Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?

Publié le par JaneDo

____________________________________________________________________________________

Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?  (1/3)

Pascal m'a appelée pour me dire qu'il à la déchetterie. J'ai donc été le rejoindre. On avait d'abord rendez-vous au parking en bas de chez moi, mais c'était trop éclairé. La déchetterie, c'était parfait. Pas de lumière, juste assez de la Lune sans plus. Il y avait très peu de voitures qui circulent à ces heures-ci.

Pascal était déjà là, et attendait, les bras croisés, appuyé à sa  voiture. Mon cœur a fait un bon, il me fait toujours autant d'effet.

Je gardais la tête baissée, ou je regardais par la fenêtre quand je sentais qu'il tournait la tête dans ma direction. J'avais peur qu'il remarque mes yeux tout bouffi. Mais, il faisait sombre, il ne pouvait pas voir grand chose. Ouais, c'est ce que je pensais. Mais, je me trompais, parce que Pascal a remarqué.

On a essayé d'aller droit au but, parce que Pascal travaille demain. Ce serait nul si la discussion devait durer jusqu'au matin. J'ai pourtant tendance à tourner autour du pot avec lui. Ma tête ne fonctionne pas normalement quand je suis avec lui. Je ne me rappelle plus ce que je voulais lui dire et tout...

Comme je détournais souvent la tête, il a fini par prendre mon visage entre ses mains... Oh. ses mains étaient si chaudes.. sans détour, il a demandé si j'avais pleuré, pourquoi j'avais les yeux tout gonflés. Ben je lui ai dis. Oui, j'avais pleuré quand il n'avait pas répondu vendredi. Ça m'avait fait mal. Il n'a pas commenté.

J'étais fichu. Pascal avait vu ma sale tronche. J'avais l'impression d'avoir dégringolé d'une échelle. Comparé aux autres filles qui l'entourent, je venais de m'écraser à la dernière place j'imagine. Ça m'a fichu le moral parterre directe. Je sentais les larmes se coincer dans ma gorge, la poitrine compressé.

Avant de se lancer, quelques petits tours autour du pot, mais Pascal a coupé court et s'est lancé... C'est vrai, on n'était pas là pour ça.

Il pensait qu'il y avait des choses que je ne voulais juste pas savoir. Mais, il ne savait pas qu'en fait, je ne voulais juste pas que ça sorte de sa bouche. Lui préférait la vérité. Pas de mensonges. Ou si j'avais le malheur de mentir, autant qu'il n'apprenne jamais la véritable histoire. Ça, il pouvait me faire confiance, jamais.

Même prise la main dans le sac, je n'avouerai jamais. Il y avait des choses que je ne pourrais jamais, au grand jamais, lui avouer.

Pascal voulait qu'on soit honnête, au moins ce soir. Il ne voulait pas mentir non plus, pas ce soir. Je pouvais lui demander ce que je voulais, il me dirait la vérité. Heum, je n'en demandais pas tant. Je ne voulais pas l'entendre me dire certaines choses. On ne pourra jamais les effacer après. Ce serait trop tard.

Il disait que ce soir, il me dirait tout ce que je voulait savoir... Je n'avais qu'à lui poser la question. Il ne mentirai pas.

Heu, non merci. S'il me disait, par exemple, qu'il voit Natacha, il n'aura plus de raisons de me le cacher à l'avenir. Je veux qu'il continue à être discret, prudent. Qu'il me le cache coûte que coûte. Même s'il devine que je le sais, je ne veux pas l'entendre. Je ne veux pas de confirmation. Je veux qu'il continue à faire semblant qu'ils ne se voient pas.

Pas besoin de lui expliquer pourquoi, il y avait juste des questions que je ne poserais pas. Je ne voulais pas savoir. C'est tout simple. Comment lui dire que je ne veux pas l'entendre me parler de ce qu'il ressentait pour Natacha, par exemple? Je veux continuer à avoir l'illusion que je suis la seule dans son cœur.

Moi, je voulais qu'il garde certaines choses pour lui. Qu'il garde ses petits secrets. De toute façon, il y a pleins de choses que je sais déjà, je deal avec. Il y a des choses qu'on a pas besoin de savoir. Donc, moi, je ne voulais pas qu'il me dise tout.

Pascal disait que ça l'avait refroidi que je ne sois restée qu'un petit moment la dernière fois. Et j'ai filé comme une flèche dès que j'en ai eu l'occasion. Je l'avais planté.

Non, après coup, en y repensant ça l'avait fâché. Il avait sentie que je n'étais restée que parce qu'il m'avait pratiquement suppliée. Et en y pensant, il avait pressenti que je ne voulais pas rester. Que je n'attendais que le moment de dégager. Alors il s'était demandé si on s'aimait toujours. Et il s'est dit que je ne l'aimais plus.

C'était pour ça que j'avais voulu rompre, parce que je n'osais pas le lui avouer, c'est tout.

Pour lui, je ne l'aimais plus comme avant. Je n'avais jamais rien envie de faire des choses avec lui. C'est pour ça que je n'allais jamais skier avec lui quand on allait au chalet, que je le laissais seul la plupart du temps. Je disais toujours non à tout. Je ne voulais pas qu'il rencontre ma famille, ou habiter ensemble... et j'en passe.

My God, est-ce que j'étais vraiment comme ça? Est-ce que ça lui pesait tellement? Pourquoi ne le disait-il pas?

____________________________________________________________________________________

Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?  (2/3)

Donc, il disait avoir bien senti que je n'avais pas envie de rester. Probablement pas trop envie de le voir non plus. Parce je suis revenue après le départ de la pouffe qui nous avait interrompu, mais il avait eu l'impression que ça ne m'emballait pas. Je ne suis même pas restée. Et je ne voulais pas parler non plus.

  • J'ai compris que tu voulais rompre, et pas seulement une pause. Je crois que... je ne voulais pas l'entendre.


Il a voulu savoir s'il avait raison, et ne voulait pas que je le bassine. Il a voulu d'abord savoir pourquoi je ne voulais pas rester ce soir là. Heu heu... J'ai toussé. Ça, je ne pouvais pas le lui dire, alors je suis restée silencieuse. Ça l'a agacé. Bof, je préfère ça, plutôt qu'il sache pour mes petits spy... J'avais un œil chez lui tout le temps.

C'était parce que je savais comment il passait ses nuits! Je savais comment il passait son temps depuis notre rupture.

Pascal voulait savoir pourquoi. Il m'a demandé si ça concernait Caro. Si je lui en avais voulu. Boeuuu! Je ne voyais pas de quoi il voulait parler; Caro était aussi sa copine. Même si parfois je ressens quelques petits picotements de jalousie, c'est parce que j'ai juste peur qu'il l'aime plus que moi. Caro n'est pas le problème.

Je lui ai expliqué que, c'était juste humain. Je ne voudrais pas qu'il prenne ça de travers. C'est forcé que ça me fasse quelque chose de temps à autre. Mais, ce n'était qu'un manque de confiance de ma part, c'est tout. Au contraire, je préfère qu'il agisse normalement devant moi, plutôt que se forcer, ou qu'il agisse en fonction de moi.

Je lui ai dis que, ce jour là, ça ne m'avait pas contrariée. Par exemple, je trouvais très bien qu'il me raconte qu'il va courir, alors que je devine que de temps à autre, qu'il s'arrête chez Caroline, au lieu de courir. Et je trouve ça très bien. Même si je le devine, je ne veux rien changer à ça. Je préfère qu'il me raconte qu'il sort courir.

Quand on est les 3 à la maison, je préfère que s'il a envi d'elle, qu'il ne cherche pas à le cacher. On est entre nous, et je voudrais qu'il soit lui-même et suive ses désirs. Plutôt que se forcer à me faire croire qu'il me veut moi, alors qu'il a envi d'elle. JE serais vexée si je m'en rendait compte. Non, ça ne m'avait pas blessée du tout.

J'avais trouvé son agissement normale, c'est sa copine après tout. Je l'avais trouvé courageux et même plutôt... sexy...

Pascal ne comprenait pas. Si ce n'était pas parce qu'il avait emmené Caro dans la chambre devant moi, alors c'était quoi. Qu'est-ce qu'il... Puis, il a dû se souvenir de Natacha. Alors, il m'a demandé si c'était parce qu'il voyait toujours Natacha. Arrrh, justement une chose que je préférais ignorer! Je lui ai dis que ce n'était pas du à fait ça.

Ce qui m'avait énervée, c'était exactement ce que je lui avais dis; "qu'il tienne ses pouffes en laisse". Je ne voulais pas qu'elle vienne me jeter leurs relations à la figure. Natacha y compris. Je lui ai rappelé tout ce que sa femme m'avait fait à l'époque, avec la vidéo de la St-Valentin. Je ne voulais pas savoir ce qu'il faisait quand je n'était pas là.

Par contre, quand je l'apprends, alors là, ça change la donne. Ça m'obligeait à affronter quelque chose que je préférais ignorer. Et ça m'énerve. Je ne voulais pas ouvrir ces boîtes de Pandore. Il le savait bien. Alors, Pascal a répété, pour être sûr d'avoir bien compris. De m'avoir bien comprise. J'espère qu'il accrochera cette fois!

  • Attends... alors ce n'est pas ce que j'ai fait avec Caro, mais le fait que Natacha soit venue te parler, c'est bien ça?
  • Oui. C'est bien ça. Ça m'a vraiment énervé qu'elle soit venue se vanter de sa relation avec toi...
  • Elle m'a dit qu'elle voulait juste te prévenir qu'on se voyait et voulait ton approbation?
  • Et puis? En quel honneur? J'ai détesté ça. C'est pour ça que je ne voulais plus que tu la vois! Elle en fait trop.


Il s'est répété encore une fois. Donc, pas l'histoire avec Caro, mais le fait que Natacha soit venue me parler. Ok. Noté. Je lui ai dis que sa façon d'être avec Caro était tout à fait normale, il n'y avait pas à redire. Je lui ai dis que même, que je trouvais bizarre qu'il n'ait jamais été plus comme ça avec Caro avant, et devant moi. Je préfère qu'il cache quand il file chez elle, en douce, un petit moment...

Je crois que Pascal a finalement capté pourquoi j'avais été si remontée. Je sais qu'il sait que je suis jalouse d'elle...

Il ne pouvait pas me balancer maintenant qu'ils se voyaient toujours. Et je ne voulais pas qu'il le fasse. Qu'il garde ça pour lui. Je lui ai même dit que si une fois j'appelais pour passer, et que Caro était là. S'il ne m'invite pas à les rejoindre, je ne les dérangerait pas. Il pouvait le dire. On fait ménage à 3 depuis bien longtemps, non?

Au lieu de me dire qu'il avait un truc chose, me raconter des salades, alors qu'il voulait juste passer du temps avec elle.Je déteste qu'il me dise qu'il allait me rappeler et ne le fait pas  m'agace! Je préfère qu'il me dise qu'il voyait Caro, ou un truc du genre "peut-être une autre fois". Je n'allais pas en faire une maladie.

Aïe, j'ai regretté direct d'avoir dit ça. J'aimais bien quand il se débarrassait d'elle pour me voir. Maintenant, c'était fichu pour ma tête! Je venais de me tirer une balle dans le pied. Mince.

____________________________________________________________________________________

Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?  (3/3)  Toujours dans la nuit du dimanche à lundi

Après les choses se sont un peu gâté. Pascal m'a rappelé qu'il voulait qu'on soit honnête. Que je réponde à ses questions. Il ne voulait pas de mensonges? J'en suis incapable. Pour ça, on n'est pas pareil. Il y avait des vérités pas bonne à entendre, alors même si j'avais promis, je savais que je mentirais.

  • Est-ce que... tu vois quelqu'un d'autre?
  • T'es pas bien toi? Ça va pas! Évidemment non, je ne vois personne d'autre!
  • Je sais que je ne devrais pas demander, mais c'est quoi le type au resto?


D'après le ton, je pigeais qu'il étouffait de ressentiment. De la rage. De la jalousie même.

  • Est-ce que tu envisageais de... Ne me raconte pas d'histoires pour me rassurer. Je veux savoir.
  • Rien. C'est mon boss. On s'entend bien, parfois on prend un verre ensemble, mais c'est tout.

Il me regardait, et je pense que j'ai réussi à le convaincre. Inutile de dire que j'envisageais éventuellement de sortir avec ce type. Ou même, je m'étais montrée avec lui que pour le rendre jaloux. Ni qu'on continue à prendre des verres ensemble, et que je l'évalue. Qu'il serait peut-être une "option", si jamais on arrêtait de se voir.

Bizarrement, ça m'a rappeler ses frasques nocturne, toutes ces nanas qui circulent chez lui. La colère m’étouffait.

  • Jane, il y a quelque chose qui me turlupine aussi. Je veux vraiment savoir... Il hésitait en faisant la grimace.
    Est-ce que tu as.. couché avec Thomas quand que j'étais au States? J'ai besoin de savoir. Ne ment pas STP.
  • Tu es fou ou quoi? Le Thomas qu'on connait? Le Thomas marié depuis pas si longtemps? T'es dingue? Non.

Pascal a paru soulagé. C'est drôle qu'un mec qui couche avec tout ce qui bouge, fasse une maladie si vous faites un pas de travers. Les mecs franchement! Ça, même sous la torture, je ne lui l'avouerai jamais. Je voyais qu'il ne savait rien pour Paul. Tant mieux. Paul savait garder un secret on dirait. Même là, je n'avouerai jamais.

Je l'ai laissé se détendre et parler. Bon, normalement, on peut se parler librement, et ensuite oublier. Ne pas faire des scènes sur les confidences qu'on se fait dans ses moments de "vérités". Mais je dois être rancunière. Ou peut-être parce que je sais ce qu'il fabrique quand j'ai le dos tourné, me donne envie de lui tordre le cou.

Ou peut-être parce qu'on faisait une "pause", je pensais qu'il se remettrait en question, s'améliorerait, changerait peut-être certaines choses. Ou qu'il chercherait, non, qu'il se torturerait la tête pour savoir où il avait "pêcher". Mais non. Il avait dit qu'il ne reverrait pas Natacha et il avait vite craqué, et l'avait remise dans son lit.

Pendant que je crevais à petit feu, il lui faisait l'amour, la caressait, la faisait gémir de plaisir, l'embrassait à en perdre haleine.

Il n'a pas perdu de temps à réfléchir, il s'est simplement amusé, fait tout ce qu'il voulait. Et il n'a pas semblé torturer de ne plus me voir. Et il m'avait ignorée, ne cherchait pas comment me récupérer. J'ai détesté ça. Alors les confidences, c'était pas le bon moment. Là, je n'avais pas envie d'être compréhensive du tout.

Okay, j'ai aussi mes tors, je ne suis pas blanche comme neige. Mais moi, je ne me confie pas. Donc, j'ai l'air d'être une petite sainte. Lui à tous les tords, et il a le malheur de se confier. Mais en même temps, c'est vrai, j'ai envie que les choses redeviennent comme avant, mais je suis vraiment trop furax d'avoir vu que je ne lui ai pas manqué.

Pour faire court, Pascal voulait continuer à s'amuser. Il n'était pas prêt pour se ranger dans une sorte de train-train. Le format couple "boulot-dodo" ne le faisait pas palpiter du tout. D'ailleurs, depuis le départ de Thomas, il avait une impression de vide. Il hésitait à retourner vivre aux États-Unis. Et il ne m'a pas demandé de le suivre!!!

Il disait aussi qu'il ne m'avait pas rappelée, probablement parce qu'il ne voulait pas que je mette le frein (à ses aventures). Aussi parce qu'il ne voulait pas se prendre la tête avec moi. Que je risquais de vouloir une relation monogame. Il n'était plus sûr d'en être capable. Après m'avoir raconté tout ça, il me demande si je l'aime encore?

Mauvais timing!!! Alors, j'ai voulu le secouer, le torturer, lui faire un peu douter... Lui faire mal. Il est dingue. Je me répétais que je devais profiter de l'occasion pour qu'on se rabiboche. Fermé les yeux. Non trop mauvais timing. Si je l'aimais toujours? Je n'ai pas répondu. Je voulais le torturer, lui rendre la monnaie de sa pièce. J'en avais trop baver.

Pascal m'a demandé si je ne voulais toujours pas qu'on sache qu'on se voyait. J'ai fait oui de la tête. Il a eu un rire amer. J'ai demandé ce qu'il ferait si je lui demandais, mise à part Caroline, d'arrêter de voir d'autres femmes? Il n'aurait pas dû dire qu'il voulait continuer à s'amuser. S'amuser, voulait dire qu'il voulait continuer à voir Natacha, et consort.

S'il cherchait du réconfort, à se rassurer, il était mal tombé après ce qu'il venait de me raconté comme si de rien...

Je continuais à garder le silence, sachant que ça le déstabiliserait. Alors il a voulu savoir si je voulais continuer avec "ma pause". Je continuais à regarder mes pieds. Stubborn. Pas de commentaire. Il a répété sa question, alors j'ai fait oui de la tête. Pascal n'en revenait pas. Il s'attendait à quoi?

  • Tu veux rire? Tu veux encore continuer avec ça? Tu sais ce que ça me fait? Est-ce que t'en as une idée?

Ha! Oui, j'en avais une très bonne idée; culbuter tout ce qui bouge, voilà ce que ça lui faisait. Il pensait quoi? S'attendait à quoi? Que j'allais dire; "oh oui mon cœur, je t'aime". Ou que j'allais m'imaginer qu'il se morfondait dans son coin? Alors là, certainement pas. Pas question que je joue la bécassine, après tout ce qu'il venait de dire.

Ma réaction l'a passablement agacé. Énervé même. Je le voyais fulminer en silence. Pascal était là à fixer l'horizon lointain à travers le parebrise. Même s'il faisait sombre, je voyais sa mâchoire se contracter.

  • Tu as raison, on devrait rompre une fois pour toute. Pourquoi perdre du temps à tourner autour du pot. Moi aussi, mes sentiments ont changés... Alors, t'as raison Jane, mieux vaut en rester là.

Je pensais bien qu'il risquait d'aboyer, ou peut-être tomber à mes pieds pour me supplier de réfléchir. J'espérais qu'il dirait ne pas pouvoir vivre sans moi. Que malgré tout ce qu'il avait dit ou fait, je lui avais manqué à mort. Qu'il accepterait toutes mes conditions, pourvu que je revienne... Mais, je ne m'attendais pas à cette réaction.

Coups de poignards après coups de poignards ses paroles m'ont blessés, déchirés, arracher une partie de moi. Je ne voulais pas rompre moi! Juste lui donner une leçon. Après quelques secondes de silence, il m'a dit que c'était aussi bien comme ça, qu'il allait rentrer parce qu'il était vraiment très tard. Il voulait que je me casse quoi...

J'aurai peut-être dû réagir, et lui dire que je ne voulais pas rompre. Mais les mots ne voulaient pas sortir. Alors j'ai quitté sa voiture pour aller dans la mienne. J'étais un peu... raide. Je l'ai entendu démarrer en trombe avant même que je m'assieds dans ma voiture. J'ai regardé ses phares s'éloigner, et j'ai craqué quand sa voiture a disparu.

J'étais effondrée. Ce n'était pas comme ça que ça aurait dû se passer... Les portes fermées, la tête appuyée sur mes bras autour du volant, j'ai pleuré comme un bébé. Ça n'allait pas arrangé ma sale gueule, mais quoi faire d'autre, j'étais anéantie. Pascal s'arrangeait toujours pour retourner la situation contre moi.

Est-ce que j'aurai dû baster? Pardonner? Me transformer en panosse pour le garder à tout prix? J'avais trop mal. Je l'avais perdu. J'ai reçu un sms pendant que je pleurais. Je n'ai rien entendu. Après avoir vidé mon sac, je suis rentrée en faisant attention qu'il n'y ait personne en bas pour voir ma tête. J'ai filé dans ma chambre.

____________________________________________________________________________________

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article