Dim - 20 Fév 2021 - Bérézina

Publié le par JaneDo

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Dim - 21 Fév 2021  Bérézina

Je ne suis pas descendue déjeuner avec Pascal ce matin. Je n'avais presque pas dormi de la nuit. Chaque fois que Pascal s'approchait pour se coller contre moi, je le repoussais en me déplaçant. Même failli tomber du lit, j'ai dû me lever et faire le tout du lit pour me coucher.

Je n'avais envie de voir personne. J'attendais juste de rentrer. Je crois que j'irai à ma maison quelques temps.

Avant de partir skier avec les autres, Caro est montée. Elle se doutait que j'étais réveillée. Je ne lisais pas, j'espérais enfin dormir, vu que Pascal n'était plus là, étant donné que je n'avais pas fermé l’œil de la nuit.

J'étais mal et. voulais partir d'ici, me retrouver chez moi. Seule.

Pascal n'a skier que le matin, donc une demi-journée. En rentrant, il est monté pour se doucher et m'a trouvée assise dans le lit à lire. Je n'avais pas réussi à dormir plus, j'étais laminée. Fatiguée. Après sa douche, il a demandé si je descends manger avec lui. J'ai secoué la tête.

Il n'a rien dit, et s'est dirigé vers la porte, l'a ouvert, puis il a refermé la porte pour se revenir vers moi.

Il a dit quelque chose comme; "Ça suffit, il faut qu'on discute. Dis moi ce qui se passe". Je ne m'y attendais pas, je n'avais rien prévu. Je ne m'étais pas préparée pour une confrontation. Alors... je n'avais rien à dire! Je pensais qu'on parlerai à la maison... Et j'avais prévu de partir tout simplement.

A cours d'idées, j'ai dis que je ne savais pas de quoi il voulait parler. Pascal a dit qu'il savait bien qu'il y avait quelque chose. Je l'évitais, faisait tout pour éviter de lui parler. Il voulait crever l'abcès. Il a pris mon livre et l'a jeté et s'est assis sur le lit. Je regardais mon bouquin.

Pascal me demandait de le regarder en cherchant à capter mon attention. Inutile.

Je ne voulais pas lui parler, parce que je risquais de regretter tout ce qui sortirait de ma bouche. Si d'aventure j'avais tord sur quelque chose, je me sentirais mal. Je n'avais pas assez réfléchi sur comment je devais réagir, et je ne voulais pas me comporter comme une idiote.

Tout ce que j'ai trouvé à dire, c'est; "on rentre quand?". Pascal a soupiré et m'a prise par les épaules pour me tourner vers lui. Il voulait que je lui parle, lui dise ce que j'avais, pourquoi je lui faisais la tête. Je l'ai regardé comme si je tombais des nues.

Discuter? Ici? Il rêve? Ça prendra plus de 10mn, il n'imaginait pas quand même pas que les choses allaient se régler en quelques secondes, et qu'on descendrais ensuite main dans la main, le sourire aux lèvres, si? Alors, je me suis un peu énervée, mais mon ton était calme.

Je ne voulais pas discuter ici, et je voulais rentrer. Je ne descendrais que pour partir.

Je lui ai demandé de me laisser. Il est parti à reculons. J'imagine qu'il était déçu, mais qu'est-ce qu'il espérait? Régler les choses en 5mn, alors qu'il avait eu tout le vendredi, le samedi entier jusqu'à maintenant? Et il n'avait rien fait. Zéro. Et maintenant, il voulait tasser les choses avant de rentrer?

Oh, peut-être qu'il se doutait que j'irai chez moi. Même si je pense que c'est une très mauvaise idée de prendre la fuite, au lieu de parler, je savais que je ne pourrais pas me retenir de le faire. Je me tape intérieurement de ma bêtise, mais bêtise je ferais. Trop têtue, trop fière, trop lâche.

Dans la voiture, je suis exprès allée à l'arrière, laissant Caro prendre ma place devant.

Pascal me scrutait dans le rétro. Je n'ai presque pas pipé le mot, Caro faisait la conversation comme à son habitude. Tant mieux, sinon ç'aurait été la Bérézina dans la voiture. Il l'a déposée chez elle, on s'est fait la bise et maison.

J'ai été tout de suite préparer mes affaires. Pascal me suivait et essayait d'engager la conversation.

J'avais la poitrine compressée, la gorge serrée. Je n'étais pas en état de parler. Il m'a prise par les épaules, mais je me suis dégagée. Ce qu'il a dit me hante encore; "Bravo, c'est ta solution? Un soucis, et on prend la fuite?". Ha, il avait raison. J'aurai peut-être dû faire un effort et parler.

Mais je savais aussi que, si je me mettais à parler, j'allais pleurer comme une pauvre tâche. La fuite c'était préférable.

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J
C'était chouette de t'entendre bella Bisous bisous
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A
Avec plaisir, je suis sur whatsapp, quand tu es dispo ;)
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A
Courage ma belle, malheureusement Pascal a été nul sur toute la ligne là. Je me serais sans doute aussi barrée chez moi. Franchement, j'espère que depuis tu as pu lui en parler. Le plus efficace serait de lui dire "Je sais que tu t'éclipses avec Natacha. Je sais ce que vous faites. Je n'ai pas confiance en toi en ce moment, surtout quand tu me sers comme excuse que tu t'es endormi chez l'autre. Je ne te crois plus. Je rentre moi." Et observer sa réaction. Il va sans doute se mettre à paniquer, peut être tenter de nier, mais dans ce cas il ne faut pas fléchir, et juste lui répéter que mentir ne sert à rien et que tu veux l'entendre de sa bouche. Il devrait tout déballer de cette façon. <br /> Je suis de tout coeur avec toi, bisous ma belle !
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