Jeu - 26 Mai 2022 - Sentiments confus
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Jeu - 26 Mai 2022 - Sentiments confus
15h, toujours pas d'appel de l'homme des bois. Il devait être au bureau maintenant, ou en chemin. Donc je ne risquais pas de tomber mal, alors qu'il était chez lui, entouré de femme et enfants. alors je l'ai appelé. Je suis mal tombée, il devait encore être à la maison, j'entendais les gamins, un pleurait et l'autre papotait.
D'après ce que j'entendais, Pascal devait avoir son fils dans les bras, il a dit qu'il rappelait dans quelques minutes.
Il marchait quant il a rappelé 5mn plus tard. Je me sentais mal de devoir lui aboyer dessus dans la rue. Je lui ai demandé de me rappeler quant il sera au bureau, que ça ne prendrait que 2mn. Que j'avais juste un truc à lui dire. C'est bizarre, mais le bruit du foyer; des enfants et voix, que ce soit lui ou Jess ce matin, me perturbait.
Je n'arrivais pas à les sortir de ma tête. Je crois que c'est là, d'une certaine manière, que j'ai réalisé où je me situais; une externe, qui fréquente un homme marié, avec 2 gosses. C'était moche. Pourtant, même si la scène familiale se baladait dans ma tête, j'avais de la peine à imaginer Pascal dans ce rôle. Moi, je n'étais qu'une maîtresse!
Celui que je connaissais et celui que j'ai entendu brièvement chez lui, n'était pas le même... C'était 2 hommes différents.
Encore troublée, je me suis rendue compte que ma rage et mon énervement s'était tassée, quant mon natel a sonné et que j'ai vu son nom sur l'écran. Mais, il n'était pas question que je recule maintenant. Pascal m'a dit qu'il m'appelait vite, parce qu'il avait une réunion, puis qu'il devait mangé avec des clients à midi.
J'ai dis ce que j'avais à lui dire. Tellement surpris, Pascal ne disait rien. Je m'en suis voulue de lui saper sa journée.
Je me sentais très mal. Je détestais faire ça. Mais, pour me remonter le moral, je me suis dis que c'était soit lui, soit moi qui aurait eu sa journée foutue. Puis, je n'avais presque pas dormi, tellement que j'étais énervée. Toute la nuit, je l'avais imaginé avec Natacha. Facile, je les avais souvent vu ensemble...
Comme la fois où il m'avait menti pour aller se balader avec Natacha au bord du lac... Caro était avec moi.
Enfin, mouais, j'essayais de penser à des tas de trucs pour rester forte, parce que sinon, je fondrais en larmes. Je ne supportais pas cette vicieuse peur qui me faisait craindre d'avoir fait une erreur. Maintenant, j'étais submergée de doutes... Peut-être que j'aurai dû attendre? J'aurai passé mon temps à me ronger toute seule?
Mince, j'avais mal au coeur. Mal, parce qu'il me manquait déjà, et aussi, parce que j'avais flingué sa journée, alors qu'il était tout là-bas, si loin. Je savais que j'avais voulu lui faire mal, lui donner un coup dans les dents, pour me sentir mieux. Parce que moi, j'avais l'impression d'en avoir reçu plusieurs. Et maintenant, j'étais mal.
Même si je lui avais dis de ne plus m'appeler, que je ne voulais plus l'entendre, et qu'il n'avait qu'à croire que j'étais assez conne pour croire qu'il ne voyait pas Natacha, j'espérais tellement qu'il s'escrime à m'appeler... Entre 22-23h, j'ai laissé libre court à mes larmes... Il n'appellera plus, parce qu'il devait être rentré maintenant...
Qu'est-ce que j'avais imaginé? Que je comptais? Qu'il était aussi raide dingue de moi, que moi de lui? Pfff... Après tout, je n'étais personne, juste une maîtresse, la femme qu'on saute à côté quand on a le temps. Le bouche-trou de service. Celle qui ne compte pas, et dont on peut se débarrasser quant elle commence à faire chier, ou à devenir encombrante.
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