Jeudi 26 Sept 2024 - Moi non plus...

Publié le par JaneDo

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Jeudi 26 Sept 2024 - Moi non plus...

Quand même un peu nerveuse, j'ai sonné. C'était embêtant, il y avait du monde chez lui... Je ne l'avais pas prévenu que je passais. Après tout, les autres nanas débarquent sans prévenir, pourquoi pas moi. Je m'étais armée de mon courage, je voulais répondre à son message en personne... Par message, je n'aurai pas su quoi lui dire...

On s'est regardé, inutile de préciser que mon cœur faisait des flips flaps. Je ne savais pas si c'était de le voir, ou parce que j'étais gênée. Pascal s'est mis à s'excuser d'être parti comme il l'avait fait. Que ce qu'il avait dit, il ne le pensait pas, et qu'il était désolé du message débile, mais, il ne voulait pas rompre. Il était désolé d'avoir si mal réagi.

Il me regardait l'air incertain de ma réponse. La tête baissée, j'ai répliqué que je ne voulais pas rompre non plus. J'étais juste venue lui dire ça. J'avais reçu son message, mais je ne savais pas comment y répondre. Que je ne savais pas pourquoi il me demandait ça après être parti sur les chapeaux de roues. Alors non, je ne voulais pas rompre.

Pascal m'a tirée dans ses bras et m'a serrée très fort. Il a murmuré qu'il était soulagé. Qu'il avait eu peur d'avoir tout foiré...

Ciel, j'avais envie de lui sauter au cou, au lieu de rester figer comme une poutre. Sentir son corps chaud contre le mien faisait un bien fou. Serrée même à en avoir les côtes cassées m'allait très bien aussi. J'avais l'impression de sortir d'un long tunnel de vase. Je l'aimais tant, je ne vois pas comment j'aurai fait. Imaginer la vie sans lui était une torture.

Victoria (MSG) a pointé son nez à la porte pour demander ce qu'il faisait. Elle n'a pas eu le temps de finir sa phrase, qu'il lui a lancé "dégage". Elle a aussitôt refermé la porte pour se retirer à l'intérieur. Pascal m'a dit que si je veux continuer ma "pause", il était d'accord. Tout plutôt que rompre.

Alors j'ai essayé d'expliquer un peu... Je voulais voir qui était mes vrais amis, ceux qui ne se gênerait pas pour me poignarder dans le dos, ceux qui se précipiteraient pour me critiquer, ceux qui couperont les ponts, sachant qu'on était plus ensemble, etc.

Ça me permettrait de voir qui était mes amis, les gens sur qui je pouvais compter, etc. J'espérais, par exemple, que Caro ne me décevrait pas. Pascal m'a dit qu'il comprenait, à vrai dire, il ne comprenait que trop bien ce que je voulais dire. Pascal a rigolé, mais il était sérieux.

Pour info, il m'a dit que, aussi surprenant que cela puisse paraître, Paul avait pris ma défense et l'a critiqué. Il a souri, et a dit que c'était un vrai ami. Il ne se gênait pas de lui dire en face ce qu'il pensait. Qu'il avait toujours été comme ça. Que Paul était un peu sa conscience. Caro lui avait aussi dit qu'il était un crétin, qu'il ne devrait pas venir pleurnicher.

Je n'étais venue que pour ça. Il l'avait compris. De toute façon, son appart était infesté de monde... Notamment, MSG. Je suis repartie le cœur léger, presque en fête. Je n'étais plus aussi triste, parce que je faisais toujours partie de sa vie. De son monde. Pascal m'a chuchoté que je faisais partie de lui, qu'il avait eu l'impression de perdre une jambe.

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