Jeu - 12 août 2021 - On a rompu... Nous 2, c'est fini.

Publié le par JaneDo

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Jeu - 12 août 2021
  -  On a rompu... Nous 2, c'est fini.

Voilà, c'est fait; on a rompu. J'ai rompu avec Pascal, l'homme de ma vie. La personne que j'aime le plus au monde. Et maintenant, je suis perdue. Je me demande si j'avais eu raison de faire ça. J'aurai peut-être dû attendre? Je lui ai dis que je ne supportais pas sa relation avec Natacha. J'ai voulu savoir ce qu'il ferait si je lui demandais d'arrêter de fricoter avec elle.

Pascal m'a clairement fait comprendre qu'il n'en avait pas envie. Il ne le ferait pas. C'était comme recevoir un coup de poing dans le ventre. Il était là, devant moi, à me dire qu'il n'en avait rien à foutre de ce que je ressentais. Ça m'a fait mal, et j'ai eu envie de lui faire mal aussi. Malgré le branle bas de combat dans ma tête, j'ai réussi à garder un semblant de calme.

Je n'ai pas pleurer, et pourtant, c'était pas l'envie qui manquait, je ne me suis pas énervée. Je n'avais plus vraiment le choix. Là, c'était clair, il me manquait de respect. Pourtant, il m'avait dit que je n'avais rien à craindre vis à vis d'elle, mais le voilà qui refuse tout court de se séparer d'elle. A voir, il préférait me laisser souffrir, morfler, mais pas elle. Ça fait mal.

Nos regards se sont accrochés... Hum, je crois lire dans son regard, qu'il croyait que ça allait passer. Il pensait qu'une fois de plus, j'allais le laisser faire ce qu'il voulait et m'accrocher. Le petit roi! Pas cette fois, non monsieur. Il pensait que j'allais attendre patiemment qu'il s'amuse avec Natacha? Et si ça devient sérieux, le laisser me jeter aux orties?

Que dalle oui! Quelle blague. J'avais été bien trop gentille, trop permissive... trop conne en fin de compte...

De les voir prendre du bon temps chez lui, alors que je mordais la poussière, que je crevais à petit feu, j'ai pas tenu. J'ai foncé chez lui. Ou c'est moi, ou c'est elle. Pas de demi-mesure. De les voir roucouler, comme si je n'existais pas, comme si je ne comptais pas me mettais les nerfs à fleur de peau. Je voulais tout casser. Surtout eux.

Je n'avais rien mangé, tellement j'avais des nœuds à l'estomac. My God, je l'aime, mais je n'allais pas attendre que ce soit lui qui me quitte, je le ferais avant, en premier. Il me plait, mais ça ne lui donne pas tous les droits. J'ai été une petite amie super patiente et compréhensive.

Je ne l'avais jamais privé de rien, mais là, il exagère. Enfin, c'est ce que je me répétais pour me donner assez de courage pour aller jusqu'au bout.

Je me suis levée pour partir et Pascal a voulu me retenir. Natacha était cachée à l'intérieur, alors je ne comprenais pas. J'étais complètement anéantie, humiliée, qu'il me dise ne pas vouloir la quitter, alors qu'elle nous écoutait surement. Le culot.

Je ne devais pas beaucoup compter pour lui en ce moment... Je me sentais au fond du bac. Pascal semble complètement sous l'emprise de Natacha. Ça me rendait profondément malade. J'avais le coeur lourd.

Pascal m'a tirée vers lui et m'a serrée dans ses bras. Mais pas de ; reste là, part pas, reste avec moi... rien.

Le coeur lourd, je l'ai laissé m'embrasser. Il pensait que ça changerait quelque chose? M'endormirait? Qu'il arriverait avec un peu de tendresse, me bercer avec ses mensonges? Que dalle. Même si ce dernier baiser n'était qu'une miette, j'en voulais bien. D'ailleurs, comment refuser un dernier baiser?

Natacha pouvait bien profiter du spectacle. J'espère qu'elle comprendra qu'il ne lui appartient pas encore.

Après, j'ai fait un pas en arrière, en baissant les yeux. Je ne pouvais pas affronter son regard, ni regarder son visage, je risque de flancher. Et je lui ai balancé la sauce; JE VEUX ROMPRE. Je ne voulais plus être sa petite amie. J'ai levé les yeux pour le regarder une dernière fois. Il donnait l'impression d'avoir été frappé.

Son visage reflétait une incompréhension totale. Comme s'il n'avait pas vraiment compris ce que je venais de dire, il est resté sans voix. Tétanisé. Sur ce, j'ai dévalé les marches à vitesse grand V. Droite, je marchais vite, sans courir. Et c'est pas l'envie qui me manquait de piquer un sprint. Avant que Pascal ait le temps de réagir, j'étais loin.

Voilà, c'était fait... J'étais loin d'être soulagée, mais je m'étais respectée, et j'avais gardé la tête haute. En partant, je voulais lui donner l'image de quelqu'un qui venait de terminer une corvée, soulagée que ce soit fait. Je voulais qu'il garde l'image de quelqu'un de sûre d'elle, fière et entière. Et je crois que ça avait marché.

Je ne voulais pas qu'il se doute que j'allais, sans doute, m'effondrer et finir en larmes dans un coin chez moi.

Pascal a mis un moment avant de retourner à l'intérieur. J'étais contente de constater qu'il avait l'air abasourdi. Natacha est sortie de la chambre (notre chambre). Intérieurement, j'ai rigolé de la voir sourire, parce que ça a dû énervé Pascal. Il lui a demandé de partir, il voulait rester seul. Idiotement, elle lui a demandé si elle avait bien entendu, on avait rompu?

C'était clair qu'elle l'avait entendu me dire qu'il ne voulait pas se séparer d'elle...

Pascal ne lui a pas répondu, les yeux dans le vague... ha non, il regardait le tableau que je lui avais fait... Il lui a dit qu'il était préférable qu'elle rentre chez elle. Comme elle ne semblait pas trop pigé, il a rassemblé ses affaires, et les lui a posé dans les bras en la poussant gentiment, mais sûrement, vers la porte.

Comme si on l'y avait poussé, Pascal s'est laissé tomber dans le fauteuil qui tourne le dos à la porte. Plié en deux, effondré, il s'est pris la tête dans les mains. Quant il s'est relevé, tout se qui se trouvait sur la table et à proximité a valsé. J'étais contente de le voir en colère, perdu, sous le choc. C'était son tour de se sentir mal. Bien fait pour ta tête mec.

Ah oui, en arrivant, je lui avais dis que je me doutais que Natacha l'attendait probablement à l'intérieur, qu'elle n'avait pas besoin qu'elle se cache, je n'avais pas l'intention d'entrer. Que j'avais juste un truc à discuter avec lui. C'est là que je lui ai demandé ce qu'il ferait si je lui demandais de couper les ponts avec Natacha.

Il m'avait facilité la tâche. Je me doutais bien qu'il ne serait pas trop d'accord, qu'à la limite, il me dirait qu'il le ferait. J'avais prévu la parade. S'il avait dit qu'il était d'accord, je lui aurais demandé de l'appeler, de le lui dire devant moi, face à face. Je ne lui aurais pas laissé le choix. Mais, il a choisi d'être... honnête... mal lui en a pris.

Je regrettais juste une chose; j'aurai voulu qu'il me confirme pour l'Espagne, si il était avec elle ou Magalie...

Clairement, je n'allais pas manger avec lui ce soir. Il devait bien aussi se douter que je ne répondrais pas à ses appels, mais il continuait à me bombarder. Pourtant, il me connait, j'efface les messages sans les lire, mais il continuait. Beaucoup trop d'efforts, trop tard, pour rien... Il croyait quoi? Que j'allais sauter sur le téléphone, ou courir vers lui?

La journée je me suis investie à fond dans mon travail. Ça occupait ma tête. Et il y avait Khélia.

Grace à son harcèlement, je n'ai presque pas pleurer. Peut-être que ça me donnait encore l'impression qu'il faisait encore un peu partie de ma vie. Et ça me rendait plus forte je crois. Bien sûr, je l'ai regardé tourner en rond le soir, à regarder son natel, m'envoyer des messages... auxquels je n'avais aucune intention de répondre.
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J
Arh, ne me déprime pas. Ça fait mal. Je ne sais pas non plus si j'ai bien fait. Il n'a pas l'air d'être en train de sombrer tellement que je lui manque. Au contraire. Natacha est tout le temps chez lui. Ça me rend assez malade comme ça. J'ai juste peur que, s'il ne revient pas se jeter à mes pieds, c'est moi qui risque d'aller me ridiculiser à le faire.... Merci pour ton petit mot Nana. Bisous
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N
Salut Jane, Je ne sais pas si tu as bien fait de te précipiter à rompre. Tu l'as envoyé droit dans les bras de cette femme. Perso, je pense que tu aurais dû attendre, serrer les dents que cette aventure lui passe. Après, tu aurais eu tout le loisir de predner ta revanche et te venger. Actuellement, la situation me semble perdue. Je ne pense pas que vous arriverez à vous remettre ensemble. Imagine un peu s'ils passent des mois, voir plus d'une année ensemble!!!!!!! Tu penses attendre? Je pense qu'il faut que tu tournes la page. Bisous Jane, tiens le coup.
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