Jeu 19 Sept 2024 - Rejetée

Publié le par JaneDo

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Jeu 19 Sept 2024 - Rejetée

En début d'après-midi, j'avais ma réunion au boulot. Avant de venir, j'avais essayé de joindre Pascal sur son natel, sans succès. J'ai laissé un message pour dire que je l'appellerai en fin de journée. Ce que j'ai fait. On devait se voir ce soir, mais Pascal me dit qu'il avait des potes à la maison ce soir. Qu'on pourrait se voir demain.

Pascal savait que pour l'instant, je ne voulais pas trop me mêler aux autres. Je préférais qu'on se voit que tous les 2. Je ne l'ai pas contredit, bien au contraire. En plus, je ne savais pas où on en était, si on était ensemble ou pas. Je ne savais pas ce que Pascal avait l'intention de faire. Ni s'il voulait encore de moi... Je flippais.

Pascal était appuyé contre un des piliers près de la porte d'entrée. avait le regard baissé et tripotait quelque chose entre ses mains. Quand elle a passé à sa hauteur, sans lever la tête, il a posé son regard sur elle, leurs regards se sont croisés. Il a eu un petit sourire avant de rebaisser les yeux sur ses mains.

Je ne voyais que le profil de la jeune femme, donc je ne voyais pas bien son expression. Mais l'expression de mon homme, je la connaissais. J'ai tout de suite su qu'il y avait un courant entre eux. Il se passait quelque chose. Après avoir refermé la porte, j'ai senti que Pascal attendait. Il avait l'air amusé.

Les bras croisé, un petit sourire au coin des lèvres, il était assis sur le dos d'un fauteuil, les jambes croisés devant lui. Il attendait. Il savait qu'elle reviendrait. Et c'est ce qui s'est passé. Elle a tapé à la porte au lieu d'utiliser la sonnerie. Il souriait en regardant ses pieds. Il a attendu le 3ème coup pour ouvrir.

Il l'a laissé entrer. Dedans, elle devait se sentir un peu bête. Elle a posé son sac, viré ses talons, avant de se retourner pour lui faire face. Comme lui, elle a penché la tête de côté sans bouger. Ils se souriaient. Pascal s'est approché d'elle et lui a demandé si elle voulait boire quelque chose. Elle a secoué la tête.

  • Tu savais que j'allais revenir....

Pascal n'a rien dit. Je la voyais elle, lui, je ne le voyais que de dos. Je ne pouvais que supposer qu'ils souriaient tous les 2. C'est là que je me suis rendue compte que la lumière était tamisée. Pascal ne disait rien, il l'a regardait c'est tout. Elle a fait tomber sa veste, et s'est tortillée pour faire tomber sa jupe les yeux braqués sur lui.

Elle s'est approché de lui en déboutonnant son chemisier. Probablement pour lui dévoiler ses dessous blancs en dentelles. Ses portes jarretelles et ses collants étaient déjà suffisant pour exciter n'importe quel mec. Ils adorent ça. Elle s'est avancée vers lui en mettant ses cheveux. Il l'a soulevée sans peine.

Elle a passé ses jambes autour de lui et a laissé tomber sa tête en arrière en gémissant alors qu'il l'embrassait dans le cou. Je ne pouvais plus le supporter. Je sais que je n'aurai pas dû appeler, mais je l'ai fait quand même. Pascal a vu que c'était moi, et il n'avait pas envi de répondre. Pascal a fini par se décider à prendre l'appel.

Elle lui caressait le torse. Il a juste dit "Hey", sans la quitter des yeux. Il attendait que je parle, alors je lui ai demandé ce qu'il faisait. Je ne savais pas si je devais lui demander de passer. Je devais avoir la voix qui tremble, j'étais en pleine panique. Je savais que je n'aurai pas dû appeler, mais je n'ai pas pu m'en empêcher.

Elle s'est mise à déboutonner son pantalon en lui faisant des bisous sur le torse à travers son t-shirt. Il n'a rien fait pour l'arrêter, et ne me disait rien. Même si je n'aurai pas vu ce qu'il faisait, j'aurai aussitôt compris que je tombais comme un cheveux sur la soupe. Qu'il était distrait, que je dérangeais. Il a passé l'autre main dans ses cheveux.

J'ai compris, je dérangeais, qu'il n'allait pas m'inviter à passer même si je le demandais. D'une voix précipitée, il m'a dit qu'il ne pouvait pas rester en ligne, qu'il me rappellerait demain et il a raccroché. Il a raccroché! Il m'a raccroché au nez. Mon cœur est tombé du haut de la tour Eiffel pour s'éclater sur le pavé.

Comme si on venait de m'écraser sous un immeuble, je me suis sentie lourde. J'avais la boule au ventre. Je me suis mise à pleurer comme une pauvre idiote. Je n'aurai pas dû appeler, je le savais. Je venais de me prendre une brique dans la gueule. J'étais anéantie. Il m'avait mouflée, je n'arrivais plus à respirer.

Je me suis pliée en 2, l'air se faisait rare, je n'arrivais plus à faire entrer assez d'air dans mes poumons. Je me serrais la poitrine tellement ça me faisait mal. Pascal avait choisi. Je l'avais obligé à choisir. Tout ça s'était de ma faute. Je n'aurai pas dû jouer avec ses sentiments, ni avec les miens. J'étais totalement anéantie.

Je n'entendais plus rien, ma tête ne fonctionnait plus. J'ai fermé mon laptop. Je ne pouvais pas les regarder, c'était trop. Et je me sentais minable, perdue. Il n'y avait personne en bas, alors j'ai été prendre ma voiture. J'ai trouvé un endroit désert et éloigné, où il n'y avait personne pour pouvoir crier et pleurer de tout mon saoul.

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