Dim 21 Juil.2024 - End of us - Fin de nous...
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Dim 21 Juil.2024 - Fini - Fin...
Aujourd'hui, j'ai entamé la journée le cœur lourd. Dernier jour, je ne savais pas quand je le reverrais, ou si je le reverrais jamais. J'avais vraiment mal au cœur. Pourquoi est-ce qu'il faisait même beau? Il aurait pu faire gris ou pleuvoir au moins? Non, grand soleil. Tout avait ce côté magique, brillant, baignant dans le soleil. Tout ce qui allait me manquer.
Il m'a prise contre lui. Il était triste, ou il faisait semblant, mais j'étais triste aussi. Je le dévorais des yeux, question de garder ça dans un coin de ma tête pour les jours où je souffrirais trop de ne pas pouvoir le voir. Caro a essayé de m'appeler, mais Pascal m'a arraché le téléphone des mains; "aujourd'hui, t'es à moi, qu'elle vienne pas nous déranger".
On avait passé des heures à faire l'amour, mais c'était encore pas assez. Pas de sieste, chaque minute était importante...
Alors qu'on faisait des efforts pour rigoler, pour faire semblant que tout allait bien, Pascal m'a tout à coup demandé si je ne voulais pas reconsidérer la question. Il s'excusait d'avance, puisqu'il avait promis de ne pas aborder le sujet, mais il voulait savoir si je n'avais pas changé d'avis. Il a dit qu'il ferait ce que je veux, n'importe quoi pour que je change d'avis.
- Je te le jure, je ferai ce que tu veux... Tout ce que tu veux...
Mais j'ai gardé le silence. Je ne pouvais pas lui dire que je ne voulais pas qu'il change, parce que je ne savais plus pourquoi j'avais décidé de rompre. Je ne savais plus ce qui m'avait amenée à prendre cette décision. Est-ce que je voulais seulement lui donner une leçon. Si c'était le cas, je ne pouvais certainement pas changer d'avis!
- Je tiens à nous, je tiens à toi, je t'aime, et tu as dis que tu m'aimais aussi, alors pourquoi?
Je l'ai regardé mon coeur se serrait. Je ne sais pas si j'arriverais à vivre toutes ses heures, ses jours à venir sans lui. Comment est-ce que je pensais arriver à ne plus me serrer contre lui, dormir dans ses bras, être prêt de lui, sentir sa présence, ciel, j'allais m'arracher les cheveux. Comment vivre, quand tout me fait penser à lui... Il va tellement me manquer.
- Qu'est-ce que j'ai fait qui t'as tellement blessé? Est-ce que c'est l'autre fois, quand j'ai choisi Caro alors que tu étais là?
- Oh non... Commence pas à imaginer des choses. Caro est aussi ta petite amie non? Alors pourquoi je ferai tout un plat? Non, au contraire, ça ne m'a pas dérangée du tout.
Je me mordais la langue pour ne pas mentionner Natacha. C'est elle qui me dérangeait, personne d'autre. J'avais peur maintenant que je laissais la place vide, qu'elle s'insinue dedans. J'étais terrifiais. J'ai pris conscience qu'il ne parlait pas de Natacha non plus!!! Pourquoi? Certainement parce qu'il savait que c'était elle le problème.
- Est-ce que c'est à cause de Terry? Parce que je t'ai un peu menti là-dessus?
- Tu as bien fait de mentir à propos d'elle. Mais, c'était évident du moment qu'elle est venue squatter ici, qu'il y avait un truc pas net! Ou peut-être le fait que tu as garder ça secret... c'est qu'il y avait... non, c'est qu'elle comptait plus que ça...
- Pas du tout. Je voulais que ce soit clair qu...
- Vous vous parlez encore?
- Heu, pas vraiment... Il me regardait droit dans les yeux. mais je sentais qu'il réfléchissait à quoi dire. On se parle pour le boulot...
Pascal me regardait, j'avais envie de le bouffer des yeux, mais c'était plus prudent de regarder dans le vague, Il aurait pu voir que je n'étais plus très sûre de moi. Qu'il avait réussi à me faire douter de moi. De l'entendre me demander ce qu'il pouvait faire pour qu'on reste ensemble me brisait le cœur.
- Je vais changer, dis moi ce que tu veux que je change. Est-ce que tu veux que j'arrête de voir Caro? Qu'on se voit plus souvent? Qu'on passe plus de temps ensemble la semaine?
- Non. Je ne veux pas que tu changes. Reste tel que tu es, tu es pas si mal que ça. C'est pas toi, c'est moi qui...
- Wah... C'est pas toi, c'est moi... Ça veut dire que c'est moi...
- Pas du tout. Cette fois, ça veut vraiment dire que le problème vient de moi. Je suis arrivée à saturation c'est tout.
- Saturation de quoi? Dis moi? Parle moi?
- Je veux juste être seule. Je ne veux pas avoir d'obligation, pas de compte à rendre. Je ne veux pas sortir avec quelqu'un...
Gros moment de silence. Pascal a tendu la main pour prendre la mienne. Sa chaleur m'a envahie et j'ai eu envie de pleurer. J'étais probablement en train de me suicider moralement. Je lui ai rappelé qu'il avait promis de ne pas chercher à me faire changer d'avis, et qu'on n'en parlerai pas après notre discussion de vendredi.
Pascal ne voulait pas que je me laisse déranger, mais j'ai quand même vu le message de Caro. Et j'ai jeté un œil au fond du jardin et je l'ai vue là-bas au bout. Elle me demandait ce que c'était ces panneaux "Ne pas déranger". Je ne savais pas de quoi elle parlait. J'ai demandé à Pascal et il a rougi. Il en avait mis un peu partout;
En travers du chemin qui mène au jardin, sur la porte d'entrée, sur la porte qui sépare son appart de celui de Thomas/Paul, et au bout du jardin, pour que Caro ne s'avise pas de se ramener. J'ai été voir sur la porte d'entrée qui donne côté rue et j'ai rigolé. Il m'a expliqué qu'il s'était levé tôt le matin samedi, pour mettre ça, question de s'assurer qu'on sera tranquille.
Et moi qui avait cru que c'était pour appeler Natacha ou Caro. J'avais pensé qu'il faisait encore un truc dans mon dos, mais j'avais haussé les épaules en me disant que je n'avais pas à réagir, il était désormais libre de faire ce qu'il voulait. Et la fin de la journée est arrivée si vite... J'aurai voulu arrêter le temps et me laisser dorloter encore...
Pendant ce week-end, j'avais eu l'impression qu'on avait remonté le temps et de me retrouver avec mon Pascal des débuts...
C'était le moment de partir pour moi. Pascal ne voulait pas me laisser partir. Il me demandait, non me suppliait de rester encore cette nuit.
J'avais le cœur brisé, je ne voulais pas partir non plus. C'était dur de se séparer. Je me suis demandé si on s'était tout dit, s'il y avait encore des choses à discuter...
Pascal a promis de ne pas me harceler. De ne pas m'embarrasser à m'appeler... Que ça allait être dur, qu'il ferait de son mieux pour m'oublier. Puis, il me demandait de rester, de changer d'avis. Que si je changeais d'avis, que je le lui dise, que je revienne, il m’accueillera les bras grands ouverts.
Il avait les larmes aux yeux et ça m'a fait mal. Moi non, rien. Les yeux secs. Toujours cette difficulté à pleurer devant les gens... Pascal insistait que je pouvais revenir quand je voudrais, qu'il sera toujours à moi... J'en doutais fort. Ses copains allaient s'assurer qu'il ne reste pas seul à se morfondre, j'en suis sûre. Ça me rendait jalouse ça aussi...
Pascal m'a rappelé qu'il m'aimait, qu'il ne voulait pas qu'on se sépare, qu'il m'aimerait toujours. Je ne pouvais rien dire, sinon j'aurai fondu en larmes. Après un dernier câlin, un dernier baiser, j'ai pris la fuite.. .et j'ai pleuré comme une madeleine dans la voiture. Longtemps. Il m'a fallu un moment pour démarrer ma voiture.
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