-end, et je dois les supporter encore le dimanche quant il rentre? Non merci.
J'ai évité qu'il me suive à l'extérieur, pour l'entendre me demander si j'étais énervée, fâchée. Parce que je n'aurai pas su quoi lui dire, à part; "amuse toi bien avec tes potes, moi je rentre". 2h ou 3h plus tard, il a essayé de m'appeler. Je suis sûre qu'il se doutait bien, que je n'allais pas répondre, avant même de composer mon numéro. Il n'avait qu'à m'attendre.
Ses messages? J'ai effacé sans les lire. Pas envie de craquer. Et j'ai tenu le coup; je ne l'ai pas espionné. J'ai fait l'Autruche.
J'avais décidé de faire l'idiote après, en disant que j'avais oublié mon natel ailleurs. Qu'il me croit ou pas, je m'en fiche. Je lui dirais que j'avais un truc le soir. J'avais annulé, parce que je pensais passer la soirée avec lui. Mais quant j'ai vu tout ce monde débarqué chez lui, j'ai changé d'avis et j'ai rejoins mes amis.
Je ne veux pas l'admettre, mais j'étais extrêmement déçue. J'ai pensé qu'il n'avait pas vraiment envi de me voir, et avait juste fait semblant. Les larmes n'étaient pas loin en partant de chez lui. Je ne voulais pas m'effondrer. Pascal ne voulait pas me voir, ben, moi non plus. Je pensais lui avoir manqué ce week-end, mais apparemment pas. Alors, il me manquait pas non plus.
La minute d'après, je regrettais, et me disais que ce n'était pas de sa faute. Que j'aurai pu être plus cool et compréhensive. Qu'il allait forcément se douter que je lui en voulais. Puis, la moutarde me montait au nez, et je me disais qu'après tout, s'il avait vraiment voulu qu'on passe la soirée ensemble, il aurait envoyé balader tout ce petit monde...
J'étais perdue! Et triste aussi parce que, je le sentais s'éloigner, me filer entre les doigts, je ne savais pas vivre sans lui. Il me manque tant!
Je me trouvais désespérante et débile... Après des heures à m'arracher les cheveux, j'ai décidé de me faire plaisir à moi, rien à foutre de lui. Je voulais le voir. J'avais besoin de le voir. Je voulais dormir dans ses bras. J'ai hésité à vérifier s'il était seul, mais je ne l'ai pas fait; fallait que je grandisse. Je l'ai appelé et demandé s'il voulait toujours que je vienne. C'était oui. Alors, j'ai foncé.
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