Mar - 2 Mars 2021 - Mauvaises intuitions
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Mar - 2 Mars 2021 - Mauvaises intuitions
Caro avait obtenu l'adresse de Magalie, et moi, j'avais une idée où Natacha habitait. Pascal travaillait chez John, et là encore, Caro avait les adresses de toute l'équipe. On ne savait pas très bien par où commencer. Attendre chez John? Ou chez les suspectes? Il fallait se décider.
Si Pascal travaillait vraiment tard, alors on perdrait notre temps à attendre chez l'une ou l'autre! On ne le verrait pas partir et on ne saurait pas quant, ou s'il rentre ou pas.
Bref, on a décidé d'attendre chez John. Caro a emprunté une voiture. On est arrivé chez John vers 16h30.
Après avoir vérifié que la voiture à Pascal était bien parquée là, l'attente a commencé. Caro avait pensé à prendre des sandwichs et à boire. Moi, que dalle. Pourtant, je savais qu'on risquait de poireauter jusqu'aux environs de minuit, voir 1h du matin, et je n'ai même pas pensé prendre à boire!
Pascal a appelé vers 17h30, il voulait juste faire un coucou. Ça m'a fait plaisir. Ils étaient fatigués, il pensait qu'ils pourraient tous bientôt rentrer, et n'en avaient plus pour très longtemps. J'ai pensé qu'on n'avait plus à faire le pied de grue, et qu'on pouvait tranquillement rentrer.
Caro n'était pas d'accord. Elle pensait que du moment qu'on était là, autant attendre jusqu'à ce qu'on voit Pascal partir. Ce sera la fin quant c'est la fin, pas avant. Bah, pour ma part, je trouvais inutile de rester là à attendre, juste pour le voir sortir et monter dans sa voiture pour rentrer.
Toutefois, je me sentais rassurée et détendue. Je n'avais pas faim, mais c'était comme si on était en course d'école, et manger les sandwichs faisait partie du voyage. On rigolait et se racontait nos petites histoires, quant on a vu Pascal sortir. Ça faisait à peine 1/2h qu'il m'avait appelée, huh?
John vivait dans une villa. Mais, on n'avait pas osé s'approcher pour guigner par les fenêtres.
Ha, j'étais soulagée... Pascal se dirigeait vers la maison. On suivait tranquillement à distances. Je descendrais chez Caro et je rentrerais par le lac. Je devrais peut-être attendre qu'il m'appelle. et dire simplement que j'étais chez Caro. J'étais contente que mes intuitions étaient fausses.
Ces soupçons débiles m'avaient fichu des palpites...
Il a dû me porter, parce que je lui ai sauté dessus. Trop heureuse qu'il soit rentré. Ce n'était même pas 20h. Et dire qu'il avait cru travailler plus tard. Je l'ai laissé me parler de leur travail, même si je ne comprenais rien et n'écoutait pas vraiment. Je souriais, le regardais parler, ça me suffisait.
Pascal a dit qu'il travaillait probablement tard demain. Ou pas, il n'en était pas sûr. Ils avaient repoussé ça à demain. Sa façon de dire ça, en évitant de me regarder m'a à nouveau fichu des piques dans la tête. Suspicion quant tu nous tiens! J'ai commencé à me poser des questions.
Pascal semblait clairement tendu et mal à l'aise. Pourquoi? Le boulot c'est le boulot. Il a été se prendre à boire et s'est plongé dans la lecture d'un truc de boulot. J'avais la bizarre sensation que Pascal évitait de m'approcher.
Vraiment trop bizarre. J'ai l'estomac barbouillé. Son attitude me renvoyait à de mauvais souvenirs... Cauchemars.
J'ai été vers lui, l'ai entouré de mes bras. Même s'il me souriait, m'entourait les épaules, il semblait renfermé. Pascal évitait soigneusement de me regarder dans les yeux. Pourquoi était-il mal à l'aise après avoir dit qu'il finirait tard? J'avais la poitrine compressée. Il mentait. Pascal mentait.
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