Jeu - 17 août 2023 - Stock d'amour

Publié le par JaneDo

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Jeu - 17 août 2023 - Stock d'amour

Cela faisait longtemps qu'on avait pas passé une journée aussi tranquille. C'est génial que ce ne soit pas le week-end, sinon, on aurait été envahie par les amis de Thomas et Pascal. Cela faisait vraiment longtemps qu'on avait pas eu une journée en autarcie. Je l'aime, je l'adore. Il est tendrement tendre. Je suis folle de lui.

Chacun de ses sourires me fait fondre, son toucher, ses yeux, ses expressions... Comment peut-on avoir autant de charme!

Mais une chose me brulait la bouche; savoir s'il allait repartir. Je voyais de temps à autre son regard se perdre au loin. Je crois qu'il pensait à ce qu'il allait faire. Ou avait-il déjà décidé? D'un côté, j'aurai voulu continuer à mettre la tête sous le sable; ne rien dire, ne rien entendre, ne rien voir. C'était peut-être un peu lâche?

On a été faire quelques achats, Pascal voulait me faire à manger. Comme il faisait chaud, il m'a proposé quelque chose de léger. Moi, tout m'allait. De toute façon, je n'allais pas me goinfrer devant lui. Et même, quant je suis près de lui, je n'ai pas très faim, trop occupée à ne montrer que mon bon côté, à le manger des yeux.

Oui, j'étais obsédée de découvrir ce qu'il allait faire. J'avais peur que Jess ou ses parents l'aient convaincu de repartir. L'idée me faisait trembler. J'étais terrifiée. Mais finalement, je ne voulais surtout pas gâcher cette journée. Trop précieux. Je voulais profiter de chaque seconde. Ronronner dans ses bras, lui faire des tonnes de bisous.

Je voudrais qu'il retourne à la villa gonflé à bloc. Que malgré femme et enfants, qu'il ne pense qu'à moi. Que s'il le bassine, quoi qu'on puisse lui dire, que le souvenir de cette journée, balaie toute la pression. C'était facile. Amoureuse à fond, je n'avais qu'à me laisser aller sans me retenir pour être la limace du jour.

On s'est nourri l'un de l'autre, parlé de nous, de vacances, sans aborder les sujets qui fâchent, comme ma famille ou la sienne.

Pascal n'avait pas envi de retourner là-bas. Je l'ai laissé prendre le volant pour l'amener au boulot rejoindre Thomas. Dans le parking, loin des regards, on a échangé bisous sur bisous. Le coeur serré, je l'ai regardé ouvrir avec son badge et disparaître. Je crois que tout va bien, parce qu'on avait rempli nos coeurs d'amour.

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