Lun 8 Juil.2024 - Prudent...
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Lun 8 Juil.2024 - Prudent...
J'ai essayé de me concentrer sur mon boulot aujourd’hui. Il fallait que je trouve le moyen de ne pas trop me centrer sur Pascal. Parce qu'après tout, c'est fini entre nous. Rien que de penser "c'est fini", le dire ou l'écrire me flanque la boule à l'estomac. Aucun autre homme sur cette terre ne m'intéresse, alors je suis fichue.
J'ai voulu ne pas regarder chez lui, mais... les mauvaises habitudes ont la vie dures!
Paul lui a demandé s'il avait vérifié si c'était juste une pause, pour réfléchir, ou si c'était... fini. Pascal avait l'air convaincu que ce n'était qu'une pause. Il ne semblait pas vouloir vérifier. Il m'a appelé un peu avant midi, je n'ai pas répondu. Dans l'après-midi, il m'a envoyé quelques messages où il m'assurait qu'il m'aimait plus que tout au monde.
Il voulait qu'on se voit, qu'on parle, face à face. Ensuite, il m'a demandé si je voulais bien l'aider à choisir un cadeau d'anniversaire pour Thomas. Pascal propose qu'on fasse un cadeau commun. Il connaît les magasins où il peut commander et faire livrer le cadeau pour Thom quand il faut. Mais il faut s'y prendre à l'avance.
Là, j'ai un peu hésité. C'est vrai que ce serait idéal de faire un cadeau joint, surtout pour un mec. Pascal aura de meilleures idées que moi. Thomas est au courant de notre "rupture". Il m'a appelé en début d'après-midi. Il voulait comprendre. Pourtant, lui aussi est persuadé que ce n'était que passager. Thomas dit qu'il nous connaît trop, on fini toujours par se rabibocher!
Je commence à flancher. Je ne dois pas. Ça m'a remonté les bretelles de voir Natacha débarqué encore chez lui ce soir...
Elle lui a reproché de l'avoir ignorée l'autre soir. Quel soir? Qu'elle avait tout son temps ces jours-ci, vu l'absence de son gosse, et il fallait qu'ils se fâchent juste là. Pascal lui a rappelé ce qu'elle avait fait, et qu'à cause d'elle, il n'arrivait pas à me joindre. Alors il voulait qu'elle s'en aille. Il ne voulait pas la voir.
Ce qui l'a fait fuir en larmes, c'est l'arrivée de Caro les bras chargé. Apparemment, ils mangeaient ensemble.
Caro a voulu savoir pourquoi il voulait qu'ils restent chez lui, ils auraient pu manger chez elle. Au cas où je passe, Pascal voulait être là. Caro lui a rappelé que j’avertis toujours. Il lui a dit d'être plus discrète, en lui rappelant que Nat m'avait fait venir, et que j'étais restée dehors. Il se pourrait que je sois dehors à l'observer.
Comme il ne savait pas très bien pourquoi je ne voulais pas le voir, il préférais faire attention.
- Ah, et si elle était passée l'autre soir quand j'ai dormi ici?
- Elle m'aurait averti, et elle ne passe presque jamais après minuit... Et je n'avais pas envi d'être seul... Elle me manque Caro...
- Et qu'est-ce que t'as fait pour la récupérer? Et dis, t'es gonflé, tu lui posais un lapin presque tous les week-end, et maintenant, elle te manque? Et tout ça pour ta petite Natacha... Je te rappelle que tu m'avais aussi plaquée hein!
- Je crois qu'il faudrait que j'arrête de la harceler. La dernière fois, mon silence l'a fait réagir. alors je pense que...
Caro l'a regardé un moment avant de lui dire que ce n'était peut-être pas une bonne idée. Les femmes détestent qu'on leur fasse ça. Je risque de péter un câble et il aurait encore plus de mal à recoller les morceaux. Puis Pascal a plaisanté, en disant que le moment de la réconciliation est toujours fantastique.
Caro lui a demandé si j'avais toujours une clé, et Pascal a opiné de la tête en souriant. Il a dit que s'il n'y avait aucune chance qu'on se réconcilie, je lui aurai balancé sa clé dans la figure. Il s'est renversé dans son fauteuil, les mains croisés derrière la tête. Caro s'est assise à califourchon sur lui et l'a embrassé.
Il lui a rendu son baiser avant de se rappeler que je pouvais être en train de les regarder. Alors il l'a repoussée et s'est levé pour la conduire côté jardin. Il lui a dit qu'ils devraient peut-être faire attention de se voir moins, parce que le fait qu'il la voit, alors qu'on ne se voit pas risque peut-être de me froisser.
Caro ne semblait pas convaincue. Elle rassemblait ses affaires dans le coin cuisine. Pascal l'a attirée à lui et ils se sont embrassés. Ses mains ont commencés à remonté les longs de sa cuisse. Ils ont convenu qu'ils se retrouvent chez elle dans 2 ou 3h. Il allait faire semblant de se coucher, attendre une heure, puis filer chez elle.
Pourtant il ne voulait pas attendre, parce qu'il l'a emportée sur la table à manger. Caro voulait aller à la chambre, mais il n'a pas bouché les fenêtres, parce qu'au cas où j'étais dans le coin, je devinerais qu'il se passe quelque chose. Je ne vois pas de dehors le coin cuisine. C'est vrai, mais j'entendais les gémissements...
Son natel n'arrêtait pas de sonner, biper... En tous cas, ce n'était pas moi, mais en plus, il en avait rien à foutre, ç'aurait pu être moi!
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