Juillet 2018 (1) - Contradictions...

Publié le par JaneDo

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Juillet 2018  (1) - Contradictions...

(Dimanche 01 au Dimanche 15 juillet 2018)

1er juillet (Dimanche) - Je devais passer la journée avec Pascal, mais il avait un truc. Si je me rappelle bien, une Garden Party pour une œuvre ou un truc comme ça. Cela se passait en pleine après-midi, dans le jardin d'un hôtel au bord de Genève. Pascal m'a demandé de passer la soirée avec lui après et si je le voulais bien, dormir chez lui.

Hum... Pas trop. J'allais me larver tout le dimanche, et je ne crois pas que j'aurai l'envie de devoir soudain m'habiller et sortir. De toute façon, je savais qu'après, ils iraient chez ses parents. D'ailleurs, Pascal m'a appelée en fin de journée pour m'avertir qu'ils allaient dîner chez ses parents et qu'il ne savait pas quant il rentrerait.

Mouais... Est-ce que j'avais envie de passer la soirée à attendre, recevoir des coups de fils pour repousser sans arrêt, et finalement, foutre en l'air une soirée de tranquillité? Niet. Pas envie. Donc, quant Pascal m'a appelée vers 20h pour me dire qu'ils commençaient seulement à manger, je lui ai dis que je ne venais pas chez lui ce soir.

3 juillet (mardi) - Ahh Chaska, ma femme de ménage! Elle est gentille, mais Dieu qu'elle parle trop. Elle passe son temps à chanter mon nom à tord et à travers! Fatiguant. Ma famille m'a déjà demandé pourquoi je la gardais, que je devrais la virer, mais je peux pas. Elle m'aime beaucoup et ça la fera pleurer.

Ça me fera mal au cœur de lui faire de la peine. Elle a besoin de l'argent qu'elle se fait en faisant des ménage. Surtout pour entretenir son tire au flanc de mari. Il l'utilise comme esclave ce connard, elle ne s'en rend même pas compte.

Impossible de bosser avec elle dans le coin... J'étais impatiente de la raccompagner vers midi à son métro pour enfin avoir la paix.

4 juillet (mercredi) - Seule à la maison. Ouf, j'ai pu bosser avec la musique à fond. Hélas, vers 17h, Valério est arrivé. Peu après, Kaya aussi. Donc, finito le boulot. Je remettrais ça demain. Pascal voulait qu'on aille manger ensemble à midi, mais je pouvais pas, je devais bosser. On a remis ça à demain.

Hum, on dirait qu'il croit qu'on est à nouveau ensemble! Ou est passé la période de séduction? J'ai dû faire une erreur quelque part moi!!! Il va falloir qu'on discute; Pascal semble avoir oublié que je n'aime pas qu'on me dérange du lundi au jeudi, voir vendredi.

5 juillet (jeudi) - Au dernier moment, j'ai envoyé un message à Pascal pour annuler. Ciel, est-ce que je n'étais pas un peu... rude? Je devrais peut-être faire quelques efforts? Dans la discussion, j'ai appris qu'il allait faire un tour en vélo avec un copain après le boulot. Beurk, du vélo!

6 juillet (vendredi) - Mince, il ne faut pas que j'oublie l'anniversaire à Thomas. Gros hic, mon neveu fête son anniversaire aussi, et mon frère fait l'anniversaire le samedi chez lui en France. Il est du lundi 16, et Thomas du mercredi 18!!! Ils le fêtent tous les 2 leurs anniversaires le samedi. Je ne peux absolument pas rater l'anniversaire de mon neveu. Aucun excuse possible!!!

Le soir, invitée au resto. Pascal avait envi d'une soirée en tête à tête, loin du groupe.

Hum... j'avoue que c'était adorable. J'ai adoré qu'il me tienne la main, de me balader à ses côtés. J'adore l'entendre parler, le son de sa voix, ses intonations, j'aime regarder les mouvements de sa bouche. Ça me fiche des palpitations. Heureusement que Pascal n'est pas dans ma tête, parce que je crois qu'il rougirait de savoir à quoi je pensais.

Je devais sans arrêt me rappeler qu'on était pas encore officiellement ensemble, que Pascal avait encore beaucoup d'amendes honorables à faire, que je ne devais pas lui pardonner trop vite. Il m'avait fait mal avec cette Olivia, et pendant plus d'une année. Si je laissais passer ça trop facilement... c'était foutu pour ma tête.

Afff, j'avais tellement envie de me coller dans ses bras. De le laisser me câliner... me faire l'amour... Ciel, j'avais envie de faire l'amour avec lui. Juste lui. Je me suis sentie tout à coup en manque. Mes oreilles prenaient feux, j'ai dû baisser les yeux. J'avais peur qu'il puisse lire ce que je pensais. J'avais envie de lui, de sentir sa force, son corps sur le mien, de le laisser me caresser... Je voulais lui appartenir...

Pascal m'a demandé si j'allais bien. J'ai bien sûr répondu par l'affirmative, mais il avait remarqué que mes oreilles étaient toutes rouges. La poisse! Alors j'ai souri sans répondre.

J'étais sur un petit nuage tout rose à me promener mains dans la mains avec lui au bord du lac. Pascal m'a fait quelques bisous et j'ai été obligée de mettre le hola. J'en ai profité pour lui dire que ce n'était pas parce qu'on se voyait un peu plus souvent, ni parce qu'on avait sauté quelques étapes, que je lui avais pardonner de m'avoir jetée comme il l'avait fait pour la Olivia.

Pascal a répété qu'il ne m'avait pas jetée de un, et certainement pas pour une autre fille....

Ïïïïch, on risquait de recommencer à se prendre la tête, alors j'ai bâché. Je ne voulais pas foutre en l'air un tête à tête qui avait si bien commencé. Pourtant, j'aurai voulu lui rappeler que ça en avait tout l'air, et qu'il pouvait demander à n'importe qui, ils avaient tous pensé la même chose; il m'avait jetée pour elle! Et je me suis rappelée combien j'avais déjà gâché notre dernier week-end!!!

Pascal a essayé de m'attirer chez lui... My God, j'avais trop envie d'y aller, mais... j'ai dû être raisonnable et dire non, que ce serait trop facile.

Vers minuit, Pascal m'a déposée chez moi. On a parlé un moment au téléphone sur son chemin de retour chez lui. Après, j'ai balisé pendant un moment, à me chercher des excuses pour courir chez lui. Je n'en trouvais aucune de valable. Mais je devenais folle toute seule chez moi à me mariner la tête.

Je suis arrivée près de chez Pascal vers les 2h du matin. Il semblait s'être couché tout de suite en rentrant...

Encore une fois, j'ai laissé mes nerfs et mes insécurités prendre le dessus, et j'avais fait des kilomètres pour regarder un appart endormi. Nul. Puis, je l'ai vu bouger, alors j'ai continué à regarder. Pascal s'est juste levé pour boire un verre d'eau. Ciel, qu'il était chouky. Torse nu, caleçon; quelle belles paires de fesses! Il était vachement bien foutu...

Je me demande ce que Pascal pouvait bien me trouver??? Qu'est-ce qui lui plaisait donc chez moi??? Il était trop bien pour moi. Je ne le méritait pas... J'étais trop compliquée, chiante... et j'en passe...

7 juillet (samedi) - Pascal avait prévu de passer la soirée avec Caro. Il me l'a dit franchement. Que pouvais-je dire? Après tout, il sort avec elle aussi. Elle au moins, lui accordait toute son attention, contrairement à moi! Elle a passé dessus son détachement pendant sa période Olivia, ce qui n'était pas mon cas. Elle lui a tout pardonné, tout oublié, tout glissé sous la moquette. Damn it! Dès que Pascal l'a sifflée, elle a couru.

....

Et moi qui gardait mes distances, qui chipotait... Je voulais lui donner une bonne leçon, et l'attitude de Caro me donnait le mauvais rôle. Cela donnait à Caro l'avantage sur moi... enfin, je crois. J'ai bien pensé en parler avec elle, mais je ne pense pas que ça changerait grand chose.

Parce que je savais qu'il était avec Caro ce soir, je n'ai pas été à la petite sauterie sur le bateau. Et ça me bouffait de l'intérieur. J'avais l'impression de tout louper. Pire; je me sentais seule et abandonnée. J'aurai voulu lui interdire de la voir, surtout tant que je souffrais encore à cause de son histoire avec la connasse d'Olivia. Mais, je ne pouvais pas vraiment. Aussi, je me ridiculiserais à lui faire une scène.

J'ai rongé mon frein chez moi... Je me sentais hyper déprimée. J'aurai voulu qu'il passe tout son temps avec moi, ou à me courir après. A me supplier de le voir. Encore là, je me rendais compte que j'étais en contradiction. Je voulais être avec lui, et quant je suis avec lui, je fais la grande et garde mes distances.

Si j'arrêtais maintenant, Pascal comprendrait certainement que c'est sous la pression, que je me sentais en perte de vitesse à cause de Caro. La prochaine fois, il utilisera surement la même tactique pour que je laisse tomber ma revanche, ou la punition que je voulais lui infliger.

Est-ce que c'était de la jalousie? Ou est-ce que je voulais être à la place de Caro?

Oui, par moment, je rêverai d'être plus comme Caro que comme moi. Je lui enviais la tendresse de Pascal. Je me rendais compte aussi qu'il était tout aussi tendre avec elle qu'avec moi, derrière mon dos. Devant moi, il garde bien les limites et m'accorde plus d'attention qu'à Caro. Et pour ça, je lui tire mon chapeau. Si je ne l'espionnais pas, je n'aurai même pas deviné...

Ha! Par contre, puisque je restais à l'écart quant il est avec Caro, peut-être que je pourrais exiger la même chose d'elle? Ah... non... C'est même moi qui lui demande de passer. Ou même, je suis toujours contente qu'elle soit dans les soirées, sinon, je me sentirais seule. De plus, c'est elle qui soutient les conversations, moi j'en suis incapable.

En fait, j'ai besoin d'elle pour rester en contact avec les autres. Elle arrive à parler avec tout le monde, moi je ne fais que suivre. Je suis incapable d'engager la conversation avec les gens, elle oui. Sans elle, je serais condamné à passer mes soirées avec l'équipe toute seule dans mon coin, ou collée aux fesses de Pascal. Mouais. En plus, même si de nous voir ensemble la fait souffrir, elle le subit sans un mot.

8 juillet (dimanche) - J'ai été rejoindre les autres sur le lac. Ils avaient sortis le bateau. Vers midi, ils ont planté le bateau presque au milieu du lac et on a déjeuné.

Un crétin a pensé que c'était amusant de me foutre à la flotte toute habillée. Mon short et mon t-shirt étaient mouillé. Thomas a dû me prêter un training. Vraiment drôle! J'étais dégoûtée d'avoir peut-être avalé de cette eau sale. Je ne me baigne jamais dans le lac, je le trouve dégueu. Beurk beurk beurk.

Je n'aurai pas pu supporter de rester comme ça sans me laver, alors j'ai pris une douche avant d'enfiler les vêtements que Thomas m'avait prêté.

On a trainé sur le bateau jusque tard dans la soirée. Leurs amis sont petits à petits partis. Demain boulot. C'est seulement vers la toute fin de la soirée que je me suis demandée où se trouvait Jess. Je ne l'avais pas vue de la journée. Pascal m'a dit qu'elle était sortie de son côté. Barbie était là pour quelques jours, alors elles passaient leur temps ensemble.

9 au 12 juillet (lundi au jeudi) - On m'a fichu la paix, j'ai pu bosser tranquille. Mais, bizarrement, j'étais angoissée. Comme si j'avais oublié quelque chose. Quelque chose d'important. Horrible sensation. J'avais rappelé à Pascal mon modo et il le respectait. Alors pourquoi je me sentais si inquiète??

13 juillet (vendredi) - Quant Pascal m'a proposé de sortir avec lui ce soir, j'ai dis que je préférais le samedi soir. Il n'avait qu'à sortir ce soir avec Caro. Je me suis quand même rongée les sangs toute la soirée. Pascal m'a demandé pourquoi je ne lui avais pas fait de scène sachant qu'il voyait Caro. Je n'ai pas su quoi répondre. J'ai juste haussé les épaules.

Hum, mais je me suis immédiatement revue en train de lui casser les oreilles et de me ridiculiser à fond, quant on était à Berne la dernière fois. Jeez, j'espère que je finirais par oublier ma honte et arrêter d'y penser tout le temps!!

14 juillet (samedi) - Fête nationale française. En fin d'après-midi, on a fait des grillades dans le jardin, décorée pour l'occasion. J'étais contente d'être près de Pascal. Iiiiiah. Le pied. Il restait collé vers moi, profitait de chaque occasion pour me toucher; me passer le bras autour, ou me planter sur ses genoux, me prenait la main en douce, parce qu'il savait que je ne voulais pas autrement.

Le soir on a admiré les feux d'artifices de l'autre côté du lac depuis le bateau, qui était amarré au milieu du lac. Il y en avait aussi du côté Suisse faut dire. Pascal a profité que tout le monde avait le regard rivé sur les lumières pour me voler un baiser. Wahhh, battements de cœur affolés. Ses baisers me font toujours autant perdre les pédales.

Quant il m'a proposé de prendre un dernier verre chez lui, je n'ai pas pu résister... Je savais ce que ça impliquait, et je le voulais si fort. J'avais pensé partir avec le levé du jour, mais je suis restée endormie.  On a donc passé tout le dimanche ensemble.

15 juillet (dimanche) - Dans l'après-midi, leurs amis se sont mis à se pointer comme d'habitude; maillots, grillades etc. Mais un dimanche tranquille à la bonne franquette. Sympa, cool sans prises de tête. Pascal était sorti le 1er pour aller rejoindre les autres dans le jardin. J'ai suivi un peu plus tard, comme si j'arrivais. Pas comme si j'avais dormi sur place.

J'ai essayé d'être moins collée à Pascal. J'ai été un peu plus vers Thomas, qui savait que j'avais dormi chez Pascal. Il m'a dit que j'avais un grand cœur de lui pardonner si vite. En lisant entre les lignes, je comprenais qu'il pensait que je faisais une bêtise. Je lui ai dis que ce n'était pas ça, qu'on se voyait, mais que je n'avais pas encore passé l'éponge.

Encouragé de savoir ça, Thomas s'est mis à me draguoter... Ça m'a donné une idée !!! Je sais que Pascal serai furax. Peut-être que ça lui mettra les idées en place :)))

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